La sortie de certains albums est tellement repoussée que les fans perdent finalement patience, et passent malheureusement passer à côté de la plaque. Le dernier album de Das Pop illustre une nouvelle fois ce phénomène. La formation gantoise aurait même pu disparaître dans les méandres de la pop belge. Dans ce cas de figure, il faut trouver un truc, une astuce, pour toucher sa cible. Et si cette solution passait par les frères Dewaele ? Ou si vous préférez, Soulwax ? Une bonne idée, quand même, non ? Certains estimeront peut-être cette chronique inutile est un peu tardive ; mais honnêtement, le troisième elpee de la bande à Bent Van Looy mérite tout de même qu’on s’y intéresse. Car il sent bon le chewing-gum ! Pas le Freedent, non ! Le gros chewing-gum tout rose, celui qui fait des grosses bulles !
La production et le mixing ont donc été assurés par les 2 Many Dj’s. Et ça se sent. Les arrangements et les orchestrations sont irréprochables. Le génial ingénieur du son Dave Sardy est même venu apporter sa contribution au single « Underground », un morceau incompréhensiblement passé inaperçu. Et après avoir pris une telle claque, on a vraiment envie d’écouter la suite. De délicieuses chansons pop, sucrées (« Wings », « Never Get Enough », « Fool For Love »), tendres (« Girl Be A Man », …), croustillantes même, qui démontrent que, dans le style, le combo belge est capable de rivaliser avec n’importe quelle autre formation insulaire, même bien rôdée. Et on épinglera encore, les superbes interventions aux cordes concédées par le guitariste Reinhard Vanbergen. Six longues années après la sortie de « Human Thing », le troisième opus (NDR : éponyme) de Das Pop a failli s’évaporer dans l’anonymat. Heureusement la qualité du produit a sauvé les meubles. Le tout est de tirer profit de cette mauvaise expérience, et surtout de ne plus la reproduire…