La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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How To Dress Well

The Anteroom

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En dix années, Tom Krell est parvenu à se réserver une place au soleil au sein du paysage electronic/r’n’b américain et à récolter les faveurs de la presse. Pourtant, il faut bien avouer que la discographie de l’Américain est inégale. Ainsi, on se souviendra que son dernier album, davantage orienté vers la pop, avait été loin de faire l’unanimité. On espérait donc un retour aux sources pour son cinquième opus, “The Anteroom”.

Et How to Dress Well comble nos espérances, puisqu’il vient de graver un de ses meilleures elpees à ce jour. Tom Krell y développe une musique électronique aux rythmes complexes. Plusieurs écoutes sont d’ailleurs nécessaires avant d’appréhender cette expression sonore faussement minimaliste qui baigne au cœur d’une atmosphère austère. Il y a bien quelques titres plus rythmés, mais en général ils ne sont guère propices à faire danser toute la nuit. Bref, tout au long du cinquième opus de H.T.D.W., Krell dévoile résolument une facette mélancolique de sa musique à travers sa splendide voix aux accents r’n’b.

How To Dress Well

Care

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Sur les traces du flamboyant James Blake, une certaine scène r&b alternative, mais bien soul, s’est constituée autour d’artistes comme Chet Faker, FKA Twigs, Blood Orange, Frank Ocean ou encore l’Américain Tom Krell. C’est ce dernier qui nous intéresse dans cette chronique. Il a choisi le bel et élégant patronyme de How To Dress Well pour publier ses compos… suaves. Et il vient d’en publier sur « Care », un 4ème opus, bien plus facile d’accès que ses précédents, une œuvre qui le place encore un peu plus du côté pop de la force… une pop mutante, terriblement contemporaine, alimentée par une instrumentation électro syncopée. Etrangement chaleureuse et glaciale à la fois, elle est, en outre, soulignée par la voix veloutée de Krell ; un falsetto qui se révèle parfois, très ‘cheesy’ (« Lost You/Lost Youth », « Anxious »). Bref, tout au long de ce « Care », Krell a le bon goût de distribuer de délicieuses sucreries acidulées.

 

Little Black Dress

Dunes (Ep)

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Quatre titres, c’est un peu maigre pour se forger une idée ; mais qui suffisent parfois à plomber définitivement tout jugement.

Ici, l’impression générale reste positive après ces quatorze minutes de plongée en apnée dans les années 90.

Croisement malicieux entre Cure, Slowdive, et Swervedriver, la photo des Pale Saints accroché en bandoulière, « Dunes » ravive son quota de bons souvenirs aux mélancoliques…

Pas encore assez personnel mais néanmoins prometteur.

A noter qu’un second Ep quatre titres (« Don’t Worry Baby ») est aussi disponible.

 

Funeral Dress

Global Warning

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Funeral Dress. Malgré ce patronyme taillé sur mesure pour un combo Doom Metal, nous sommes bien en présence de Punk. Le combo flamand n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai, puisque « Global Warning » constitue déjà son huitième album studio en presque 22 ans d’existence (et énormément de changements de line up). Fans de Green Day, Good Charlotte et autres Sum 41, passez votre chemin, car Funeral Dress ne joue pas du punk pour fils à papa en pleine crise d’adolescence. Non, Funeral Dress joue du punk, du vrai. Qui sent la rue, la bière et le crachat. Le groupe use et abuse d’ailleurs de tous les clichés inhérents au punk pour affirmer son appartenance à ce style musical. Musiciens tatoués à la chevelure en crête (NDR : à l’instar du crâne qui orne la pochette de l’album d’ailleurs). Chansons contestataires (« Renegade Generation », « California »), voulant choquer le peuple (« Belgium’s Burning ») ou rendant hommage à l’icône incontournable du défunt club new-yorkais CBGB’s  (« CBGB’s »). Rien ne nous est épargné, et pourtant la sauce prend. On s’agite, on pogote. Quelques moments forts comme le très ‘Ramonesque’ « Rebel Radio, « Burn’Em Down » ou encore la reprise des Abrasive Wheels nous font même remonter un glaviot de salive jusqu’en haut de la gorge. Vous l’aurez compris, Funeral Dress n’invente rien. Mais il le fait bien.

Dress

Self important

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Premier album pour ce trio amstellodamois responsable d'une musique plutôt sombre, glacée, ténébreuse même. Une sorte de noisecore qui puise essentiellement son inspiration chez Placebo, Slint, Sonic Youth et pour son climat filmique, Mogwai. Vous ne serez donc pas étonnés d'apprendre que leurs chansons soient particulièrement mélancoliques. Et que le sens mélodique des chansons en soit très affecté. Au point même de susciter une certaine morosité au fond de votre être. C'est d'ailleurs ici, à mon humble avis, que le bât blesse. Ce qui n'empêche pas cet opus de receler deux superbes compositions qui répondent au nom de " Portrait of a painter " et " Search for one ". Mais deux titres sur un album, c'est un peu maigre à mon goût…

 

Goya Dress

Dress rooms

Si Goya Dress présente certaines affinités avec le Throwing Muses contemporain, au fil du temps cette impression s'estompe, pour finalement disparaître totalement. En fait ce trio aux deux-tiers féminin, cherche à faire vibrer la corde sensible de la vulnérabilité à l'aide d'une musique intimiste, mystérieuse, syncopée (Everything But The Girl? Week End?), dont les impulsions conflictuelles sont manucurées d'arrangements méticuleux, veloutés, somptueux. Produit par John Cale, " Dress rooms " arbore une formidable richesse de sentiments. Tour à tour juvéniles, satiriques, frivoles mais également graves. A l'instar de PJ Harvey. A travers des chansons dont la poésie satirique conjuguée aux accords de piano glacés, vibrants, et au vocal limpide, féroce d'Astrid Williams nous rappelle quelque part Kate Bush, mais dans sa période la plus décapante. Superbe!