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Dropkick Murphys

Un public conquis d’avance…

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Il y a 29 ans que Dropkick Murphys distille un blend de folk irlandais et de punk/hardcore US. En ‘live’, sa notoriété ne fléchit pas. Pour preuve, il remplissait, il y a tout juste 2 ans, Forest National, et était programmé sur la ‘main stage’ de Werchter, l’été dernier. Pas étonnant donc que la Lotto Arena d’Anvers soit pleine à craquer, au lendemain de son concert à la grande salle du Ziggo Dome d’Amsterdam. Récit d’une soirée ouverte par deux autres bands invités : Gogol Bordello et The Scratch.

Il faut s’armer de patience pour rejoindre la Lotto Arena. Que ce soit sur la route, dans le parking ou encore accéder aux vestiaires, les files sont légion. Heureusement qu’il n’y a pas d’autres artistes prévus ce soir au Sportpaleis voisin, sinon on imagine la cohue dantesque qui aurait pu se produire. Une fois entré, on ne compte plus les fans aux t-shirts à l’effigie du band de Boston ou aux logos de stars du hard rock. Des looks rockabilly, parfois skinheads ou encore des bérets à la Pinky blenders : pas de doute, on est dans la bonne salle.

The Scratch ouvre les hostilités. Bien que les musicos soient de purs sangs irlandais (NDR : originaires de Dublin), sa musique lorgne davantage vers le heavy metal que la ‘celtique’. Au centre, assis, le chanteur actionne une batterie minimaliste. Composée d’une grosse caisse à pédale, il tambourine en même temps sur un bodhrán, un instrument de percussion gaélique, seule trace au sein du band de ses racines irlandaises. Car sa voix gutturale est plutôt proche de celle de Lemmy Kilmister. Quant au bassiste, sis à sa gauche, sa chevelure longue et son short évoquent plutôt à un militant de l’acid rock vintage. Sur la droite, une guitariste folk complète le trio, qui a bien du mal à combler la grande scène. En outre, seules vingt petites minutes lui sont allouées. Pas de quoi chauffer la salle, ni votre serviteur (Photos Geert De Dapper ).

Heureusement, Gogol Bordello enchaîne, et reste une valeur sûre. A son apogée, la formation constituait l’une des têtes d’affiche du festival de Dour (2008). Ou encore était capable de remplir l’Ancienne Belgique (2014). Sans compter l’invitation sur scène par Madonna (NDR : et notamment une prestation très médiatisée au Live Earth 2007). Originaire de New-York, c’est plutôt vers le folk gipsy de l’Est que le combo puise ses influences. Pour preuve, une grande banderole aux couleurs de l’Ukraine, ponctuée d’un point levé et du message ‘Solidaritine’ » est projetée en arrière-plan. Une scène où on reconnaît le violoniste Sergej Rjabcev, à l’éternel look de capitaine, et à l’énergie toujours débordante malgré ses 66 balais. Le leader Eugene Hutz et son look de gitan, n’a rien perdu de sa verve non plus. Un deuxième percussionniste et chanteur, sosie de Danny DeVito, vient lui prêter main forte. On remarque aussi la présence d’une jeune accordéoniste, en tenue sexy, qui complète le line up classique guitare/basse/batterie.

Le set commence en force par « I would never wanna be young again » et embraie par le tube « Not a Crime ». Le public est peu réactif et concède juste quelques applaudissements polis. Il faut attendre la moitié du set et le judicieusement intitulé « Dance around the fire » pour observer un peu de pogo dans la fosse. Deux invitées, à nouveau jeunes et sexy, viennent alors compléter le line-up. Une guitariste et une deuxième choriste à la coupe de cheveux bird. Malgré une volonté, sur le podium, de bouger dans tous les sens, d’alterner les styles musicaux (NDR : parfois un peu trop… et on se perd entre du Manu Chao et le band russe Leningrad), l’ambiance ne décollera jamais. Même en terminant sur « Start wearing purple » et « Pala tute », on attendra donc de les revoir dans de meilleures conditions (photos Geert De Dapper ici).

Dropkick Murphys a lutté contre vents et marées durant ses 29 années d’existence. Du line-up original, il ne reste que le batteur Matt Kelly. Ainsi que Ken Casey, ancien bassiste et backing vocal, mais dorénavant chanteur (NDR : malgré ses limites ; et on vous explique pourquoi, ci-dessous). Le fondateur Rick Barton, mais surtout l'ancien chanteur Mike McColgan (NDR : qui milite dorénavant au sein de Street Dogs) manquent cruellement à la formation. Mike avait pour atouts majeurs, une voix rauque et une carrure d’ancien militaire. En comparaison, Ken Casey fait pâle figure.

Mais ne boudons pas notre plaisir. Les intros musicales alignent « If the kids are united » de Sham 69, hymne scandé en chœur par la foule, puis « The foggy dew » (NDR : à l’origine une chanson traditionnelle des Chieftains), interprété par la voix douce de Sinéad O’Connor. C’est d’ailleurs sur un fond brumeux, digne des Highlands, que le patronyme du band s’affiche sur l’écran vidéo. Le visuel et le light show (souvent vert et orange, aux couleurs de l’Irlande) vont contribuer à rendre le show plus entraînant.

La horde de musiciens déboule sur scène. Et ils sont nombreux. Outre le guitariste, le bassiste et le percussionniste, on repère un banjoïste qui va apporter sa touche personnelle tout au long du spectacle. Sans oublier l’accordéoniste, et occasionnellement un joueur de cornemuse. Le leader quant à lui, à l’instar de Nick Cave, prend plaisir à venir au contact des premiers rangs et à les inciter à reprendre les refrains. C’est déjà le cas dès le titre d’ouverture (« Captain Kelly’s kitchen »), caractérisé par son chorus ‘Me toora Loora lady’ entonné par les aficionados. Tout au long de l’hymnique « The boys are back » des images de combats d’hockeyeurs défilent sur l’écran. Et dans le même esprit, l’autoroute est toute tracée pour « Sunshine highway ». Sollicités par le leader, les circles pits et autres murs de la mort s’organisent rapidement au sein de la fosse. Dropkick Murphys nous réserve, en primeur, un nouveau titre : « Stand with us ». Déjà extenué, Ken Casey s’éclipse alors en coulisse, et cède le relais, au micro, au bassiste, dont la voix, proche de Bruce Dickinson, collerait mieux à un combo de heavy metal. La repise du « Body of an American » des Pogues relance les pogos, et nonobstant son ton plus hardcore, digne de Sick of it all, « Citizen C.I.A » entretient le mouvement. Inévitablement la cover de « It's a long way to the top (If you wanna rock'n'roll) » d’AC/DC baigne dans le hard rock. L’accordéon, la guitare sèche et la mandoline suppléent provisoirement la sixcordes électrique sur la folk song folk culte « Rose tatoo ». Ken montre quand même ses limites au chant. Parfois, il oublie (ou néglige) certains couplets des chansons ; et tout au long de « Irish rover », Ronnie Drew et Shane McGowan doivent se retourner dans leurs tombes…

Mais conquise d’avance, la foule ne lui en tient rigueur ; et pas le temps de souffler, en rappel, « I am shipping up to Boston », caractérisé par son intro au banjo, déclenche à nouveau une hystérie et des mouvements au sein de la fosse. Même si le band n’invite plus, comme jadis, ses fans à venir danser sur l’estrade, le sol tremble quand même. Et la foule reprend en chœur le ‘Way-yooo’ du refrain. « Worker’s song » vient clôturer une soirée déjà bien riche, avant d’attaquer les files qui nous attendent à la sortie, tout en fredonnant encore l’un ou l’autre titre, pendant que l’on quitte la métropole… (photos Geert De Dapper )

Organisation : Live Nation)

 

Dropkick Murphys

Live On Lansdowne – Boston MA

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Depuis neuf ans, les Dropkick Murphys célèbrent chaque année, la Saint-Patrick, la fête nationale Irlandaise, en public, dans leur fief de Boston. Nous disposions déjà d’un aperçu audio des festivités vécues en 2002, sur l’énorme « Live On St. Patrick’s Day ». Lors de l’édition 2009, les Dropkick ont vu les choses en grand. « Live On Lansdowne – Boston MA »  constitue le vibrant témoignage de ces sept concerts accordés au Lansdowne de Boston, entre le 12 et le 17 mars de l’année dernière. Que toutes celles et tous ceux qui, comme nous, n’ont pas eu la chance d’assister à l’événement se rassurent. Ils pourront désormais se délecter du magnifique digipack consacré à un de ces concerts, en version audio et vidéo.

Quel  bonheur de voir et d’entendre les Dropkick Murphys surexcités interpréter vingt titres de leur punk rock celtique unique, devant une foule en délire bien décidée à faire la fête. Le combo punk fait la part belle aux instruments traditionnels de la musique celtique : cornemuse, flûte, banjo, accordéon. C’est d’ailleurs leur marque de fabrique. Pour l’occasion, un pianiste, des violonistes et des violoncellistes complètent le line-up. Pendant une heure et seize minutes, les moments forts succèdent à d’autres, plus forts encore. Tout au long du très celtique « Johnny, I Hardly Knew Ya », par exemple, ce sont huit petites filles de la ‘Forbes Academy Of Irish Dance’ qui accompagnent le groupe de leur danse traditionnelle irlandaise. Lors de « The Dirty Glass », Liza Graves, la chanteuse du groupe punk féminin Civet, se réserve les vocaux. Sur « Kiss Me, I’m Shitfaced » le groupe exhorte carrément toutes les filles à monter sur les planches pour chanter et danser. Et en apothéose, les Dropkick invitent les Mighty Mighty Bosstones à les rejoindre, pour interpréter un « I'm Shipping Up To Boston » plus festif que jamais.

Sans conteste l’achat du mois, si vous souhaitez prendre du bon temps… 

Dropkick Murphys

Quand la bière est tirée, il faut la boire…

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Depuis leur création en 1996, les Dropkick Murphys ont fait du chemin. Ces Bostoniens sont devenus un groupe incontournable de la scène punk et le nombre de leurs fans augmentent de jour en jour. Pour en avoir la preuve, il suffit de faire un détour par leur site internet. Vous y découvrirez ainsi des tas de personnes, issues du monde entier, qui se tatouent les emblèmes de leurs idoles sur le corps.

Ayant subi quelques modifications au sein de leur line up, les Dropkick sont aujourd’hui désormais sept pour imposer leur style punk folk. Et ils y parviennent d’une manière remarquable tout au long de leur dernier album, paru en 2007 : « The meanest of times ». Ils réussissent en effet une nouvelle fois, tels des alchimistes des temps modernes, à marier la musique celtique avec leurs propres sonorités punk.

A l’origine, prétexte pour se retrouver et vider quelques bières, cette formation est devenue un groupe de renommée internationale qui fait désormais partie du paysage musical américain. Ils ont d’ailleurs connu un moment de gloire, en figurant sur la bande originale du dernier film de Martin Scorcese, ‘The departed’, avec leur titre  « I’m shipping up to Boston ».

A l’occasion de leur tournée en Europe, les Dropkick Murphys sont passés par la Belgique pour accorder une représentation unique à l’Ancienne Belgique. C’était le 7 avril dernier. Nous les avons rencontrés deux heures avant leur concert. Nous interrompons Scruffy Wallace, joueur de flûte et de cornemuse, dans la mise à jour de sa page MySpace où il vante les mérites de notre pays. Il répond avec gentillesse et convivialité à nos questions autour d’une Budweiser.

Est-ce que la première fois que vous vous produisez en Belgique ?

Personnellement, c’est la sixième fois que je viens en Belgique. On a participé à de nombreux festivals, notamment celui de Werchter. Vos bières sont géniales... Un peu trop peut-être... La dernière fois que je suis passé par Bruxelles, j’ai terminé la soirée à 5h du matin, porte de Hal. J’avais un peu abusé de la Duvel... Sinon, le public est vraiment formidable, c’est justement ce que j’écrivais sur la page MySpace des Dropkick Murphys.

Vous avez participé à la bande originale du dernier long métrage de Martin Scorcese, ‘The Departed’. Comment une telle aventure a-t-elle pu vous arriver ? Avez-vous rencontré le réalisateur ?

On ne l’a malheureusement jamais rencontré. C’est le manager qui a tout organisé. Scorcese tournait un film sur la mafia de Boston et il recherchait un groupe local pour donner plus d’authenticité à son scénario. Il nous a choisis. C’était vraiment incroyable ! Ce film a fait un tabac au box office en plus ! Scorcese a récolté plein d’oscars pour ce film... D’ailleurs, après la cérémonie, il est allé voir les journalistes pour leur dire : ‘Je suis impardonnable, dans mes remerciements, j’ai oublié les Dropkick Murphys !’.

Le succès de ce film vous a ouvert les portes du grand public. Désormais, la ménagère de moins de 50 ans peut chanter ‘Fuck, I’m drunk’, dans sa cuisine ! Que pensez-vous de ce succès commercial ?

On a fait ce qu’on devait faire... La chanson « I’m shipping up to Boston » n’a pas été écrite pour le film mais pour notre album « The warriors code ». On a effectivement enregistré une hausse dans la vente de nos albums. Une chanson qui nous booste, c’est excellent. On n’a pas changé, on ne se prend pas la tête. On joue toujours la musique qu’on a envie de jouer....

Etes-vous êtes engagés politiquement ? Soutenez-vous un candidat particulier pour les élections présidentielles aux USA ?

On n’a rien à voir avec la politique. Ce n’est pas notre affaire. Les artistes derrière les candidats, ce sont des tocards. Ce n’est pas parce qu’on joue de la musique qu’on doit donner son avis...

Si tu devais t’exiler sur une île déserte, en ne disposant du droit de n’emporter qu’un seul disque. Lequel choisirais-tu ?  

(sans la moindre hésitation) : «  Reign in blood » du groupe Slayer.

Je suppose que la plupart de vos aficionados ultras sont issus de Boston. Mais vu vos influences celtiques, recueillez-vous autant de succès en Irlande et en Ecosse ?

On bénit tous ceux qui suivent le groupe. Ce public veut faire la fête et partager un bon moment en notre compagnie, en buvant de la bière notamment. On véhicule le même état d’esprit dans tous les pays que nous traversons.

Avez-vous déjà des projets pour un nouvel album ? Ou des idées pour de nouvelles chansons ?

On commence en effet à enregistrer certaines chansons. On réinvente. Mais c’est normal, c’est notre moyen de subsistance. C’est notre métier. On doit donc garder notre processus de création... et en particulier pour tous nos fans. 

Aimablement invité par Scruffy Wallace, nous avons donc assisté au concert dans une Ancienne Belgique pleine comme un œuf et dans une ambiance survoltée. Les slams se sont enchaînés toutes la soirée au son des nombreux succès des Dropkick Murphys qui ont l’art de satisfaire leurs fans. Ils y ont notamment interprété leur version de l’hymne écossais et la populaire ballade irlandaise « The wild rover ». Pendant 1h30 de concert, les Dropkick Murphys ont enchaîné les morceaux, ne s’accordant aucun répit pour souffler tout en mettant littéralement le feu au public. Ils inviteront même toutes les demoiselles à monter sur le podium pour participer à l’interprétation de leur morceau « Kiss me, I’m Shitfaced ». Après s’être fait désirer quelques minutes, au son des ‘Let’s go Murphys’ scandés par le public, ils sont revenus accorder en rappel leur fameux « I’m shipping up to Boston », avant que la foule n’envahisse la scène... Bref, un concert qui restera dans les mémoires pour tous les fans de ces drôles de Bostoniens...