L’amour éternel de Lex Walton

Fraîchement signé chez Sub Pop, Lex Walton, artiste multidisciplinaire basée à New York, vient de graver son premier album sous ce label. Intitulé « Ultimate Love Forever », cet opus de sept titres se révèle à la fois inébranlable et iconoclaste. Toutes les…

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Death & Vanilla

Une lueur d’espoir pour Death and Vanilla…

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Plus de dix ans après leurs débuts à Malmö, en Suède, Marleen Nilsson, Anders Hansson et Magnus Bodin publieront un nouvel album, le 17 mars 2023. Il s’intitulera "Flicker".

Illustré par une superbe pochette déconstruite avec un brin d’ironie, "Flicker" est une réflexion moderne sur ces temps difficiles. Malgré les crises mondiales et les confinements, Death And Vanilla renaît, réarrangé et revitalisé après avoir assimilé des influences reggae dub, les spirales motorisées de Can, les méandres modaux de Philip Glass et les sons pop plus rêveurs de The Cure, ainsi que l'ambiance symphonique de Spiritualized ou encore des Talking Heads, sous la houlette de Brian Eno. Leur période de transition depuis le plus sombre "Are You A Dreamer ?" sorti en 2019 a fait éclore de nouveaux hymnes électroniques éclectiques criblés de lignes mélodiques, et superposés d’un amour profus.

Death And Vanilla donne à la fois l'impression que tout est possible et en même temps rien. Il y a une lueur d'espoir (en anglais flicker of hope) pour tout le monde.

Le nouveau single "Find Another Illusion" est un morceau de dream pop mélancolique dont la ligne mélodique entraînante inspire une bravoure sans faille. C'est une chanson qui se construit jusqu'à un crescendo puissant et tourbillonnant. La section centrale du morceau se déroule soigneusement avant de recommencer, plus forte, plus euphorique, plus glorieuse !

"Find Another Illusion" est en écoute ici

 

Death & Vanilla

Are You Dreamer?

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De toute évidence, la dream-pop de Beach House a fait des petits à travers le monde… Les Suédois de Death and Vanilla en sont d’ailleurs un parfait rejeton nordique. Ethérées, les effluves psyché se tressent langoureusement pour élaborer ce judicieusement intitulé « Are You Dreamer ? ». De prime abord, les titres semblent se ressembler, mais ils dévoilent leur singularité au fil des écoutes. La voix de Marleen Nilsson est bien entendue noyée sous la ‘reverb’, mais l’utilisation d’un xylophone ou d’un mellotron permet à certains morceaux de se démarquer. En outre, le trio scandinave affiche un véritable savoir-faire pop qui permet à ses mélodies vintage et hypnotiques de se révéler (« Nothing is Real »).

Death & Vanilla

To where the wild things are…

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Issu de Malmö, en Suède, Death & Vanilla est un trio (NDR : au départ un duo) réunissant Marleen Nilsson, Anders Anders et Magnus Bodin. Et « To where the wild things are…” constitue son deuxième elpee. Rétro-baroque, sa musique oscille entre la dream pop, la lo fi, le psyché soft, le krautrock, l’électro et la musique de film. Des références ? Elle sont nombreuses et oscillent de Broadcast à Stereolab, en passant par Scott Walker, Steve Reich, Sun Ra, les Zombies, le Floyd circa Syd Barrett, Ennio Morricone, Slowdive, Mazzy Star et le Mercury Rev du début de ce millénaire. Les musicos se servent d’une multitude d’instruments, comme des moogs, de l’orgue (vintage), du mellotron, du vibraphone, du dulcimer, du xylophone, du piano, de la basse, des guitares (acoustique et électrique) et des synthés. La voix de Marleen est enjôleuse, éthérée, pour ne pas dire stratosphérique, parfois disposées en couches par le procédé de l’overdubbing, même si lors des sessions d’enregistrement, le band n’a eu recours qu’à un seul micro. Le climat de l’opus est à la fois paisible, languide, cotonneux et énigmatique. Douces-amères, les mélodies sont propices au spleen, sentiment accentué par des lyrics ténébreux, composés dans l’esprit d’un Nick Cave.

Partagé en 10 pistes, l’LP s’ouvre par l’incantatoire « Necessary distortions », un morceau imprimé sur un beat métronomique, tapissé par un clavier cosmique poussiéreux et parcouru d’accords de gratte en strates. Du krautrock réminiscent de Can. Un style qu’on retrouve sur « The Hidden reverse », mais élégiaque, mystique, spectral, il lorgne davantage vers Tangerine Dream. Et le long playing de s’achever par un instrumental, « Something unknown you need to know », une symphonie épique, cinématique, qui tourne en boucle, un peu comme une boîte à musique, quoique changeant, au fil du parcours de ritournelle. Le reste de l’elpee propose des compos frémissantes, alimentées par des oscillations sonores. Que ce soit à travers des berceuses, des plages pastorales, sombres, mystiques, hypnotiques ou visionnaires. Une invitation à laisser vagabonder votre esprit au gré des pistes tracées par Death & Vanilla…