Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Dylan Leblanc

Cautionary Tale

Écrit par

Ce songwriter yankee est seulement âgé de 25 printemps. Et il a déjà toute une histoire derrière lui. A l’âge de 15 ans, Dylan Leblanc commence à se produire sur la scène locale de sa ville natale Shreveport, en Louisiane. Il acquiert une expérience certaine et publie son premier elpee, en 2010, chez Rough Trade. Puis part en tournée. En première partie de Calexico. C’est son deuxième opus qui va lui ouvrir les portes du succès. Il assure alors le supporting act de Bruce Springsteen. Tout va donc alors pour le mieux, dans le meilleur des mondes. Quoique. Sa notoriété lui monte à la tête et il commence à abuser de la divine bouteille. Si bien que Rough Trade finit par rompre son contrat. Après un moment d’introspection, Dylan Leblanc revient à la surface et publie « Cautionary Tale ». Sur ce troisième LP l’Américain fait le point et aborde, dans ses lyrics, ses problèmes liés à l’alcool et sa famille. Des thèmes qu’il développe sur une musique folk/rock mélancolique et empreinte d’une grande sensibilité, dans l’esprit d’un Neil Young voire de Nick Drake.

Non seulement, l’elpee est impeccablement produit, mais lors des sessions, il est parvenu à parfaitement s’entourer. Si la sèche structure la plupart des compos, les autres instruments –violons, lap steel et cuivres– viennent enrichir l’ensemble, mais parcimonieusement. Et finalement, à l’écoute de ses chansons, on ne peut s’empêcher de penser à Cass McCombs voire –et c’est plus flagrant–Great Lake Swimmers, la voix réverbérée de Leblanc rappelant celle de Tony Dekker.

En espérant que « Cautionary Tale » permette au (toujours jeune) songwriter de se refaire une santé…

Dylan Leblanc

Cast the same old shadow

Écrit par

« Cast the same old shadow » constitue le second opus de ce chanteur/compositeur louisianais. Il fait suite à « Paupers Field », publié en 2010, un disque pour lequel il avait reçu le concours d’Emmylou Harris. Le nouvel elpee a été enregistré aux célèbres studios Muscle Shoals (Wilson Pickett, Aretha Franklin, Otis Redding) et coproduit par Trina Shoemaker, déjà détentrice de 3 Grammy Awards.

Reconnaissant pour influences majeures, Townes Van Zandt et Neil Young, ce jeune artiste possède une superbe voix. Fragile, torturée, elle emprunte tantôt les inflexions de Chris Isaak, parfois à Thom Yorke. En fait, il utilise sa voix comme un instrument. Et c’est elle qui guide l’expression sonore. Ce qui donne une coloration particulière à sa musique qui trempe pourtant dans de l’americana aux arrangements particulièrement luxuriants. Outre son backing band, il bénéficie circonstanciellement, de préposés à la steel guitar plutôt talentueux (Melvin Duffy, Wayne Bridge ou Pete Finney).

Malheureusement, la plupart des compos marinent un peu trop dans la mélancolie. Une mélancolie opiacée, presque maladive qui finit par plomber l’atmosphère de l’œuvre. On épinglera quand même le titre maître du long playing, une superbe plage que Dylan illumine d’accords de sèche en picking, dispensés un peu à la manière de Mark Kozelek (Red House Painters, Sun Kil Moon).