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L’heure personnelle de Lucie Valentine

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Dewaere

What is pop music anyway ?

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Quatre années après avoir publié son premier elpee, « Slot Logic », le quatuor breton (NDR : il s’est établi basé à St-Brieuc) nous propose son second, « What is pop music anyway ? ». Contrairement aux compos du précédent opus issus d’une écriture collective, les onze pistes de « What is pop music anyway ? » sont signées par le crooner australien Maxwell Farrington. Qui les chante, également. Ce qui communique aux plages, une saveur particulière. Au départ, elles n’étaient pas spécifiquement destinées à Dewaere ; mais qu’importe, car elles s’avèrent bien mélodiques. Maintenant, ne vous attendez quand même pas à découvrir des pépites pop. D’ailleurs, le titre de l’album nous informe du caractère tout relatif de la ‘popitude’ d’un morceau …

En fait, le trio s’est évertué à ‘dewaeriser’ le travail de Farrington en l’adaptant au format punk-noise. Incisifs mais dissonants, les riffs de guitare se révèlent particulièrement efficaces. Et tout au long du long playing, le tempo imposé par le drumming est soutenu.

Finalement, hormis sur « Satellite », c’est le format couplet/refrain qui confère aux morceaux leur aspect pop. Les aficionados du premier LP de Dewaere ne doivent dès lors pas trop s’inquiéter…

Wendy Dewitt with Kirk Harwood

Getaway

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Chanteuse et pianiste de blues ainsi que de boogie woogie, Wendy Dewitt est de nationalité américaine. Elle vit dans la baie de San Francisco. Au cours des dernières années, elle s'est le plus souvent produite sous la forme d’un duo, en compagnie du batteur Kirk Harwood, un vétéran de la scène californienne (NDR : il a milité chez Clover , mais également dans les backing groups de l'harmoniciste Norton Buffalo et du slide guitariste Roy Rogers. Wendy s'est beaucoup inspirée des grands pianistes du blues comme Otis Spann, Memphis Slim et Sunnyland Slim ainsi que les spécialistes du boogie woogie, et notamment Albert Ammons, Pete Johnson et Meade Lux Lewis.

Plage rythmée et bien cuivrée, "Sonoma Country" ouvre l’elpee, une plage réminiscente des atmosphères propices à la danse de la Nouvelle Orléans. Sonoma County est un comté de Californie, situé au Nord de San Francisco. C’est là que Wendy est née. Remarquable, harmonieuse, sa voix est bien mise en exergue sur "Treat a woman", un excellent R&B, ponctué par la sortie de Keith Crossan sur son ténor saxophone. Elle chante d’une voix claire, en s’accompagnant au piano, "Sometimes I wonder", un blues lent qui ne manque pas de charme. Tout comme "Built to last", une plage imprimée sur un même tempo, alors qu’elle double ivoires et orgue Hammond. Le "Feel so bad" de Chuck Willis baigne au sein d’une atmosphère cool, dont se libèrent les interventions impeccables et empreintes d’une grande sensibilité de Steve Freund. Sa cover du "29 way" de Big Joe Turner est syncopée. Le tempo enlevé. La section rythmique porte les musiciens, alors que Freund reste constamment aux aguets sur ses cordes! Wendy et son partenaire Kirk Harwood chantent en duo "Folks like you", un blues cool co-écrit par Steve Freund. Et ce dernier s’autorise un envol saturé de feeling, proche du style de Peter Green. Autre blues indolent, "I want to believe you" accorde une totale liberté au talentueux Steve. Le rythme opère son retour pour "Never be too much". Sur ses ivoires, Wendy s’y révèle éblouissante. Swing blues, "Trouble" célèbre le come-back des cuivres. De bonne facture, cet elpee s’achève par la ballade "Everybody's crying for something".

 

J Dilla aka Jay Dee aka James Dewitt Yancey

Dillanthology 3 : Dilla’s Productions

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Pour l’histoire, James Dewitt Yancey aka J Dilla ou encore alias Jay Dee a été l’un des rappeurs les plus intéressants de ces 15 dernières années. Issu de la scène hip hop underground de Détroit, ce rappeur au style unique possédait surtout ce don de rendre ses productions et ses différentes collaborations uniques en leur genre. Souvent copié, jamais égalé, il constitue encore aujourd’hui une véritable référence auprès d’artistes contemporains. On lui doit, entre autres, les succès des excellents « Donuts » et « Rough Draft », tous deux signés sur le fameux label underground Stones Throw Records. Mais aussi différents ouvrages concoctés en compagnie d’artistes réputés tels que Busta Rhymes, The Roots, Common, Slum Village (NDR : au sein duquel il a milité jusqu’en 2000) ou encore A Tribe Called Quest. Victime d’une crise cardiaque, il est disparu prématurément en 2006. Néanmoins, les œuvres posthumes de J Dilla font apparemment recette, puisque comme son nom l’indique, ce « Dillanthology 3 : Dilla’s Productions » constitue le troisième volume d’une trilogie éditée après sa mort.

Ce chapitre devrait boucler logiquement cette série « Dillanthology » ! Pour rappel, le premier chapitre se consacrait aux différentes productions classiques de l’Américain, pour des artistes comme The Pharcyde ou encore Erykah Badu. Le second proposait des remixes de Mr. Dilla himself pour De La Soul ou même Spacek. Et, last but not least, le troisième nous invite à replonger dans la carrière solo de ce personnage mythique. Outre le tube « WorkinOnIt », figurent sur ce disque la pépite « Raw Sh*t » de Jaylib, énième pseudo utilisé par J Dilla au moment où il militait aux côtés de Madlib. Le très remuant « Reality Check » featuring Black Thought, emcee charismatique et surtout un des leaders du combo The Roots. Ou encore le très groovy « So Far To Go », auquel collaborent Common et D’Angelo. Un trio pour clore cette superbe trilogie commémorative. L’esprit (défunt) de ce génie du hip hop vient nous en mettre plein la vue ! Recommandable et à écouter à grosses doses !

 

Dew-Scented

Impact

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D'une redoutable efficacité, le trash metal de Dew-Scented sonne résolument moderne. Pourtant, il réveille des souvenirs chez ceux qui, dans les années 80, ont succombé à une certaine nouvelle vague dont les piliers avaient pour nom Exodus, Testament, Death Angel et surtout Slayer. Car "Impact", dès les premières mesures, nous renvoie à l'époque bénie de "Reign in Blood", l'album de référence de la scène trash américaine. Même énergie, même son, même rage... Si bien qu'on se demande, à l'issue de son écoute, si "Impact" n'aurait pas dû être l'album dont Slayer devait accoucher après "Seasons on the Abyss". A ce point là ! Comme The Haunted et Raise Hell, Dew-Scented peut aujourd'hui se targuer d'être un des rares combos à porter bien haut l'étendard sanglant du trash carré et violent. Tout au long de cette deuxième offrande, il enfonce le clou avec une classe indéniable sans jamais tomber dans les clichés éculés, sans devenir une sorte de parodie d'un style qui commence tout doucement à renaître de ses cendres. Chaque titre est une véritable démonstration de précision, ponctuée d'une avalanche de riffs plus implacables les uns que les autres. Si la sortie du nouveau Slayer vous rend nerveux ou vous semble trop éloignée, plongez sur cet "Impact", vous n'en sortirez pas indemne.

 

J Dilla aka Jay Dee aka James Dewitt Yancey

Welcome 2 Detroit

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Son nom ne vous a pas l'air familier ; et pourtant l'homme est une grosse pointure du milieu hip hop américain. Leader du groupe Slum Village, membre du collectif de producteurs Soulquarians (qui épingle entre autres Guestlove des Roots), sa carte de visite mentionne la mise en forme d'œuvres relevant d'artistes comme Common, Busta Rhyme, ou encore A Tribe Called Quest… Bref, même s'il signe ici son premier album solo, autant dire que nous avons affaire a un vétéran. Son expérience se fait clairement sentir dans ses morceaux ; et malgré une pochette plutôt " lascar ", la diversité musicale et la qualité de l'album sont grandement appréciables. Depuis le jazz habilement remanié de " Think Twice ", inspiré par Donald Byrd, à l'electro " Big Booty Express ", en passant par l'hommage à Earth Wind and Fire sur " Brazilian Groove " et l'explicite " Rico Suave Bossa Nova ". Ajoutons y du hip hop efficace (" Featuring Phat Kat ", " African Rythms ") et du rap tonitruant (" Come Get it " ou encore " Pause "). La grande variété des titres réunis sur ce disque montre que Jay Dee maîtrise son affaire, d'autant plus que le tout est très homogène. Seul bémol : à peine 40 minutes pour une tel disque, c'est un peu trop court à mon goût.