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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

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Deftones

Ohm

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Responsable de la production de ses quatre premiers elpees, Terry Date est de retour pour mettre en forme le neuvième opus de Deftones. Intitulé « Ohm » il fait suite à « Gore », paru en 2016.

Bien que fondée en 1988, la formation n’a dû changer de line up qu’à une seule reprise, en 2013. Un cas de force majeure. Victime d’un grave accident de voiture en 2008, Chi Cheng, le bassiste, était tombé dans un coma semi-conscient. Et est décédé 5 ans plus tard. Il avait été remplacé par Sergio Vega, qui militait alors chez Quicksand.

Découpé en 10 plages, « Ohm » joue de nouveau sur les contrastes entre les moments empreints de sérénité entretenus par les claviers éthérés et les envolées métalliques percutantes, impétueuses, grinçantes et tranchantes que s’autorise Stephen Carpenter à la guitare, et dont le rôle de dynamiteur lui correspond bien mieux. Et dans ce contexte, la voix de Chino Moreno, entre murmures et hurlements, épouse parfaitement l’expression sonore. Une voix qui évoque parfois celle de Perry Farrell (Jane's Addiction, Porno for Pyros) mais aussi de Billy Corgan (Smashing Pumpkins). De cet LP très homogène, on épinglera quand même deux pistes. Tout d’abord « This link is dead ». A l’issue de son intro atmosphérico-indus, le morceau libère une intensité électrique digne de Killing Joke. Et puis, en final, l’excellent titre maître. Une plage au cours de laquelle Stephen se sert d’une gratte à 9 cordes. Paru en single, il aurait d’ailleurs pu figurer sur l’album « Siamese Dream » de Smashing Pumpkins.

Deftones

Une véritable machine de guerre?

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Forts d’un prodigieux cinquième album sorti fin 2006, les cinq de Sacramento profitent de leur tournée européenne pour faire un petit tour du côté de chez nous. Ce 10 avril, les Halles de Schaerbeek ont tremblé, non pas sous le poids de Chino mais grâce à une setlist quasi-parfaite.

L’ouverture du show a été assurée par Will Haven, autre formation californienne et, accessoirement, constituée de grands potes de la bande à Chino. Une prestation qui aura ravi les fans mais était somme toute dispensable.

Après un petit intermède d’une demi-heure égayée par une série de chansons superbement hors-contexte s’échappant des baffles, les Deftones débarquent sur scène et frappent un gros coup, enchaînant, d’entrée de jeu, deux de leur plus gros cartons, à savoir « Be Quiet & Drive (Far Away) » et « My Own Summer (Shove It) ». De quoi plonger l’assistance dans un état de folie passagère immédiate. Et les pogos se suivent tandis que Chino, dont le tour de taille commence enfin à être revu à la baisse, s’époumone sur « Lhabia », « Feiticeira » et « Digital Bath ». C’est qu’on retrouverait presque nos 17 ans ! De son côté, le leader de la bande semble s’essouffler et confie les parties les plus gutturales à Chi qui se fait un plaisir à les hurler au micro. S’ensuivent l’extraordinaire « Korea », le tout frais « Beware » et, pour le plus grand plaisir des fans de la première heure, deux titres issus d’« Adrenaline », « Root » et « Nosebleed ». Le public aura droit à quelques minutes de répit grâce au splendide « Xerxes », entamé sur quelques notes au piano. Un répit qui ne sera pas de très longue durée, la formation embrayant immédiatement par d’autres morceaux de leur premier album (« Birthmark » et « Engine no. 9 »).

Le quintet met les petits plats dans les grands et achève son incroyable set sur les géniaux « Passenger », « Around The Fur » et « Headup », titre sur lequel Grady Avenell, l’interprète de Will Haven, vient pousser la chansonnette en compagnie de Chino. Celui-ci revient d’ailleurs à nouveau sur scène au début du rappel, entamé par l’affreux « Back To School (Mini Maggit) », version radiophonique et massacrée de l’épique « Pink Maggit ». Le set se clôture par « Change (In The House Of Flies) » et le monstrueusement grandiose « 7 Words ».

Deftones s’établit une nouvelle fois, avec son métal qui n’a rien de « Nu », comme une véritable machine de guerre scénique qui est parvenue à se détacher de toutes ces formations  auxquelles on l’associait au début de sa carrière (et dont la plupart sont d’ailleurs portés disparus, séparés ou tout simplement retombé dans l’anonymat).

Deftones

Koi No Yokan

Issu de Sacramento, en Californie, ce groupe a apporté une véritable bouffée d’air frais au metal contemporain. En 1997 et 2000, la bande à Chino Moreno publiait deux elpees incontournables. Respectivement « Around the fur » et « White pony ». Plongée dans un univers étouffant, ténébreux, menaçant, parfois même sinistre, imprimée sur des rythmes languissants et parcourue par des vocaux tour à tour empreints de douceur ou de fureur, la musique de Deftones s’y révélait aussi vibrante que celle de Tool.

Par la suite, le combo s’est contenté de reproduire les mêmes recettes. Gravant des long playings sans doute consistants, mais sans le moindre single susceptible de faire la différence.

En 2008, Chi Cheng, le bassiste est victime d’un grave accident de voiture et tombe dans le coma. Il décèdera d’ailleurs le 13 avril 2013. Pour le remplacer, le band fait appel à Sergio Vega, l’ex-Quicksand, Sergio Vega. Il avait d’ailleurs déjà participé aux sessions d’enregistrement du précédent opus, « Diamond eyes ».

« Koi No Yokan » est découpé en 11 plages puissantes, oppressantes, languissantes, susceptibles d’exploser à tout instant, à l’instar de « Swerve city », « Romantic dreams » ainsi que « Leathers » ou alors qui baignent dans une atmosphère intense, comme « Entombed » et « What happened to you ». Une œuvre au cours de laquelle la formation démontre qu’elle est constamment à recherche du parfait équilibre entre sauvagerie et rêverie. Et des titres comme « Poltergeist », « Graphic nature » et « Goon squad » en sont les plus belles démonstrations…

 

Deftones

Saturday Night Wrist

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Après le résultat mitigé de l’éponyme, trois ans auparavant, fans et critiques attendaient Deftones au tournant. Au vu d’une sortie sans cesse repoussée et d’un single porte-drapeau pas vraiment exceptionnel, additionné à l’un des plus mauvais clip vidéo jamais réalisé (« Hole in the Earth »), on aurait pu légitimement penser que le pire était à venir. Cette bonne blague ! Entre deux ou trois repas concoctés par sa jolie et tendre moitié, Chino Moreno a trouvé le courage de passer la porte du studio pour rejoindre ses quatre confrères californiens et créer l’une des plus belles œuvres du groupe. « Saturday Night Wrist » est ce qu’on pourrait qualifier de chaînon manquant entre « Around The Fur » et « White Poney ». Entre hymnes brut de décoffrage (« Rapture », « Rats!Rats!Rats! », « Combat ») et odes prodigieusement salvatrices (« Beware », « Cherry Waves », « Rivière »), les Deftones se renouvellent et surprennent sans cesse, là où d’autres stagnent lamentablement sur les mêmes notes et les mêmes thèmes (Korn, pour ne pas les citer). Vocalement, Moreno déploie plus que jamais un arsenal d’émotions toujours bien placées. Une simple écoute de l’époustouflante tirade d’adieu « Xerxes », belle à en pleurer, suffit à en témoigner. Ce cinquième ouvrage, agrémenté d’un magistral morceaux instrumental (« U,U,D,D,L,R,L,R,A,B,Select,Start »), compte la discrète mais dispensable présence de Serj Tankian (System Of A Down) sur un « Mein » efficace. Moins timide, Annie Hardy (Giant Drag) partage le micro de Chino sur le politiquement incorrect « Pink Cellphone », titre tièdement accueilli par les fans. En cause, un son trop Team Sleep-esque et le monologue final d’Annie Hardy, très cru mais pourtant hilarant (à condition d’être amplement second degré). Ayant pour sujet la sodomie à l’anglaise, ce dernier a tout simplement été amputé de la version finale du disque. Il n’est d’ailleurs inclus que dans la version ‘Parental Advisory’, disponible uniquement aux States et, roulement de tambours… en Grande-Bretagne. Si « White Poney » reste inégalable, « Saturday Night Wrist » devrait réconcilier les fans déçus de l’éponyme. Un joli 4 sur 5 pour la discographie d’un combo dont la virtuosité s’amplifie à la même allure que le tour de taille de son leader...

 

 

Deftones

Deftones

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Lançant la machinerie promotionnelle du label de Madonna (si, si, à côté d'Alanis Morisette et Prodigy), "Minerva" reste à mes yeux l'extrait le plus faible de tout l'album. Si vous n'avez pas été séduit par ce single finalement caricatural et fleur bleue du style Deftones, laissez une chance au reste. En son temps, le "Shop suey" de System Of A Down m'avait provoqué, en mon fors intérieur, la même réaction. De quoi rassurer les éventuels derniers indécis ! Car ce quatrième album recèle des perles de choix. Tout en légèreté chargée de tension et d'explosivité (?!?!?), les 2 titres d'ouverture propulsent le disque de fort belle manière. Élan immédiatement interrompu par "Minerva" (d'ailleurs "Good morning beautiful" n'arrive pas à s'en débarrasser), avant de repartir de plus belle. Nettement plus dur musicalement que "White Pony", cet opus éponyme replonge ses racines aux sources : un rock pur et dur, moins mélodique et planant, plus rageur, lourd, vindicatif et revendicateur. A ce titre, le retour de Terry Date (Soundgarden, Prong et surtout Pantera), producteur des 2 premières plaques du groupe, est significatif de la tonalité générale de ce disque. Les Deftones méritent toujours le statut de groupe le plus intelligent de sa catégorie…

Deftones

White Pony

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Pas mal, pas mal ! D'ailleurs cet album a été largement plébiscité, aussi bien par le lectorat que par la rédaction de quelques magazines "rocks", comme une des meilleures plaques de l'année 2000. Normal ! Je ne vais pas contredire. "White Pony" a tout pour plaire : une rythmique en béton; un chanteur qui ne se contente pas d'hurler, mais aussi de placer des mélodies; des ambiances soit très directes et violentes, soit éthérées et profilées sur le crescendo. Bref de quoi ravir le plus grand nombre. Et bizarrement, ce sentiment n'est pas gênant. Alors que la formule "le plus grand nombre" donnerait des boutons à plus d'un amateur de musique, elle n'est ici en aucun cas dérangeante. Preuve de la qualité des compositions, mais aussi et surtout de la sincérité dans la démarche. Serions-nous en présence du groupe le plus intelligent de sa catégorie ?