Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Delbert McClinton

Prick of the Litter

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Aux Etats-Unis, Delbert McClinton est considéré comme une institution. Agé de 76 balais, ce Texan est particulièrement notoire outre-Atlantique, mais demeure une véritable énigme, au-delà des océans. Depuis ses débuts, il pratique un roots rock largement teinté de blues et de country, qu’on qualifie aujourd’hui d’americana. Il a entamé sa carrière solo en 1972. Delbert est un compositeur particulièrement estimé. Il a ainsi signé des chansons pour Emmylou Harris, Etta James, Bonnie Raitt, Tanya Tucker et bien d'autres encore! Ce qui ne l’empêche pas d’afficher une discographie prolifique. "Prick of the Litter" constitue déjà son 19ème elpee. Talentueux, son backing group baptisé Self-Made Men réunit le guitariste Bob Britt, le bassiste Michael Joyce et le batteur Jack Bruno. Les sessions se sont déroulées au sein du  studio Rock House à Franklin, dans le Tennessee, chez le claviériste Kevin McKendree qui assure également la coproduction.

Plage d'ouverture, "Don't do it" est incontestablement la meilleure. Cuivrée, parsemée de notes d’ivoire, l’orchestration est superbe. Digne d’un big band blues. Elle souligne la voix experte de Delbert, relayée par celle, féminine et identifiable, de Lou Ann Barton. Et c’est Jimmie Vaughan en personne qui s’autorise un excellent envol sur ses cordes électriques. Ballade americana, "Doin' what you do" se distingue par une ligne mélodique affirmée. Flemmarde, la voix de Delbert s’est forgée au fil des nombreuses années passées sur les routes. Et elle lui colle à la peau. Elle se fait volontairement douce sur "Middle of nowhere", une autre ballade de bonne facture qui baigne au sein d’un climat country. La gratte de Britt est lumineuse alors que l’orgue tapisse l’arrière-plan. Rock musclé et enlevé, "Skip Chaser" est balisé par le piano roadhouse, alors que la gratte prend un nouvel envol. McClinton devient ensuite crooner lors de ballades aux tonalités jazz manifestes. Il faut dire que Nat King Cole figure parmi ses modèles. Sa voix est un véritablement ravissement tout au long de "San Miguel". Et le piano l’épouse parfaitement pendant cette compo légère, belle et chargée naturellement de swing. Un climat cool jazz baigne judicieusement "Pulling the strings", une plage caressée délicatement par les ivoires de McKendree et traversée par des interventions de cornet. Funk néo-orléanais, "Neva" nous plonge dans une ambiance proche de Dr John. Toujours bien louisianaise, l’atmosphère vire au jazz sur "Like lovin' used to be". Des chœurs féminins entrent en piste alors qu’un souffle de saxophone souligne le chant. Et dans le même esprit, "Jones for you" implique trompette, orgue et piano. Retour au swing jazz pour Big Band lors du remuant et saignant "The hunt is on", un titre caractérisé par un dialogue percutant opéré entre le piano et la guitare. Indolent, "Bad haircut" mêle blues et jazz. Expressive, la voix est chargée de vécu. En finale "Rosy" est saupoudré de savoureuses touches de piano et de trombone…

 

Delbert McClinton

Acquired taste

Écrit par

Delbert est un chanteur/compositeur notoire. Il est né au Nord du Texas. A Lubbock très exactement, il y a près de 70 ans. Il compte une multitude d’albums à son actif. Son style ? Il le puise dans les racines : le blues, la soul et la country. En 2006, il a décroché un Grammy Award pour "The cost of living", un opus alors considéré comme le meilleur album de blues contemporain!

Ce nouvel elpee a été mis en forme par Don Was (Rolling Stones, Bonnie Raitt, Bob Dylan) ; un disque qui trempe une nouvelle fois dans l’americana, fruit d’un cocktail de blues, soul, country, rock et jazz. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de son band de tournée, le Dick 50, au sein duquel milite l'excellent Kevin McKendree aux claviers ; mais également de nombreux invités.

La plage d’ouverture est particulièrement dense. Dansante et vivifiante, aussi. Tout au long de ce "Mama's little baby", les cordes de Rob McNelley, l'habituel gratteur de McClinton, sont largement amplifiées. La voix autoritaire de Delbert se fraie un chemin entre les chœurs féminins ainsi que les percussions puissantes de Tom Hambridge et Michito Sanchez. Delbert a une superbe voix. Naturellement puissante. Elle force le respect sur les ballades lentes trempées dans le blues. A l’instar de "Starting a rumor" et "Never saw it comin", deux compos subtilement nappées par l’orgue Hammond de McKendree. Circonstanciellement, la ballade épouse manifestement un profil country. Et "Can't nobody say I didn't try" en est une belle illustration, une plage balayée par un piano roadhouse et les cordes de son ami récemment disparu Stephen Bruton. Sculpté dans le funk, "Do it " véhicule cependant des accents jazzyfiants concédés par des accords de guitare bien inspirés. Blues d’une grande pureté, "I need to know" trempe dans le Delta. Dans l’esprit d’un Howlin' Wolf des bons jours. McKendreee est passé aux cordes et Delbert souffle dans son harmonica. "People just love to talk" campe un jazz swing très bien ficelé. La voix du chanteur est naturellement impressionnante. Les solistes se régalent. Tant McKendree que le réputé Dennis Taylor, sur son sax ténor. Delbert s’attarde dans le jazz, tout au long du nerveux et entraînant "Until then". Une parenthèse qui se referme sur "Willie", une compo très ‘good time’, classique, dominée par le piano. Douceur et émotion envahissent "Wouldn't you think", un cri d'amour (NDLR : ou de détresse ?) pour celle qui ne viendra pas au rendez-vous! La voix de Delbert est une nouvelle fois superbe sur cette ballade dépouillée, exercice de style au cours duquel, il excelle. "She's not there anymore" emprunte des accents légèrement latinos. Nous ne sommes pas loin du tango. Suranné, sans doute, mais fidèlement restitué par le brillant McKendree. "When she cries at night" se nourrit également dans le passé. Son énergie rock’n rollesque rappelle même les bons vieux juke-boxes. Morceau blues, "Cherry street" s’inspire de la ville de Memphis. En se réservant le rôle de soliste, Kevin McKendree nous dévoile une autre facette de son talent. Soutenu par un piano, Delbert achève l’elpee par le très intimiste "Out of my mind". Un très bon album!