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Dreamend

So I ate myself, bite by bite

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Dreamend c’est le projet de Ryan Graverface, le guitariste/bassiste de la formation électro-psyché expérimentale Black Moth Super Rainbow. Mais ce projet, il le veut beaucoup plus organique, privilégiant par exemple, sur ce dernier opus, le banjo, le xylophone, les grattes acoustiques (parfois électriques), le piano et l’orgue. Sans oublier ses vocaux qu’il dispense en falsetto, un peu à la manière de Danielson. Quant aux interventions électroniques (NDR : pour la plupart des arrangements), il les intègre aussi judicieusement que parcimonieusement.

« So I ate myself, bite by bite » est un concept album qui raconte l’histoire d’un meurtre perpétré par un tueur en série. Et les 12 morceaux forment le puzzle de ce récit, nous plongeant dans des atmosphères différentes, toutes en nuances. Sur chaque compo, il traite presque systématiquement un de ses instruments en boucle, un processus auquel il a même recours pour la voix, sur « A thought », une plage au cours de laquelle il répète sous des profils mélodiques différents, la phrase ‘I cannot stop in the middle’. Tout au long de ce disque, Ryan brouille les lignes entre la beauté et le macabre. On passe ainsi allègrement de l’insouciance au drame. Et tous ces sentiments, il parvient à nous les communiquer à travers sa musique. De cette œuvre, on ne peut cependant pas passer sous silence le final de plus de 10 minutes, « An admission », un morceau de noise (shoegazing ?), structuré en crescendo, en couches, une piste qui aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre le Floyd période « A Saucerful of Secrets » (NDR : pensez à « Set the control for the heart of the sun ») et 16 Horsepower. Impressionnant ! “So I ate myself, bite by bite” est paru en 2010 et le prochain album, “And the Tears Washed Me, Wave After Cowardly Wave” est déjà annoncé.

Dreamend

As if by ghosts

Écrit par
Pressé à 3.000 exemplaires, le premier elpee de cette formation chicagolaise, pas insulaire comme on pourrait le croire, a la particularité d’habiller chaque disque d’une pochette unique. En fait si la structure est identique, la photographie cadrée en surface est différente. Une photographie issue du début du XXème siècle. En outre, chaque digipack bénéficie de la présence d’une page arrachée d’un roman, d’un bouquin ou d’un livre scolaire. Si Dreamend émarge au postrock, il possède l’énorme avantage de disposer d’un excellent chanteur. Dont la voix éthérée, cristalline, rappelle parfois Billy Corgan circa « Adore ». Ce qui ne l’empêche pas de privilégier les parties instrumentales. Musicalement, la formation réalise la fusion parfaite entre Mogwai, Kitchens Of Distinction, Cure, Cocteau Twins, Broken Social Scene, Godspeed You ! Black Emperor, Spiritualized, Explosions in The Sky, Jesus & Mary Chain, Do Make Say Think, Sigur Ros, My Morning Jacket, Low et Cowboy Junkies. Que du beau monde! Beaucoup de guitares donc. Atmosphériques, méditatives, tempétueuses, torturées, psychédéliques, visionnaires, spectrales, majestueuses ou languissantes. Mais qui couplées à un xylophone peuvent déboucher sur des sonorités absolument envoûtantes. Mais aussi des drums caressés ou maltraités, un banjo épilé ou une slide gémissante. Toute une structure qui ne néglige pourtant pas le format pop contagieux. A l’instar de « Slide song » qu’on a envie de fredonner à chaque écoute et que je ne parviens plus à chasser de mon esprit. Excellent !