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Dave Riley and Bob Corritore

Hush your fuss

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De couleur noire, Dave Riley est né dans le Mississippi. Il est aujourd’hui âgé de 64 ans. Jeune, il apprend à jouer de la guitare et rejoint ses parents partis vivre à Chicago, en 1961. Son père est prêcheur de la Church of God in Christ. Sa famille fonde alors un groupe de gospel. Dans les années 70, il se consacre le plus souvent à la basse, puis abandonne la musique pour élever son fils. En 1996, il monte son propre band en compagnie de son fiston. La formation publie un premier album en 1997. Il s’intitule "Living on borrowed time". Et embraie assez rapidement pas "Blues across America". Au sein de son band militent alors le notoire Sam Carr à la batterie et l'harmoniciste John Weston. En 2002, il grave "Whisley, money & women".

Bob Corritore est de couleur blanche. Il est né à Chicago et joue de l'harmonica. Il s’est établi depuis bien longtemps à Phoenix, en Arizona, où il possède un excellent club de blues : ‘The Rhythm Room’. En 2008, il rencontre Dave Riley. Un duo vient de naître. Le tandem avait déjà sorti deux long playings, "Travelin' dirt road" en 2007  et "Lucky to be living" en 2009.

L’opus s’ouvre par le titre maître. Une compo signée Riley qui commence paisiblement sous une forme acoustique avant d’adopter le mode amplifié. C'est d'ailleurs le rejeton, Dave Riley Jr, qui se réserve la basse. "Baby please don't go" baigne dans le Chicago blues urbain. Puissante, la voix s’affirme. Bob se sent vraiment chez lui et son harmonica gronde. "No cussin'" poursuit sur le même tempo, alors que la voix devient rugueuse et âpre. Issue de la plume de John Weston, "Snuff dippin' woman" est un superbe blues lent qui nous replonge dans les heures de gloire du quartier Southside de Chicago. Riley crie son amour déçu. Les musicos sont presque figés sur place. Les interventions à l’harmo chromatique de Corritore sont bouleversantes. Gloria Bailey se réserve l’orgue sur le "Mississippi Po boy" de Harvey Watkins, un blues à la ligne mélodique claire. Dave en profite pour libérer son premier envol sur les cordes. Il nous parle de sa vie tout au long de "Home in Chicago", un tout bon shuffle imprimé sur un rythme soutenu. La cohésion entre les musicos est parfaite! Les percussions de Brian Fahey adoptent le rythme du chemin de fer. Corritore accentue ce phrasé saccadé sur l'harmonica. Dave se réserve un autre coup de gueule sur "Go ahead and blame me", un morceau au cours duquel le souffle de Bob est à nouveau empreint d’une grande sensibilité. Retour au duo acoustique pour "My baby's gone" et un superbe "Oil spill blues". "Laughing blues" clôt cet opus, une finale hilarante au cours de laquelle Riley semble bien imbibé dans ce juke joint blues contemporain.

 

Dave Riley

Whiskey, money and women

Écrit par

Dave Riley est né en 1949. A Hattiesburg, dans le Mississippi. Pour un musicien issu du Delta, il est encore assez jeune. Son premier album s'intitulait "Living in borrowed time". Dave avait produit quatre plages sur la collection "Blues across America - The Helena Scene", sur Cannonball.

Son deuxième opus a été mis en boîte aux studios "The Lip" à Oxford, dans le Mississippi. Autrement dit, la base de Fat Possum ! Il s'ouvre par "Call my job". La guitare est timide, pas très rassurée, mais sensiblement attrayante. Blues lent, "There she comes" est immergé dans le Mississippi. Les cordes montent déjà au créneau. Sam Carr assure le rythme soutenu de la plage titulaire. Weston souffle avec prudence dans l'harmonica. "Tribute" est un superbe hommage aux bluesmen chéris par Dave : Howlin' Wolf, Elmore James, Muddy Waters, Stevie Ray Vaughan, Jimi Hendrix, Paul Butterfield et quelques autres encore. Riley chante avec une humilité et un feeling jamais pris en défaut. Pour "Down south" et "Casino blues", le rythme est inspiré par le blues de Chicago ; mais la rythmique reste propre au sud. "I want to thank you baby" s'écoule avec paresse et profondeur. Il rend hommage à Howlin' Wolf à travers sa reprise tonique du "Smokestack lightning" ; et à Albert King en adaptant son "Angel of mercy". Un disque de bonne facture qui se termine très curieusement, par une nouvelle version, mais toujours autant chargée d'émotion, du célèbre "Imagine" de John Lennon.