Issu de Kiel, en Allemagne, Marc est un harmoniciste réputé dans son pays où il a décroché quelques prix. Personnellement, je dois avouer ne pas le connaître. Pour l'instrument chromatique, il avoue des influences aussi diverses que Toots Thielemans, Stevie Wonder et Paul deLay, côté diatonique, Paul Butterfield, Magic Dick, Jean-Jacques Milteau, William Clarke et Little Walter tout de même.
Jack Cook est né à Seattle. Il a presque 40 balais. Un guitariste séduit par la slide d'Elmore James et la tonalité de Sleepy John Estes. Il a sévi au sein de l'Isaac Scott Band, en compagnie de l'harmoniciste Steve Bailey. Plus récemment, il a milité chez le trio acoustique, les Phantoms of Soul.
Jack a une fort bonne voix. Il débute par "About to lose my mind" d'Arthur "Big Boy" Spires. L'harmonica qui l'appuie laisse augurer de très agréables choses pour la suite. Elles sont d'ailleurs confirmées dès "Put it all in there", une composition dont le texte a été écrit par Wild Child Butler. Marc aborde ce titre avec beaucoup de verve. La rythmique imprime le beat de Bo Diddley. Je suis assez étonné par la virtuosité naturelle et originale affichée par ce jeune musicien allemand. Il passe à l'instrument chromatique pour interpréter "Outside man", de Junior Parker. Différents thèmes sont abordés sur cet opus. Le bon vieux jazz pour "Chicken ain't nothin' but a bird" (de Louis Jordan), qu'il dédie à son ami Carlos Del Junco, et le country blues sur "Saturday blues", exécuté en duo avec le dobro de Jack. Cook rend hommage à son maître, Sleepy John Estes, en exécutant avec brio "Goin' to Brownsville", toujours armé de son dobro. Il adapte également "Just give me a chance" de Silas Hogan, en hommage à Stevie Wonder, et "Work song" de Nat Adderly en hommage à Paul Butterfield. Jack Cook termine en solitaire par la plage titulaire. Un très bon album de blues acoustique.