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Eddie Vedder

Manque de consistance…

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On approche les quarante degrés à l’extérieur. Des bouchons consécutifs à un accident de la circulation. 1h35 de trajet auquel il faudra ajouter deux heures à patienter dans les embouteillages. En débarquant à Anvers, il ne reste que plus ou moins 50 emplacements de parking. Ouf, il ne faudra pas se taper 5 km de marche avant d’atteindre la Lotto Arena. Qui accueille ce soir, Eddie Vedder, le chanteur du mythique Pearl Jam. Et, bien entendu, c’est sold out !

Le supporting act est assuré par Glen Hansard. Ce chanteur/compositeur/guitariste/acteur irlandais était le leader de The Frames, un groupe rock fondé en 1990. C’est en 2006 qu’il a embrassé une carrière individuelle. A son actif en solo, trois elpees : « A Season On The Line » (2016), « Didn’t He Romble » (2015) et « Rhythm And Repose » (2012).

La scène est réduite à sa plus simple expression. Le Dublinois s’installe tout devant. Il s’assied sur un siège haut et entame son concert armé de son unique gratte semi-acoustique. Le son est bon. L’artiste signale qu’il reviendra se produire dans la salle Roma, sise dans la métropole, en automne prochain. Pendant quarante bonnes minutes, il va essayer de mettre de l’ambiance. Parfois on a l’impression qu’il s’arrache les cordes vocales, pour essayer d’y parvenir…

Il entame le set par « Her Mercy », son dernier single. La version ‘live’ est autrement dépouillée que celle diffusée par les radios. En général, les morceaux s’ébrouent paisiblement et s’emballent en fin de parcours. La foule apprécie son récital. Votre serviteur, un peu moins. Sa prestation est trop fébrile. Ce qui lui fait perdre de son charme. A épingler quand même, une excellente reprise de « Vigilante man », un titre bien country, signé par le légendaire Woody Guthrie…

Eddie Vedder grimpe sur le podium à 21h30. Il y rejoint ses différentes grattes, électriques, acoustiques, semi-acoustiques et son ukulélé. Pas de grunge, ce soir, mais un concert qui sera largement ‘unplugged’. D’ailleurs, le natif de l’Illinois est seul sur les planches.

En début de show, les compos sont aussi dépouillées que le décor. L’image d’une rue est projetée en arrière plan. Eddie parle longuement avec l’auditoire entre chaque chanson. Quand un spectateur l’interpelle, il lui répond immédiatement. Et franchement, l’artiste ne manque pas d’humour. Qu’on pourrait même qualifier de décapant. Dans la salle, le service de sécurité fait la chasse aux smartphones et appareils photos. C’est moins marrant…

Une bande préenregistrée diffusant la B.O. de Batman précède l’entrée en scène de l’artiste. Qui entame son show par le « Brain damage » du Floyd, après avoir accordé sa gratte. Il enchaîne par deux compos issues du répertoire de Pearl Jam, « Sometimes » et « Wishlist ». Sa six cordes est offensive, vrombit. Sa voix décolle. Excellent ! L’auditoire apprécie.  

Le panorama a changé. Place à l’illustration d’un cirque, pendant la cover étonnante et légère du « The Needle And The Damage Done » de Neil Young. Tout au long de « I’Am Mine », « Off He Goes » et « Can’T Keep » de Pearl Jam, le public se lève, chante et applaudit l’artiste. La voix si caractéristique d’Eddie est superbe. Mais privées de la sauvagerie et de l’électricité du grunge, les nouvelles versions manque de consistance. Issu de « Ukulele songs », « Sleeping By Myself » est interprété à l’aide de cet instrument à cordes. Dont il se sert encore pour deux morceaux, « Satellite » et l’adaptation du « Again Today » de Brandi Carlile, mais soutenu par un quatuor à cordes constitué de 3 violonistes et d’un violoncelliste. Ce Red Lima String Quartet vide alors les lieux et est remplacé par un insert à l’alcool vendu dans tout bon ‘Brico’. Tout au long du « Better Man » de Pearl Jam, le public est invité à un exercice de karaoké. Nouveau changement de décor. Une toile tendue, censée représenter un ciel étoilé, laisse transparaître de petites lumières. La set list ne néglige pas la B.O. du film « Into the wild », et nous en réserve « For Behind », « Setting Forth », « Guaranteed » et « Rise ». Mais à l’issue des versions folk d’« Immortality » et de « Lukin » de Pearl Jam, votre serviteur commence à se lasser. Sans doute à cause de la chaleur, de la fatigue, du parcours pour arriver à destination et de celui qui lui reste à accomplir pour regagner ses pénates. Et il s’éclipse, sur la pointe des pieds…

(Organisation : Live Nation)

 

Eddie Vedder

Into The Wild (OST)

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Eddie Vedder n’a pas réfléchi deux fois lorsque son grand pote Sean Penn l’a contacté pour  illustrer musicalement son nouveau long métrage, « Into The Wild » (« En pleine nature » pour la VF). Prévu sur les écrans belges dès janvier, ce film au casting des plus respectables (Vince Vaughn, Catherine Keener, Marcia Gay Harden, William Hurt…) s’inspire de la véritable histoire d’un jeune diplômé qui, fatigué par la tournure prévisible que prend sa vie, décide de tout laisser tomber et de partir à l’aventure sur les routes indomptées du sud-ouest des States jusqu’aux splendides plaines enneigées de l’Alaska...

Si nos mirettes risquent d’en prendre pour leur grade devant le grand écran, comme le laisse présager la bande annonce, nos tympans ne seront pas en reste. Pour « Into the Wild », Vedder a composé onze morceaux contemplatifs et accrocheurs, que l’on imagine illustrer à merveille le tableau des paysages indomptés d’Alaska, mis en boîte par Sean Penn. Bien qu’il risque essentiellement de rassembler les fans de sa formation originelle, le compositeur s’autorise quelques introspections. Elles devraient envoûter l’ensemble des spectateurs qui seront charmés par l’œuvre cinématographique. Autant sur grand écran que sur disque, « Into the Wild » est un appel à la liberté qui ne laissera personne de marbre.

Msn:

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6202931

i-tunes:

http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=262244806&s=143446