Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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Didier Deroissart

Didier Deroissart

Le vendredi 21 août, Djo partagera l'affiche avec YUNGBLUD, TURNSTILE, Major Lazer, Roxy Dekker, Geese, KI/KI et Adriatique, entre autres. Egalement confirmés pour le 22 août 2026 : Florence + The Machine, Deftones, New Wave, Underworld, Amyl and the Sniffers, Novah, Kettama, Dijon, Dom Dolla, Kölsch, Pegassi, Wet Leg et Wunderhorse. Dimanche : Tyler, The Creator, SOMBR, Zara Larsson, Parcels, Blood Orange, Pendulum (DJ set), Bazart, Denzel Curry, Dimension et Purple Disco Machine. D'autres noms seront annoncés prochainement.

http://www.pukkelpop.be

Mardi 30 juin 2026 - LP - Olt Rivierenhof, Anvers

Mercredi 01 juillet 2026 - Ali Wong- Stadsschouwburg, Anvers

Samedi 01 juillet 2026 - Counting Crows - Olt Rivierenhof, Anvers

Mercredi 12 août 2026 - Goose - Olt Rivierenhof, Anvers

Jeudi 13 août 2026 - Goose - Olt Rivierenhof, Anvers

Samedi 10 novembre 2026 - Aries Spears - La Madeleine, Bruxelles

http://www.livenation.be

 

Dimanche 12 avril 2026 è 16h30 –  Mario Adrion – Arenberg, Anvers

Dimanche 12 avril 2026 à 20h15 - Mario Adrion – Arenberg, Anvers

Jeudi 17 juin 2026 –  Accept –  Grasspop Metal Meeting, Dessel

Mercredi 04 novembre 2026 –  The Kid Laroi – Forest National, Bruxelles

Dimanche 13 décembre 2026 –  Accept – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 18 novembre 2026 - Freya Sky –  La Madeleine, Bruxelles

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Dimanche 12 avril 2026 è 16h30 – Mario Adrion – Arenberg, Anvers

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Jeudi 17 juin 2026 – Accept – Grasspop Metal Meeting, Dessel

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Dimanche 13 décembre 2026 – Accept – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 18 novembre 2026 - Freya Sky – La Madeleine, Bruxelles

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Mercredi 18 mars 2026 - Soirée jazz : Ivan Paduart & Bert Joris - Centre culturel René Magritte, Lessines

Samedi 28 mars 2026 - Dark wave, post-punk : This is not a Dark Fest 3 - Centre culturel René Magritte, Lessines

Jeudi 16 avril 2026 - Gospel, soul, rhythm & blues : Michelle David & the True Tones - Centre culturel René Magritte, Lessines

Jeudi 04 juin 2026 - Lionel Beuvens quarted feat. Takumi Nakayama - Centre culturel René Magritte, Lessines

Mardi 17 novembre 2026 - Manu Lanvin - Centre culturel René Magritte, Lessines

https://www.ccrenemagritte.be/genre/musique/

vendredi, 13 février 2026 19:12

Un spectacle titanesque !

Ce vendredi 13 février, Avatar présente son Metal Circus sous les projecteurs de l’Ancienne Belgique. Fondé en 2001 à Göteborg, le quintette suédois, maquillé et volontiers théâtral, s’impose depuis comme une formation explosive dont l’identité visuelle et sonore déroute et fascine. Le combo enchaîne chorégraphies millimétrées, effets spéciaux et guitares déchaînées, tandis que Johannes Eckerström se transforme en une créature cinématographique évoquant tour à tour le Joker ou The Crow. S’appuyant sur des opus tels que « Feathers & Flesh » (2016), « Avatar Country » (2018) ou le plus récent « Dance Devil Dance » (2023), le band continue d’explorer un univers foisonnant sans jamais perdre son énergie brute. Sur les planches, Avatar offre une expérience totale, oscillant entre riffs survoltés et extravagance spectaculaire.

Si la tête d’affiche véhicule incarne parfaitement l’image de personnages excentriques, les premières parties repoussent tout autant les frontières du raisonnable. Pour ouvrir la grande messe métallique, Avatar convie dans son sillage les Norvégiennes de Witch Club Satan et les redoutables Néo‑Zélandais d’Alien Weaponry.

Witch Club Satan, trio norvégien fondé en 2022 à Oslo, est une formation entièrement féminine – Nikoline Spjelkavik (guitare et chant), Victoria Røising (basse et chant) et Johanna Holt Kleive (batterie et chant) – dont l’esthétique puise dans le théâtre (également), le féminisme et la sorcellerie. Pour leur première date en Belgique, les trois musiciennes se présentent sur les planches à 18 h 45 précises. Drapées dans leurs robes crochetées, coiffées de cornes, elles surgissent d’un imaginaire rituel plus que d’un banal car de tournée.

Dès que « Hysteria » résonne, le cérémonial démarre sans préambule : les incantations grondent, les hurlements de « Mother Sea » s’élèvent tels des cris perdus dans une forêt infernale. Ce n’est pourtant qu’un prélude à la déferlante qui suit. Les cuivres éclatent, les robes tombent, et le trio, sous « I Was Made By Fire », « Black Metal Is Krig » et la conclusion « Solace Sisters », transperce littéralement nos tympans d’un trident sonore incandescent. Le combo livre une prestation hypnotique, féroce et totalement habitée (page ‘Artistes’ ici photos ). 

La deuxième formation à fouler le podium impressionne immédiatement : Alien Weaponry, trio néo‑zélandais de heavy metal originaire d’Auckland et établi à Waipu, implique le batteur Henry de Jong, le guitariste Lewis de Jong et, depuis 2020, le bassiste Tūranga Morgan‑Edmonds. Tous trois puisent dans leurs racines maories une part essentielle de leur identité musicale, écrivant et interprétant plusieurs titres dans leur idiome.

Le spectacle démarre lorsque Henry de Jong se dresse face à ses fûts, et déclenche un haka fulgurant. Ses deux comparses surgissent ensuite sur le podium et s’en emparent totalement. La puissance du haka, sa tension et son intensité bouleversent l’auditoire. Sous « Rū Ana Te Whenua », extrait de leur remarquable opus « Te Rā », la salle se soulève. Leur métal devient un cri, une incarnation farouche d’espoir et de résistance.

Lewis de Jong impressionne, ses dreadlocks descendant jusqu’aux talons ; le trio joue à corps ouvert, incarnant sa culture avec une sincérité désarmante. Leur présence sur les planches s’avère magistrale. « Te Riri o Tāwhirimātea » embraie : guitare vibrante, rythmique tribale, tension remarquable. Puis « Mau Moko » déploie un groove nourri de thrash metal robuste et inspiré.

Le combo, qui marie ses racines culturelles à des couleurs guerrières et à de massifs riffs nu metal, évoque par moments la démarche de la formation mongole, The Hu. La fosse s’agite : ça pogote sec, les circles s’organisent presque joyeusement. Votre serviteur reste littéralement scotché : ce trio incendiaire réussit à embraser les planches de l’AB et remplit parfaitement son rôle de première partie. Aucun doute : Alien Weaponry, a l’étoffe pour conquérir les stades (page ‘Artistes’  photos ici). 

Setlist : « Rū Ana Te Whenua », « Te Riri o Tāwhirimātea », « Mau Moko », « Taniwha », « Kai Tangata ».

La salle de l’AB est comble lorsque l’heure d’Avatar approche, et l’électricité qui circule dans la fosse ne laisse aucun doute : les Suédois sont attendus comme des héros médiévaux émergeant d’une légende. La dimension théâtrale qu’ils injectent dans chacun de leurs shows fascine déjà avant le premier riff. Leur entrée, digne d’une pièce grandiose, renforce cette impression.

Le décor baigne sous un halo bleu. Dans les haut‑parleurs, un vieux gramophone crépite, puis sa mélodie chancelle avant de se muer peu à peu en une tempête rugissante. On se retrouve projeté au cœur d’un fjord déchaîné, en pleine mer, dans un chaos sonore d’une intensité picturale. Au fond, une estrade imposante accueille une double batterie chargée à bloc. Soudain, l’estrade s’écarte en son centre : une ouverture se crée pour permettre au quintette de surgir depuis les coulisses.

Johannes Eckerström avance en premier, silhouette sombre enveloppée d’une cape à capuche. Il balance une lanterne, dont les oscillations rythment ses pas, suivi de ses deux guitaristes, du batteur et du bassiste. L’atmosphère est posée. Leur rituel d’ouverture explose sous « Captain Goat », et la fosse répond par un hurlement unanime.

Le set s’emballe aussitôt : « Silence In The Age Of Apes » déferle. Johannes abandonne sa cape pour révéler un frac en cuir à queue‑de‑pie, puis « The Eagle Has Landed » transforme l’AB en un véritable carnaval métallique. À peine ce diptyque retentissant s’achève‑t‑il que le frontman interroge la foule : veut‑on accélérer le tempo ? Question presque insolente pour une fosse chauffée à blanc. Une clameur surgit, verdict sans appel.

Le combo enchaîne par « In The Airwaves », qui propulse tout le monde dans un tourbillon dont il s’avère difficile de se remettre. La suite est déjà en marche. Johannes revêt alors son manteau de cirque et, sous le voile macabre de « Bloody Angel », l’auditoire reprend pleinement les rênes.

Puis survient « Death and Glitz », riff glam massif et volontairement graisseux, déclenchant un pogo aux allures de fête foraine sous amphétamines. Depuis le début du concert, divers robots circulent déjà entre les musiciens en charriant d’étranges accessoires. Mais pendant « Death and Glitz », l’absurde atteint un sommet : un homme doté d’une cymbale fixée sur la tête surgit à l’arrière d’un robot. Le drummer frappe une seule fois la cymbale, et comme si l’on enclenchait un mécanisme, la formation relance son assaut sonore en alignant « Blood » puis « The Dirt I’m Buried In ».

Le quintette disparaît ensuite un court instant. Lorsqu’il revient, les cinq membres se rangent en ligne face au public pour entonner « Colossus », avant de reprendre leur configuration habituelle pour « Torn Apart ». Mais Avatar ne se contente jamais d’une simple transition. L’estrade du batteur s’ouvre de nouveau : un piano glisse majestueusement vers l’avant‑scène. Johannes s’installe derrière les ivoires, entame une conversation chaleureuse, évoque son amour pour Bruxelles et confie avoir dégusté des choux de Bruxelles plus tôt dans la journée. Puis il dédie quelques mots aux deux formations qui ont ouvert la soirée.

Il attaque « Howling At The Waves » en solitaire, la mélodie délicate se gonflant ensuite des interventions successives du band. La salle retient son souffle durant ce moment suspendu, rare éclair de douceur dans ce tourbillon théâtral.

Le combo quitte encore les planches. Un trône royal apparaît, massif, presque irréel. Lorsqu’Avatar réapparaît, il procède à un couronnement spectaculaire : Jonas Jarlsby, transformé en monarque mythique, gouverne « Legend of the King » depuis son siège monumental. Ses traits de guitare, à la fois mélodiques et viscéraux, fendent l’air comme des éclairs.

La parenthèse solennelle s’efface ensuite pour céder la place au sprint final. « Let It Burn » déploie un refrain incendiaire et un chaos carnavalesque. Le dernier souffle se joue sous « Hail The Apocalypse », déflagration ultime qui embrase l’AB une dernière fois. Trempé de sueur, Eckerström pousse un rugissement final, quasi animal, qui clôt ce spectacle titanesque.

Le rappel parachève l’épopée : « Tonight We Must Be Warriors », « Smells Like a Freakshow » puis « Hail the Apocalypse » transpercent une dernière fois les enceintes, avant que « We’ll Meet Again » (reprise de Vera Lynn) ne referme cette nuit hors norme.

Avatar a livré, ce soir, une performance démesurée, théâtrale, furieuse et bourrée d’éclats visuels. Une odyssée métallique qui laisse des étoiles dans les yeux et un grondement dans la poitrine.

Setlist : « Captain Goat », « Silence In The Age Of Apes », « The Eagle Has Landed », « In The Airwaves », « Bloody Angel », « Death And Glitz », « Blood », « The Dirt I'm Buried In », « Colossus », « Torn Apart », « Howling At The Waves », « Glory To Our King », « Legend Of The King », « Let It Burn », « Tonight We Must Be Warriors ». 

Rappel : « Don’t Go In The Forest », « Smells Like A Freakshow », « Hail the Apocalypse », « We'll Meet Alain » (Vera Lynn cover)

Photos Avatar ici

(Organisation : Live Nation)

 

 

Dimanche 14 juin 2026 – KAYTRANADA – ING Aréna, Bruxelles

Mardi 30 juin 2026 – Robyn – ING Aréna, Bruxelles

Dimanche 28 juin 2026 – The Black Crowes – OLT Rivierenhof, Anvers

Mercredi 17 juin 2026 – The Beaches – OLT Rivierenhof, Anvers

Lundi 05 octobre 2026 – Band Of Horses – De Roma, Anvers

Samedi 27 mars 2026 – Sam Sauvage – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 04 août 2026 – Black Country, New Road – OLT Rivierenhof, Anvers

http://www.livenation.be/

 

 

mardi, 17 février 2026 12:45

Concerts ZIK ZAK – mars 2026

Samedi 07/03/2026 à 19H30

 DO OR DIE + VILLENOIRE + THIS IS NOT YOURS + DEMASSIFY

 https://www.facebook.com/doordieofficiel

https://www.facebook.com/VILLENOIREBAND

https://www.facebook.com/Thisisnotyourshc

https://www.facebook.com/Demassify

Préventes : 20€ (tous frais compris)

Vendredi 13/03 à 20H00 

LIGHT BY THE SEA (NL) PLAYS THE CRANBERRIES 

https://www.facebook.com/LightbytheSea

https://linktr.ee/lightbythesea

Préventes : 18€ (tous frais compris)

 

Vendredi 20/03 à 19H30 

ANA POPOVIC – DANCE TO THE RHYTHM TOUR 

https://www.facebook.com/AnaPopovicMusic

https://anapopovic.com/home

Préventes : 30€ (tous frais compris)

 

Vendredi 27/03 à 19H00 

FROM FALL TO SPRING (DE) + SAMURAI PIZZA CATS (DE) + FLASH FORWARD (DE)

https://fromfalltospring.de/

https://www.facebook.com/From.Fall.to.Spring

https://www.facebook.com/samuraipizzacats

https://www.flashforward.de/

https://www.facebook.com/flashforwardband

Préventes : 30€ (tous frais compris)

 

https://zik-zak.be/

 

samedi, 07 février 2026 11:54

Engagée !

Une soirée prometteuse s’annonce à l’Ancienne Belgique où Suzane se prépare à investir les planches. Devant l’entrée, la file s’étire : la date affiche complet depuis longtemps. L’artiste séduit la foule par une énergie constante, des prestations remarquées et des textes engagés.

Quand Suzane rejoint le podium, elle ne vient pas seulement chanter : elle entend témoigner, provoquer, parfois même apaiser. Figure libre de la nouvelle mouvance électro‑pop, elle se présente comme une ‘conteuse d’histoires vraies sur fond d’électro. Son écriture ciselée, ses mélodies efficaces et sa présence incisive structurent un spectacle où le visuel, le rythme et la tension s’entrelacent.

Originaire d’Avignon, Suzane — Océane Colom — se révèle dès 2020 sur son long playing « Toï Toï », certifié disque d’or, et impose un regard frontal sur le monde. « Caméo » (2022) confirme son ancrage sur les planches françaises. Lauréate de la Victoire de la Musique ‘Révélation scène’, en 2020, elle entretient un lien direct et instinctif avec le public : plus de 500 concerts lui ont forgé un territoire où les mots prennent corps, entre sueur, lumière et tension.

Son dernier opus, « Millénium » (26 septembre 2025), ouvre une nouvelle étape. Suzane y questionne la place de l’humain dans un univers ultra‑connecté, les fractures générationnelles et les silences imposés, proposant un disque dense, lucide et profondément ancré dans son époque.

Le supporting act revient à Lou Dassi, qui ouvre la soirée en affichant une élégance discrète.

Elle se présente d’emblée devant la salle : vingt ans, chanteuse‑autrice‑compositrice originaire de Gap. Sa musique baigne au sein d’une pop alternative intense, nourrie de textes à la fois désinvoltes et sincères. Elle explore l’amour, le doute, l’adolescence, la rupture ou encore la remise en question, et combine fragilité assumée et énergie vive pour transformer ce moment en partage authentique.

Révélée à seize ans dans ‘The Voice 11’, en 2022, Lou Dassi rejoint les planches en solitaire pour un set d’une trentaine de minutes. Aucun combo, aucun décor : une table, un ordinateur, un micro, une jupette noire et des bottes hautes. Cette configuration volontairement dépouillée ne lui offre aucune zone de repli — un choix qui, paradoxalement, renforce son interprétation.

Quelques faux départs et quelques hésitations techniques surviennent çà et là, mais elle désamorce chaque accroc grâce à une autodérision naturelle et une réplique spontanée. Elle commente ses maladresses, en sourit, et entraîne la fosse dans ce rapport direct. L’échange demeure simple, franc, immédiat.

C’est la première fois qu’elle se produit au plat pays, et cette entrée en matière s’inscrit sous le signe de la sincérité et de la proximité (Page ‘Artiste' ici). 

Place maintenant à la tête d’affiche.

Le décor et la scénographie restent sobres mais judicieux : une estrade à deux niveaux occupe toute la largeur du podium, perchée à deux mètres cinquante. Sur sa face avant, des rampes de LED longent la structure, tandis qu’un écran monumental couvre l’arrière‑plan. L’espace laissé en contrebas suffira pour que Suzane et ses quatre danseuses circulent aisément. Aucun musicien n’apparaîtra : l’accompagnement sonore sera diffusé sur bandes, comme lors de son précédent passage dans la salle, il y a trois ans.

À 20 h 50, les lumières s’éteignent. Quatre silhouettes apparaissent en ombres chinoises, perruques vissées, corps déjà en tension. Quelques secondes passent sans qu’on puisse distinguer l’artiste de ses danseuses. Puis Suzane surgit sur le palier supérieur de l’estrade, comme si elle prenait d’emblée position avant l’affrontement.

Très rapidement, elle s’adresse à l’auditoire, évoque son absence prolongée, remercie le public et souligne la présence importante de son producteur, Valentin Marlin. Les premiers titres révélés — « Marche ou rêve », « Je t’accuse », « Lendemain de fête » — annoncent le ton : puissance, urgence, mais aussi nuances et vulnérabilité. « Je t’accuse » surgit du silence et aborde frontalement violences sexuelles et luttes individuelles, un cri qu’elle universalise.

Au fil du premier tiers du set, Suzane déploie ses thèmes majeurs : regard des autres, pression sociale, difficulté d’exister hors des normes. Les gestes oscillent entre brusquerie et retenue, comme pris dans des contraintes invisibles. La salle suit attentivement. Musicalement, l’électro‑pop reste l’axe central, ponctuée d’incursions dans la variété française et d’arrangements ancrés dans le présent tout en cultivant une certaine exigence dans l’écriture et le son.

Pour « Champagne », une table est installée au centre du podium. Entourée de ses choristes, Suzane grimpe sur la surface et déclenche son MPD. La scène ne verse jamais dans le léger ou le gratuit : la satire sociale se révèle mordante.

Rien d’inutile ici. Chaque élément répond à une intention précise. Le corps domine l’ensemble, non pour illustrer les titres, mais pour les transmettre par un langage chorégraphique omniprésent. Les mouvements évoquent tour à tour le combat, la résistance et la discipline. Suzane en connaît la portée et l’assume. Elle n’avance pas pour séduire, mais pour affirmer une position.

Sur « SLT », la tension militante s’accentue. La mise en image se réduit à l’essentiel : une danseuse filme le tableau en direct ; l’image, retransmise en noir et blanc sur l’écran géant, crée un contraste brut. L’auditoire se tait. Le propos reste frontal, sans atténuation possible. Suzane expose, insiste et transforme ce moment en espace de témoignage collectif.

« P’tit gars » commence a cappella. Le morceau évoque le rejet familial, l’homophobie ordinaire, la violence des mots. Certaines phrases serrent la gorge, d’autres apportent un souffle. À la fin, Suzane saisit un drapeau LGBTQIA+ tendu depuis la fosse et le lève. Le geste, simple mais assumé, prolonge la vulnérabilité du titre en soutien manifeste.

Plus tard, « Millénium » esquisse le portrait d’une génération lucide, fatiguée, prise entre crises économiques, urgence écologique et perte de repères. Puis revient « Je t’accuse », dans un moment charnière : derrière elle, des chiffres relatifs aux violences sexistes et sexuelles s’affichent. Le morceau devient une accusation adressée non à un individu, mais à un système défaillant. Le poing levé, micro tendu, elle se transforme en porte‑voix déterminé. « Humanoïde » s’attaque ensuite à un monde algorithmique qui érode l’humain. « Lendemain de fête » clôt le set sur un appel simple : agir, aimer, vivre avant qu’il ne soit trop tard.

Au rappel, « Suzane » referme la boucle. L’artiste y retrace son parcours, ses doutes, ses critiques, sa crainte de ne pas entrer ‘dans le bon format’.

Une conclusion qui, sans artifices, laisse des éclats dans les yeux et rappelle combien Suzane vit le moment comme un terrain de lutte et de présence.

Setlist : « Mouvement », « Dégaine », « Marche ou rêve », « Un sens à tout ça », « Champagne », « L'insatisfait », « Virile », « Au grand jour », « SLT », « Plus que moi », « T’as raté », « P'tit gars », « Millénium », « Je t’accuse », « À la vie », « Humanoïdes », « Lendemain de fête ».

Rappel : « Suzane »

(Organisation : Live Nation)

mercredi, 04 février 2026 20:05

DRF : agenda des concerts (update 4/02/2026)

20 février 2026 à 19h00 :

Release party de l’EP « DIURNE » de Dandy Shoes avec DANDY SHOES (BE) +

Bulldozer and the machine guns (BE) + Micro B

Belvédère, Namur (Citadelle).

Infos : https://www.facebook.com/events/1217793090412655/

25 février 2026 à 19h00 :

GRRR FEST avec HAWXX (UK) + PROBLEM PATTERNS (UK) + Tarmak

Abra (BE)

La Zone, 4020 Liège (Outremeuse).

Infos : https://www.facebook.com/GRRRFEST/ + https://www.facebook.com/events/2636322673419757/

 

26 février 2026 à 19h00 :

GRRR FEST avec HAWXX (UK) + PROBLEM PATTERNS (UK) + The

Vaporellas (BE)

La Mule, 1030 Bruxelles (Schaerbeek)

Infos : https://www.facebook.com/GRRRFEST/ + https://www.facebook.com/events/794018450334936/

 

27 février à 20h00 :

GRRR FEST avec YUR MUM (UK) + PROBLEM PATTERNS (UK) + Lavender

Witch (BE)

Belvédère, Namur (Citadelle).

Infos : https://www.facebook.com/GRRRFEST/ + https://www.facebook.com/events/2649233585452105/

 

27 février2026 à 20h00 :

GRRR FEST avec HAWXX (UK) + Dani Cosmic (BE)

Carolo Culture, Charleroi

Infos : https://www.facebook.com/GRRRFEST/

Organisé par le Carolo Culture : https://www.facebook.com/caroloculture

 

28février 2026 à 20h00 :

GRRR FEST avec YUR MUM (UK) + HAWXX (UK) + Tarmak Abra (BE)

L’Entrepôt, Arlon.

Infos : https://www.facebook.com/GRRRFEST/ + https://www.facebook.com/events/1928287894433925/

 

28février 2026 à 19h00 :

GRRR FEST avec PROBLEM PATTERNS (UK) + Lavender Witch (BE) +

Noisy Nuns (BE)

Le Salon, Silly.

Infos : https://www.facebook.com/GRRRFEST/

Organisé par ASBL Silly Concerts : https://www.facebook.com/events/1154891123030168

 

05 mars 2026 à 19h00 :

GRRR FEST avec BE N!CE (UK) + Lavender Witch (BE) + Dani Cosmic (BE)

La Mule, 1030 Bruxelles (Schaerbeek).

Infos : https://www.facebook.com/GRRRFEST/  + https://www.facebook.com/events/844446721550565/

 

06 mars 2026 à 19h00 :

GRRR FEST avec BE N!CE (UK) + Rosemary (BE) + Tarmak Abra (BE)

Les Deux-Ours, Modave.

Infos : https://www.facebook.com/GRRRFEST/ + https://deuxours.be/evenements

 

7 mars 2026 à 19h30 :

GRRR FEST avec BE N!CE (UK) + Tarmak Abra (BE) + Tata Band.e (BE) +

Chien.nes (BE) + DJ Kajol (BE)

Le Rockerill, Marchienne-au-Pont (Charleroi)

Infos : https://www.facebook.com/GRRRFEST/ + https://www.rockerill.com/agenda/grrr-festival-femmes-de-mars- 2026/48817/

 

07mars 2026 à 20h00 :

COLLECTION D’ARNELL-ANDREA (FR) + Paul Parking x Memento

(FR/BE)

L’Entrepôt, Arlon.

Infos : https://www.facebook.com/events/1297306145373114

 

17 et 18 mars 2026 :

29e Durbuy Rock Festival avec :

Vendredi dès 16h30 :

- Atum Nophi (BE) : https://www.facebook.com/atumnophi

- This Is Not Yours (BE) : https://www.facebook.com/Thisisnotyourshc

- Bukowski (FR) : https://www.facebook.com/Bukowskitheband

- Komah (BE) : https://www.facebook.com/komahofficial

- Didier Super Metal (FR) : https://www.facebook.com/didiersuper

- Psykup (FR) : https://www.facebook.com/Psykup

- Ultra Vomit (FR) : https://www.facebook.com/ultravomitofficiel

- Baraka (BE) : https://www.facebook.com/BarakaBelgianFritcore

- Reise Reise, Tribute to Rammstein (BE) :

https://www.facebook.com/reisereiseband

 

Samedi dès 11h30 :

-Hope As A Weapon (BE) : https://www.facebook.com/hopeasaweapon

- Vianova (DE) : https://www.facebook.com/vianovaBerlin

- League Of Distortion (DE) : https://www.facebook.com/leagueofdistortion

- TSS (FR) : https://www.facebook.com/TheSundaySadness

- Dogma : https://www.facebook.com/theofficialdogma

- The Defect (US) : https://www.facebook.com/thedefectmusic

- Tanzwut (DE) : https://www.facebook.com/TANZWUTOfficial

- Stain The Canvas (IT) : https://www.facebook.com/stainthecanvas

- Black Mirrors (BE) : https://www.facebook.com/blackmirrorsmusic

- Ten56. (FR): https://www.facebook.com/ten56hq

- Novelists (FR) : https://www.facebook.com/NovelistsFR

- The Browning (US) : https://www.facebook.com/TheBrowningOfficial

- Lord Of The Lost (DE) : https://www.facebook.com/lordofthelost

Plaine du Sassin à Bomal-sur-Ourthe (Durbuy)

Infos : https://www.facebook.com/events/1064350742415391

 

 

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