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Dana Fuchs

Songs from the road

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Originaire du New Jersey, Dana Fuchs est une chanteuse de blues/rock. Quoique âgé de 40 balais, elle ne manque pas de charme. Elle avait entamé son parcours musical dès 16 ans, au sein du groupe Holiday Inn. Elle s’établit à New York et rencontre celui qui est toujours son compagnon, le guitariste John Diamond. Elle monte alors son Dana Fuchs Band, et publie un premier elpee, "Lonely for a lifetime", en 2003, puis un live en 2008, intitulé "Live in NYC". Elle interprète le rôle de Janis Joplin dans la pièce musicale "Love, Janis", un rôle qui lui va comme un gant, vu la similitude entre sa voix et celle de feu l’icône texane. Ce qui va lui ouvrir la voie du succès. Et tout particulièrement lors de la sortie des elpees "Love to beg", en 2011, et surtout "Bliss Avenue", en 2013.

Les deux supports (cd et dvd) consacrés à "Songs from the road" ont été immortalisés au Highline Ballroom de New York, en mars 2014. Pour la circonstance elle avait reçu le concours de Jack Daley à la basse, Joe Daley à la batterie et des Screaming Sirens aux chœurs.

Dana entame le show par son titre fétiche, "Bliss Avenue". Eraillée, sa voix s’enflamme très vite, et évoque inévitablement celle de la mythique Janis Joplin. Redoutable gratteur, John Diamond y torture les cordes de sa Telecaster. Et elles vibrent tout au long du blues/rock "Handful too many". Soutenu par des chœurs gospel, "Livin' on Sunday" baigne dans un climat plus funky. Pete en profite pour tirer son épingle du jeu. Dana est la plupart du temps sur les genoux pour interpréter "How did things get this way". Illuminé par les harmonies de trois vocalistes blanches, Elaine, Nicki et Belle, ce rock déménage. La voix de Mrs Fuchs est particulièrement expressive, tout au long du lent et mélancolique "So hard to move". Dana avait entamé sa carrière dans le gospel. Et on s’en rend compte, lorsqu’elle joint sa voix à celle des trois autres voix féminines sur "Summersong". Judicieusement intitulé, "Set it on fire" est un brûlot rock'n'roll. Emouvante, "Sad salvation" est une ballade gospel acoustique. Dana empoigne une sèche pour attaquer "Tell me I'm not drinking", une autre ballade vivifiante. "Love to beg" est le seul morceau qui ne figure pas sur le dvd. Caractérisé par une excellente introduction, il glisse vers le r&b, dans un style proche des Small Faces circa 60s, en imaginant que la voix de Steve Marriott s’efface au profit de vocaux féminins. A cet instant, les cordes de Diamond font merveille. Elles sont même carrément déjantées. Un des meilleurs moments du concert ! Sculpté dans le country/rock, "Rodents in the Attic" adopte le rythme du cheval au galop, une piste hantée par Ennio Morricone. Dana reste littéralement collée au plancher alors que son Jon est étincelant sur sa gratte. Pete siège derrière le piano pour le blues/rock classique, "Nothin' on my mind". Le tempo se calme pour "Vagabond wind", un blues au cours duquel, chargée de feeling, la voix de Dana se révèle tout bonnement exceptionnelle. Digne de Janis. Miss Fuchs vit son répertoire. Elle manifeste beaucoup de présence sur les planches. Et elle le démontre encore sur "Long long game", une plage au cours de laquelle John s’autorise un étonnant envol psychédélique sur sa six cordes. "Keep on walkin'" est un autre R&B incandescent. Le public est debout. En rappel, elle attaque "I've been loving you too long", une ballade qui figurait au répertoire d’Otis Redding. Puis le "Don't let me down" des Beatles, une compo signée par John Lennon, en 1969. Et ces deux versions sont bouleversantes. Excellent!

 

Dana Fuchs

Bliss Avenue

Écrit par

Agée de 37 printemps, Dana est plutôt jolie. Chanteuse, compositrice et actrice, elle est originaire du New Jersey mais a toujours vécu en Floride. Son premier album, "Lonely for a lifetime", remonte déjà à dix ans. Elle a également publié "Live in NYC" en 2008 et "Love to beg" en 2011. Son guitariste, Jon Diamond, elle le côtoie depuis l’époque où elle galérait à New York City. Depuis, ils ne sont plus quittés. Ils ont écrit les douze plages de cet elpee.

Le titre maître ouvre l’opus. Un blues au un riff très caractéristique. La voix semble lasse, rocailleuse, proche de feu Janis Joplin. La gratte crache le feu. L’intro de "How did things get this way" évoque les Stones ou plutôt les Faces, lorsque Ronnie Wood sévissait comme guitariste. Dana assure le rôle de Rod Stewart. L'orgue de Glenn Patscha s'intègre bien dans le rythme. Et le refrain est contagieux. "Handful too many" s’ébroue dans le country blues, avant d’adopter un profil plus élaboré et plus exactement en virant vers le boogie rock bien ciselé par les chœurs et l'orgue, empruntant au passage les accents familiers au "Wang dang doodle" de Willie Dixon. Ballade pétillante, rythmée, "Livin' on sunday" est découpée dans les cordes de guitare acoustiques. La voix de Dana est puissante. Les arrangements vocaux se convertissent élégamment au gospel alors que l'orgue de Patscha semble guetter sa proie. Mrs Fuchs chante distinctement et d’un timbre terriblement expressif "So hard to move", une plage bluesy, indolente, caractérisée par une fort jolie mélodie. Sculpté dans le country rock, "Daddy's little girl" est parcouru de guitares rythmiques chaleureuses et raffiné par des accents pop réminiscents de Tom Petty. Nonobstant ses effluves country, "Rodents in the Attic" trempe davantage dans le rock. Colportant une certaine férocité naturelle, la voix accroche instantanément. Elle fait même merveille. La section rythmique imprime parfaitement le mouvement du galop, alors que la guitare de Diamond emprunte une sonorité très ‘morriconesque’. Le début de "Baby loves the life" (NDR : une ballade ?) nous renvoie de nouveau aux Stones, mais à l’époque de "Gimme shelter", avant que les cordes de Jon ne commencent à déraper puis de carrément déjanter ; si bien qu’on se retrouve dans un univers digne de Neil Young. Et c'est superbe! "Nothin' on my mind" baigne dans la country. Il y a du piano, des cordes de gratte acoustiques et électriques, mais ces dernières adoptent les sonorités de la steel guitar. Une plage limpide, mélodieuse que chante à la perfection, Lady Fuchs. La batterie de Shawn Pelton impose un tempo rock, légèrement funky à "Keep on walkin", une piste fiévreuse au cours de laquelle Diamond frétille comme un poisson dans l'eau. Tapissé par l’orgue Hammond et balayé par la guitare sublime de Jon, "Vagadond wind" est une plage dylanesque que Dana chante avec classe, passion et persuasion. Un des sommets de l’album ! Voyage psychédélique, "Long long game" clôt l’elpee. Tout au long de ce morceau, Dana est suivie à la trace par les tonalités acides de la guitare, un peu comme à l’époque du Paisley Underground. Excellent !

 

Dana Fuchs

Love to beg

Écrit par

Chez Ruf Records, on a le nez creux pour dénicher des talents féminins ou félins, selon. Et l’écurie vient à nouveau d’en dégoter une nouvelle : Dana Fuchs. Jolie, les cheveux blonds et de longues jambes qui n’en finissent pas. Que demande le peuple ? Ben quand même qu’elle soit crédible. Sa voix rauque et un brin éraillée, ne manque, en tout cas pas de charme. Agée de 35 ans, elle est née dans le New Jersey et a grandi sous le soleil de plomb très caractéristique de la Floride. A 19 balais, elle quitte sa famille, sans un sou, et débarque à New York pour tenter sa chance. Elle participe à des blues jams dans les bas quartiers de Manhattan. C’est là qu’elle rencontre Jon Diamond, guitariste (NDR : quelquefois harmoniciste) qui avait tourné au sein des backing groups de Joan Osborn et Debbie Davies. Ensemble, ils fondent le Dana Fuchs Band.

En 2003, la formation avait publié l’album "Lonely for a lifetime", suivi en 2008 d’un opus enregistré en public, " Live in NYC", immortalisé au BB King’s Blues Club. Jon Diamond et Dana sont toujours partenaires au sein du line up. Hormis un titre, le duo se charge de la composition et de la coproduction. Ils sont soutenus par une section rythmique en béton : le bassiste Whynot Jansveld et le drummer Carter McLean. Le futur périple du band devrait transiter par la Belgique, et s’arrêter ce 7 août, à la Ferme de la Madelonne, à Gouvy.

Le long playing s’ouvre par le titre maître. Puissante, cette piste s’apparente à un poing dans la figure. La slide de Jon Diamond arrache. La production est bien léchée. Les cordes acoustiques sont subtilement ciselées. Jon double à l’harmo. Dès qu’elle élève le ton, Dana évoque inévitablement Janis Joplin. Son timbre rocailleux et assuré crève l’écran. Pas étonnant, lorsqu’on sait qu’elle est aussi actrice. Ainsi, il y a quelques années, elle avait tapé dans l’oreille (NDR : l’œil ?) des producteurs de la revue de Broadway, "Love, Janis". Et elle s’était alors vu offrir le rôle de la célèbre blueswoman. "Nothing’s what I cry for" hausse le rythme. Atmosphérique, "Golden eyes" est une piste qui ne manque pas de charme. Les cordes de Jon nous transportent. Une intensité dramatique émane de cette compo au cours de laquelle le chant est soutenu par des harmonies vocales féminines. Dana possède un registre vocal particulièrement ample. Et elle le démontre, face à l’orgue Hammond de Glenn Patscha, sur la jolie ballade soul, " Keepsake". Sculpté dans le rock et bénéficiant d’excellents arrangements, "Set it on fire" lorgne vers les Rolling Stones, tout comme "Faster than we can" ; mais à cause du tempo, réminiscent d’" It’s all over now" (NDR : le premier hit ; et c’était en 1964 !) Miss Fuchs se montre également à l’aise dans la soul. Elle injecte énormément de passion dans sa voix lorsqu’elle s’attaque à la ballade R&B lente. Elle adopte alors un style très sixties, proche du Stax de Memphis. Mais aussi lorsqu’elle aborde le gospel, soutenue par des chœurs de circonstance. En outre, elle est également capable de nous balancer un rockin’ R&B percutant, dans l’esprit de Tina Turner. "Pretty girl" revient au rock made in Joplin. Une seule reprise et elle n’est guère surprenante, puisqu’il s’agit du merveilleux "I’ve been loving you too long" d’Otis Redding, un hit inoubliable dont elle parvient à nous délivrer une excellente version. Le rockin’ blues "What you see" précède le morceau final du long playing, "Superman", un blues que n’aurait pas renié Howlin’ Wolf en personne !