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Eiffel

Eiffel s’est coincé les pieds dans l’Atomium !

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Point de chute de sa dernière tournée en date, la grande salle du Botanique de Bruxelles accueille les Toulousains d’Eiffel en cette fin d’année. Habitué des petits espaces, le quatuor français dont le line up est up est quasi inchangé depuis la précédente –un claviériste a cependant été engagé pour les besoins de la circonstance– aime partager une proximité palpable avec son public.

Hormis une apparition aux Francos de Spa en juillet dernier, Bruxelles était et reste à ce jour la seule date ‘belge’. Fallait donc pas se louper faute de les… louper, eux !

Marché de Noël oblige, notre capitale est complètement engorgée. Coup de bol, un emplacement se libère aux abords de la salle. Nous investissons malheureusement les lieux, alors que Les Twin Twisters en sont déjà à plus de la moitié de leur set. Ce duo super puissant réunit un batteur et un guitariste/chanteur. Ce binôme ‘surjoue’ quelque peu en voulant transmettre (ou tenter de le faire) une énergie dont l’objectif est de mettre les sens de l’auditoire en éveil avant l’entrée en scène de leurs illustres amis. Bof, bof…

Il faudra quasiment 40 minutes pour peaufiner les réglages. Une fois n’est pas coutume, mais parmi les 500 spectateurs présents ce soir, ne figurent pratiquement que des francophones. Il est vrai que le combo ne pratique pas l’idiome de nos amis qui crèchent au nord de Bruxelles…

L’attente est longue et après coup, on est en droit de se poser des questions sur la nécessité de tant de va et vient sur l’estrade. Et il faut croire que le préposé aux manettes est complètement sourdingue ou alors il est d’une incapacité rare. Alors que l’Orangerie jouit d’une acoustique vraiment impeccable, Eiffel s’est produit dans des conditions indignes de leur statut. Ça valait vraiment la peine de nous faire ch*** durant quasi trois quarts d’heure pour atteindre un tel résultat ! La basse est surpuissante et assourdissante. La voix du chanteur incompréhensible. Et les quelques instruments sont complètement inaudibles. De quoi démontrer le manque de savoir-faire du gugusse payé pour assurer une bonne couverture sonore. Quel désastre ! Quant à la scène, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Un éclairage qui le plus souvent aveugle les spectateurs et laisse les musiciens dans l’ombre. Est-ce voulu ? Perso je pencherais plutôt pour un délire (un de plus) du préposé aux interrupteurs qui fumera la chicha toute la durée du concert alors que… Ok c’est pas bien de cafter mais m****, sous son aspect technique, c’était vraiment du grand n’importe quoi, ce soir !

Et quand on sait que la com n’est pas la spécialité de Romain Humeau, on a dû se contenter du visuel à défaut d’autre chose. Cerise sur le gâteau, le leader nous avoue qu’une méchante ‘crève’ exerce des ravages au sein du band et vu que pendant leur tournée, lui, son épouse (à la basse) et le groupe partagent le confort exigu d’un mobil home, cette situation n’est pas prête de s’améliorer. Que de bonnes nouvelles !!!

Dès l’entame du concert, « Place de mon cœur » tente de secouer le public. Difficile de croire ce que l’on entend ; c’est Eiffel là ? Quelques fans tentent de se bouger un peu, mais le soufflet retombe vite. Heureusement que les mélodies sont reconnaissables, sans quoi…

La setlist est principalement consacrée au dernier album en date. Pas moins de 10 titres seront ‘interprétés’ et une place assez restreinte est laissée au reste du répertoire constitué quand même des morceaux imparables qui n’ont pas été retenus ce soir.

Dommage pour « Soul », « Minouche », la reprise du « Temps des cerises » et autres « Te revoir » que l’on aurait aimé (ré)entendre… Pas de chance pour cette fois ! A la place de ces standards, Romain nous fera humer (de loin) « Il pleut des cordes » et « Sombre » du premier opus du groupe, « Dispersés » du second et « A tout moment la rue », « Le cœur d’Australie », « Sous ton aile » ainsi que « Nous sommes du hasard » de l’avant-dernier né. Et fidèle à son habitude, c’est par un texte écrit de la plume de Boris Vian que Romain Humeau met un terme à la prestation d’Eiffel en interprétant « Je voudrais pas crever ».

Nous non plus on voudrait pas que toi et ton groupe creviez, Romain. Faudrait p’tète alors penser à renouveler les cadres au niveau de la sonorisation ou à tout le moins remettre un peu d’ordre dans le carré barricadé et ‘enfumé’ réservé à la technique. Moi, j’dis ça pour toi, hein…

Oui, je sais, je suis un peu dur mais il y a un minimum de respect à observer vis-à-vis des fans qui se déplacent souvent de loin et mettent de leur poche pour, en principe, passer une bonne soirée.

Pour la fin, une petite anecdote laissera un souvenir impérissable et surtout une belle cicatrice à une fan… A la mi-concert, Romain balance (involontairement je l’espère) son micro dans la foule. Celui-ci atteint une petite dame en plein visage et c’est en sang qu’elle est évacuée sous le regard interrogateur et soucieux du ‘vilain agresseur’…

(Organisation Botanique)

Voir aussi notre section photos ici

 

Eiffel

Energie brute

Écrit par

Vu l’engouement suscité par le phénomène Eiffel, La Cave aux Poètes avait donc déplacé ce concert au Grand Mix de Tourcoing. Et la salle était pleine à craquer. Plus de 1000 personnes s’étaient donné rendez-vous, dans ce petit coin du Nord de la France, pour se ‘chauffer’ au son de trois artistes et/ou formations issues de l’Hexagone.

Le public est principalement composé d’une tranche d’âge située entre 25 et 40 ans ; et il attend de pied ferme le nouveau ‘Tour’ d’Eiffel... (NDR : facile, je sais), absent des scènes depuis 2007. C'est-à-dire une consécration ‘olympienne’ à Paris. Faut dire que Romain Humeau s’était alors quelque peu dispersé au sein de différents projets pendant deux bonnes années. Que ce soit chez les Têtes Raides ou Noir Désir.

Il est plus de 20 heures 30 quand Julien Pras prend possession de la scène. Il est seul et autorise pour toute compagnie sa guitare acoustique. Mais aussi petit soit-il (sa gratte est presque aussi grande que lui), son talent est inversement proportionnel à sa taille. Interprétant ses propres compositions dans la langue de Shakespeare et reprenant très joliment « Starman » de Bowie, le Bordelais nous gratifie durant 30 bonnes minutes de superbes ballades, soutenues par une voix qui ne l’est pas moins (NDR : Julien est également le chanteur de Calc). Quelque peu bavarde et dissipée, l’assemblée demeure cependant assez calme et respectueuse tout au long du set de l’ami Julien. ‘C’est un peu Simon sans Garfunkel’, ‘ Superbe voix’ entend-on ci et là. Et le ‘petit bonhomme tout timide’ de quitter le podium après une petite dizaine de morceaux ponctué par un ‘merci’ à peine soufflé, pour ne pas déranger les clients du bar, agglutinés au fond de la salle…

Quelques minutes suffisent pour préparer l’arène en vue du second groupe. Peu de matériel à débarrasser. Quelques petits réglages à finaliser tout au plus. Donc peu de remue-ménage. Les Lillois d’Ace Out font leur apparition vers 21h15 et tentent immédiatement de faire monter la température de plusieurs degrés dans la salle. Le band réunit quatre énergumènes aussi déchaînés les uns que les autres. Locha au chant, coiffé d’un petit chapeau tout à fait de circonstance (!) se ‘fabrique’ une voix électronique à l’aide de son synthé. Une technique correspondant parfaitement à un style musical qui est en quelque sorte un ‘Grand Mix’ (NDR : oui je sais…) entre pop-électro-funk et hard. Tout un programme ! La réaction de l’audience est toujours aussi timorée, même si certains fans s’agitent occasionnellement. Les paroles sont interprétées en anglais, mais un anglais ‘franchouillardisé’. En outre, pour toute communication, le vocaliste se limite à répéter la question : ‘Vous êtes là ?’. Si en plus il a besoin de lunettes… Un peu pauvre à ce niveau. Néanmoins, Ace Out déménage et n’est pas sans intérêt. A noter cependant, en fin de parcours, un excellent sample d’un mélange Queen/Nirvana de la meilleure veine et une remarquable interprétation de « She looks for something new ». Fin de la seconde partie vers 22h15.

La scène à peine libérée, Eiffel investit les planches. Sans aucune réaction du public qui imagine être en présence de techniciens. Pas tout à fait faux, puisque cette équipe débarrasse, installe et teste le soundcheck. Bref, tout ce qui est exigé lors de la préparation. Et pourtant, ce sont bel et bien Romain et sa bande qui font le boulot. Etonnant !

Les roadies ( ?!?!?) quittent l’estrade. L’obscurité s’invite ; et après avoir changé de ‘casquettes’, les ‘techniciens’ réapparaissent… sous les acclamations du public cette fois. Marrant !!! Il est 22h30 quand « Minouche » met le feu aux poudres. Titre d’ouverture du dernier opus de la formation, il entame également les festivités. Pendant que Romain cherche à poser sa voix au plus juste, j’essaie de discerner (NDR : superbes, au demeurant !) les textes ; mais hélas, ils ne sont plus que crachotements étouffés par un son trop ‘lourd’ et des guitares parfois trop agressives (NDR : surtout celle de Nicolas). Les tracklisting défile sans presque aucune intervention de Romain. Manifestement, il ne communique pas beaucoup avec ses fans. Le rythme est soutenu (et c’est un euphémisme). Le second Nicolas, à la batterie, a visiblement les accus bien chargés et ne concède aucun temps mort à ses compagnons de scène. Le public répond présent et quelques pogos sont l’apanage d’un petit groupe d’excités un peu perdus parmi les amateurs de bons mots… qui préfèrent chanter, voire crier ; bref, se mettre au diapason du quatuor toulousain. Privés d’échanges, nous nous contentons de quelques bons mots mais surtout de l’interprétation très ‘visuelle’ de Romain qui pourrait fort bien troquer sa tenue de chanteur contre celle d’acteur tant sa prestation est convaincante. « A tout moment la rue », actuellement diffusé en boucle sur les ondes, n’est curieusement pas ce qui ‘passe’ le mieux auprès du millier d’inconditionnels. Les aficionados lui préfèrent, en effet, des compos plus anciennes, musicalement plus ‘dures’ et plus agressives. Quelques morceaux d’anthologie pimentent la prestation d’Eiffel : « Saoul », « Je m’obstine », « Disperses », « Inverse-moi », « Hype »… En tout, une vingtaine de titres se succèdent à une cadence infernale, entrecoupés de trop rares moments de ‘papotes’ entre l’artiste et son public.

Après un premier rappel et une petite attaque visant les Inrocks, qui leur reprochent trop de guitares, Eiffel nous interprète « Search & Destroy » des Stooges et « Hype ». A cette heure du concert et de la soirée, il faut reconnaître que ces interprétations manifestent une pêche d’enfer. Avant le retrait définitif des troupes, Romain revient une dernière fois flanqué ses acolytes pour nous ‘dire’ un superbe texte de Boris Vian : « Je voudrais pas crever » qui nous démontre une nouvelle fois que le mec a ‘des lettres’. Humblement, Eiffel applaudit son public et le remercie avant de se retirer dans ses appartements à la recherche plus que probable de rafraîchissements amplement mérités…

Il est minuit vingt. Je récupère Ann qui a fait des tonnes de photos ; et, en route… Dans une bonne heure, j’aurai le bourdon dans les pavillons et beaucoup de mal à trouver le sommeil !

Eiffel + Ace Out + Julien Pras

Organisation La Cave aux Poètes

(voir aussi notre section photos) 

Eiffel

A tout moment

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Cinquième album studio d’Eiffel (NDR : sans compter l’album solo de Romain Humeau et l’opus ‘live’, « Les yeux fermés »), « A tout moment » marque un tournant dans la carrière du groupe bordelais qui avait débuté sa carrière en 1998. La formation est pourtant toujours quasiment d’origine, réunissant Romain Humeau, Estelle Humeau Nicolas Courret à la batterie (NDR : de retour) ; mais hélas Damien Lefèvre s’est perdu dans l’aventure… Le trio restant accueille donc une nouvelle guitare, celle de Nicolas Bonnière pour perpétuer la tradition de quatuor.

Basant essentiellement sa popularité sur ses concerts, Romain chanteur et guitariste calque un peu son style et sa musicalité sur son modèle, Noir Désir pour ne pas le citer. Le leader d’Eiffel avait d’ailleurs collaboré de très près au dernier Cd studio de la bande à Cantat (« Des visages et des figures ») en y assurant les arrangements de cordes. Et Bertrand de lui renvoyer l’ascenseur en venant ‘faire les chœurs’ sur quelques titres et notamment sur « A tout moment la rue », leur hit précisément ‘du moment’…

Le reste des compositions est à l’avenant. Rock puissant, mélodieux, textes accrocheurs, cet album a tout pour faire d’Eiffel la révélation de l’année en France. Dans les autres pays francophones, c’est moins sûr. Hormis la Belgique évidemment, terre de connaisseurs…

Quelques morceaux qui vont ‘cartonner’ dans le genre pur et dur : « Minouche », « Le cœur Australie », « Je m’obstine », « Sous ton aile », « Clash » et quelques ballades somptueuses : « Nous sommes du hasard », « Cet instant-là » et « Mort j’appelle » font de cet elpee un achat ‘obligatoire’ pour les amateurs du genre.

Le combo du sud-ouest n’est pas encore au bout de son chemin. Visiblement, au vu des compositions, l’inspiration n’est visiblement pas épuisée. Le filon reste à exploiter et Romain n’est pas encore rassasié. Le plus beau reste à venir…

L’objet en lui-même a été très soigné (je parle du boitier bien sûr !). Il se présente comme un ‘quadriptique’, quatre panneaux donc ! Les deux premiers étant constitués du livret reprenant les textes, les autres, les crédits, quelques photos et la playlist.

A noter que les Bordelais seront en concert deux fois dans notre région au tout début décembre : le 01/12 à la péniche Fulmar à Bruxelles et le 02/12 au Grand Mix de Tourcoing. Ne les manquez pas si l’occasion vous est donnée.

 

Eiffel

Les yeux fermés

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Le malheur des uns faisant (parfois) le bonheur des autres, il se pourrait qu’Eiffel tire profit des vacances prolongées de Cantat en Lituanie, dans le coeur des Français. Car, merde, qu’on ne fasse pas avaler qu’Eiffel ne pompe pas la musique de Noir Déz’. Les paroles, la musique tout concorde. Au-delà de ces analogies, j’avoue finalement que n’ayant jamais été un grand fan de Cantat et de sa bande, Eiffel me semble plus intéressant que les Bordelais. Ceci dit, “Les yeux fermés” témoigne de l’énergie scénique du groupe, mais aussi sa volonté de se démarquer de leurs aînés. La captation des concerts électriques est très bonne, le paquet a été mis pour servir un cd de qualité. Mais le groupe se distingue surtout sur le 2ème cd : les concerts “spéciaux”. 9 titres accordés aux Transmusicales de Rennes et à la Maroquinerie, impliquant cordes, instruments à vent et tout le toutim. Cette configuration emmène les chansons dans d’autres territoires et d’autres émotions. Une belle réussite et un beau cadeau pour les fans ainsi qu’un joli pied de nez aux détracteurs du groupe qui ne voient en eux qu’un ersatz de Noir Désir (moi par exemple). Mais la reprise des “Ecorchés” était-elle indispensable ? Côté tracklist l’opus recèle 2 autres reprises : “Le plat pays” du Grand Jacques et “Je voudrais pas crever” de Vian.

Eiffel

Le quart d´heure des ahuris

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Ce groupe français propose un rock incendiaire dans le style Noir Désir. Avec conviction, avec fierté. Toujours sur le fil du rasoir. Car quand on choisit résolument la voie poétique, on en fait vite de trop. Eiffel bascule parfois du mauvais côté, mais a certainement le mérite de se démarquer de ces milliers de nouveaux groupes qui se baladent facilement au gré des chansons légères, ironiques, humoristiques. Ici, on ne se contente pas de deux jeux de mots pour prétendre avoir atteint les sommets de l'écriture rock. Donc, même si on n'a pas tout aimé, même si le résultat global n'est finalement pas très original, on reste sur une impression positive. En particulier grâce au formidable "Il pleut des cordes, c'est à se pendre" qui ouvre l'album.