La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

El Guincho

Alegranza

Écrit par

Il est à peine âgé de 24 ans ; et pourtant, Pablo Diaz-Reixa, alias El Guincho, semble avoir déjà vécu plusieurs vies. Promesse de la littérature et hériter du réalisme magique, ce jeune espagnol avait reçu un prix pour ses talents d’écrivain. Après avoir raté un de ses romans, il a été viré par son éditeur.  Pablo décide alors de se lancer dans la musique. Et il commence à gagner sa vie en composant des B.O. pour des documentaires. Il tourne aussi en compagnie de la formation Coconut, avant de s’acheter un sampler et un ordinateur pour concocter des compos plus personnelles.

A l’origine, El Guincho a pressé lui-même « Alegranza » et en a vendu quelques milliers d’exemplaires en Espagne. Intrigués par le phénomène, les messieurs de XL Recordings donnent ensuite à El Guincho les honneurs d’une sortie européenne. Le curieux mélange proposé par notre homme est pour le moins désarçonnant. Pablo sample des boucles de guitares tropicales, des bribes de percussions africaines, pulse le tout avec des beats fracassés et recouvre le tout d’une couche d’étranges harmonies vocales. Le principe de base de l’album s’appuie sur la répétition pour induire la transe. Les mêmes motifs mélodiques sont exploités tout au long d’un morceau. Le tout est traversé par des sonorités dispensées à l’infini, pour donner l’impression d’assister à une cérémonie occulte au fond de la jungle, après avoir bu toute la potion du chamane. Les neuf titres d’« Alegranza » rappellent les travaux des défunts Bentley Rythm Ace (les trentenaires doivent s’en rappeler) ainsi que le psychédélisme rêveur et répétitif de Panda Bear. En beaucoup moins réussi. Et pour cause, l’expression sonore baigne un peu trop dans un tropicalisme un peu toc.

En effet, la formule de Pablo, qui fonctionne très bien sur « Palmitos Park », « Costa Paraiso » et « Antillas », révèle assez vite ses limites sur la longueur d’un album. Les bidouillages prennent le pas sur les mélodies et la forme finit par compter plus que le fond. Gageons que Pablo sera mieux inspiré la prochaine fois ; si toutefois il ne s’invente pas une autre vie entretemps…