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New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Friends Of Dean Martinez

Lost Horizon

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Réduit à un trio depuis son précédent opus ('Random Harvest'), FoDM persévère à nous restituer couleurs, parfums et ambiances typiques de la fin des sixties/début des seventies. Le gros changement, c'est que le propos est beaucoup moins redevable à Pink Floyd. 'Landfall', première plage, nous ramène dans les parages de Popol Vuh. 'Somewhere over the Waves' et 'All in the golden Afternoon' restaurent ce climat désuet, mélancolique et un peu lugubre cher au Air de 'Virgin Suicide'. Quelques plages, dont 'Heart of Darkness', rallient le krautrock, 'Dusk' évoquant un peu Amon Düül. Les compositions sont souvent moins développées que sur le précédent elpee. Certaines semblent laissées en friche, comme pour lancer une méditation. Les sonorités sont également moins variées. Instrumental de bout en bout, l'album privilégie climats et ambiances, outre quelques sections plus expérimentales. Les guitares, souvent saturées, sont mises en avant. Les claviers, essentiellement en nappes, plantent plutôt le décor. Emballé dans une superbe pochette digipack, ce CD laisse quand même l'auditeur un peu sur sa faim. Gageons que le groupe nous reviendra prochainement flanqué d’une œuvre plus captivante.

Dean Martin

Christmas With Dino

Oui, il est trop tard : les éboueurs ont emporté le sapin, les guirlandes sont retournées au grenier, et le reste de dinde a été bouffé par les poules. Il aurait fallu chroniquer cet album avant le 25 décembre, puisqu’il s’agit comme Noël d’un produit marketé pour nous séduire et nous divertir, bref nous faire consommer (consumer ?). Mais que devient ce genre de disques une fois la bûche engloutie à minuit, et les cadeaux distribués à toute la famille ? Disparaissent-ils jusqu’à l’année prochaine ? Sont-ils conçus pour être seulement écoutés une fois l’an, le même jour et dans la même ambiance ? Ce qui explique pourquoi il fallait chroniquer cette compile avec le recul nécessaire : pour s’assurer qu’elle n’était pas seulement le fruit rance de ce qu’on appelle l’‘esprit de Noël’, cette chose vague qu’on essaie de convoquer tous les 24 décembre, en s’enfilant une douzaine de flûtes de champagne pour oublier qu’avant les 12 coups de l’horloge… va falloir se coltiner le vieil oncle et la messe de minuit. Verdict avec Dean Martin ? Il est possible d’écouter un disque de Noël après le réveillon, dès le moment où les chansons s’avèrent suffisamment bien torchées (rappel : le disque de Noël de Phil Spector, une splendeur). D’autant que « Dino », pour celui qui a lu sa bio signée Tosches, est loin d’être un enfant de chœur (sa vie : « Les Affranchis » version fifties, avec le Rat Pack à la place de Joe Pesci et de Niro). D’où ce sentiment qu’à l’écoute de « White Christmas » et « Jingle Bells », grands classiques, se joue dans nos oreilles autre chose que la sempiternelle bluette à danser sous le gui, entre l’apéro et l’assiette d’huîtres. Quelque chose de l’ordre de l’intemporel, qui prend aux tripes même en été, parce que Dino n’est pas le mari modèle, mais un type qui savait ce qu’il voulait. Il a beau chanter ces idioties, il reste ce mec mafieux à qui on ne la fait pas, et c’est pour ça qu’on l’aime… Qu’il parle dans ses chansons de marshmallows ou de Rudolph, « The red-nosed reindeer ». Dean Martin ? Un mec bien, même s’il fait un peu peur. Parce qu’on a tous en nous quelque chose de Dean Martin, pas vrai ?

Friends Of Dean Martinez

Random Harvest

Écrit par
Malgré un rythme alerte et tourmenté, 'So well remembered' (NDR : la première plage) trahit rapidement ses références. Lesquelles se confirment par un 'Ripcord' (NDR : le second titre) apaisé et griffé de longues notes de guitare aériennes chères à David Gilmour. La troisième plage assoit définitivement la filiation. A contrario de RPWL, Friends of Dean Martinez marche sur les traces du grand Floyd. Mais le résultat est très différent, il faut le reconnaître. D'abord parce que le groupe cible une période très précise, dans la carrière du géant. Celle qui se clôture par ‘Meddle’. Ensuite parce qu'il s'attache à restituer les sonorités des sixties. Hormis quelques bruitages, tout semble d'époque! Du coup, quelques passages évoquent d'autres souvenirs de cette même période. C'est le cas de 'Dusk', qui concède un petit air de famille avec 'Dragonfly' de Fleetwood Mac ; alors qu’à d'autres moments, Popol Vuh ou les proto-progs allemands ne sont pas loin. Les compositions sont plaisantes, parfois agrémentées 'd'exotisme', que traduisent la harpe sur 'Nowhere to go' et la guitare espagnole sur 'Lost Horizon'. De quoi éviter toute lassitude à l'écoute. Intégralement instrumental, ce CD est assez court (NDR : moins de 40 minutes, encore un détail d'époque !), mais se révèle d’excellente facture. Un elpee qui fera à bien des quinquas l'effet d'une madeleine proustienne. Pourtant, il y manque peut-être un grain de folie pour faire la différence…

Friends Of Dean Martinez

Wichita Lineman

Écrit par

Mais qui est donc ce Dean Martinez ? En tout cas, faire partie de son cercle d'amis inspire ! En effet, ce "Wichita Lineman" est de très bonne facture. Country crépusculaire exclusivement instrumentale, émotionnelle, mais surtout très cinématographique dans sa forme, cette livraison du label Glitterhouse attirera toutes personnes sensibles aux étendues sèches et arides de l'ouest lointain. Tous les ingrédients réunis ici (steel, fuzz, dobro, harmonium) font transpirer et transparaître une certaine mélancolie, un désenchantement palpable, mais surtout une forme d'hommage, de recueillement, de solennité tout au long de ces 10 titres. Seul petit reproche, l'absence de vocaux. Loin d'être indispensables, leur présence n'enlèverait, selon moi, rien à l'impact de l'album. Finalement, j'aurais du commencer cette chronique par : ‘Mais qui était donc ce Dean Martinez ?'