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Dub Inc.

Dub etc.

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Quinze ans que Dub Inc. parcourt les routes des tournées. C'est dire si le show des Français est bien rôdé. Professionnel, c'est le mot qui vient en premier pour qualifier le concert de ce mercredi. Tellement pro que notre photographe n’a eu droit qu’à prendre 4 clichés sans flash. Le groupe veut apparemment contrôler son image. Mais pro aussi parce que les Stéphanois ont donné au public ce qu'il était venu chercher : un concert sans temps mort où il a pu amplement participer. De dub, il n'en a été question que lors du premier rappel, le reste se résume à un condensé de musiques urbaines, entre rock, hip-hop, reggae et raggamufin, le tout teinté d’une petite pointe de raï due aux inflexions arabisante du chant de Hakim Meridja.

Le concert débute par un de leurs tubes. ‘Tout ce qu'ils veulent, c'est une claque dans la gueule’ scandent à l’unisson les deux MC sur de gros riffs de guitare. Le ton est lancé, les bras sont déjà levés. Les 350 personnes qui ont pu s'offrir un ticket, malgré le prix rédhibitoire (le cachet est, paraît-il, particulièrement élevé), sont déjà conquis. Un public, plutôt jeune, qui reprend souvent les paroles en choeur et ne se fait pas prier pour balancer les bras, lever le poing, ‘jumper’ ou hurler à l'incitation du collectif.

Les Français vont proposer une sorte de ‘best-of’ et iront donc généreusement puiser dans les anciens albums. Le deuxième track "Monnaie" figure par exemple sur "Dans le décor" qui date déjà de 2005. Et le set continue dans la veine raggamuffin par "Dos à dos", extrait de "Hors contrôle" (2010) puis enfin, ils abordent le nouvel elpee, "Paradise", en attaquant "A chaque nouvelle page". La température monte encore lorsque Dub Incorporation entame "Métissage" et devient torride sur "Bang bang". Petit intermède musette tout au long d’"Il faut qu'on ose", caractérisé par son accordéon de bal populaire avant que le collectif stéphanois se lance dans un freestyle final. Le rappel est l'occasion d'une ‘battle’ géante entre les parties droite et gauche du public. C'est bon enfant et la foule est ravie. Le show se termine par un jump collectif sur "It sounds good".

Il m'a été difficile de m'emballer sur cette musique, que j'écoute peu, et possède ses propres codes. Certains passages du set m’ont paru assez ‘cliché’, comme j'imagine un rasta peut considérer un rien too much certains comportements de rockeurs ou de technophiles. Mais ce n'était pas votre serviteur qui devait être convaincu et un petit sondage au sortir de la salle m'a permis de constater à quel point les fans étaient ravis. Les yeux rougis par la fumée de Jah, des centaines de créatures à bonnets sortent de la caserne, réjouies d'avoir vu leurs idoles, pendant que les Dub Inc. posent en compagnie de certains aficionados devant leur stand de merchandising qui tourne à plein régime...

(Organisation : les Ardentes)

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