Le futur de The Lost Wave

Basé à Anvers, The Lost Wave réunit des musiciens belges, néerlandais et espagnols. Cette identité transfrontalière irrigue une musique ouverte, sincère et fédératrice. Le 28 août 2026, la formation publie Becoming, un premier EP de cinq titres retenus parmi…

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Cvantez

A smile to reset

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« A smile to reset » constitue, apparemment, le quatrième elpee de ce band parisien (NDR : le patronyme est inspiré d’une compo de Spoon !), un groupe qui implique une chanteuse (Eloïse Dandoy) et un chanteur (Frédéric Oscar), dont les voix se complètent parfaitement. Membre fondateur, Olivier Salaün, en est aussi le compositeur, guitariste et bassiste. Le line up est complété par un second gratteur, un drummer et un préposé aux percus insolites (daf et hang). 

Si la voix féminine est plutôt laconique, un peu dans le style de Kim Gordon, celle de Frédéric se révèle plus ébréchée, voire voilée. Pas vraiment étonnant, donc, que la musique de Cvantez évoque celle d’un Sonic Youth, mais minimaliste. A cause de la voix d’Eloïse, mais aussi de ces grattages de cordes qui grimpent progressivement en intensité, comme sur le blues « Blind authority », et parfois s’enflamment, mais toujours avec retenue. Des cordes qui empruntent un ton flamenco pendant « Lion fight ». Des arpèges qui se révèlent malicieux sur « Hey Lino » avant un final incandescent. Subrepticement, un filet d’orgue vient s’immiscer dans l’ensemble ; et ce drumming aride et sans concession colle parfaitement à cette expression sonore bien indie…

Une bonne surprise !

Cvantez

Lozère

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Depuis Paris, Cvantez voyage à travers la France en publiant « Lozère », un 3ème album envoûtant succédant à « Tigers », sorti en 2011. Réunissant la chanteuse Cyrielle Marin, le guitariste Olivier Salaün et le batteur Xavier Maloumian, ce trio propose un rock indie assez mystérieux, chanté dans la langue de Molière. Le son est rêche et les textes abscons et/ou poétiques comme aux meilleurs moments du rock planant des années 90. Les guitares sont à la fois électriques et contenues tout comme la voix du vocaliste qui semble vouloir conserver un secret sous des dehors paisibles. Notons l’apport de Kengo Saito au sitar sur l’inaugural « Lozère » ou du robab, instrument traditionnel afghan proche du luth, qui apporte un supplément d’âme à ce très réussi voyage à la fois intérieur (le sublime « L’Oublie des Collines ») et ouvert au monde (le plus uptempo « Bec de Pic-Vert Kiss »)…