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Erazer

L’océan des âmes

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Quoi de neuf au Royaume des Morts ?

Venus du fin fond des abysses, après avoir bravé Hadès en personne, Erazer nous propose son premier LP : « L’océan des âmes ». Les Français nous démontrent qu’il n’y a pas que le Chablis en Yonne, mais aussi une nouvelle école du métal que le label M&O Music a choisi de porter à nos oreilles. Car « L’océan des âmes » est une œuvre à vocation pédagogique,  pour ceux qui douteraient que le métal est un art et pas un vulgaire bruit de fond. Pour preuve, cet album, qu’il serait réducteur de cantonner dans le tiroir Death tant on y rencontre d’influences et une volonté de proposer une technique musicale maîtrisée, tout en simplicité, sans fioritures incongrues. Si, dès la première écoute, j’ai eu l’impression que les musicos s’étaient sûrement procuré l’intégrale de Sepultura, d’autres points de vue sont apparus : ceux des ficelles du Death viking et américain, du hardcore, et même des arrangements stoner voire blues. Manifestement, le combo a une véritable envie de proposer une musique de qualité. L’intégration de la batterie comme élément à part entière est très appréciable. Elle joue avec les autres instruments, sans se contenter de la noyade provoquée par le recours aux doubles pédales. Les constructions musicales sont parsemées de fractures rythmiques qui accentuent l’impression de Death progressif. Tout est fait pour que l’ensemble ne soit en rien ‘chiantissime’ comme certains albums de Death où il est parfois nécessaire de vérifier si on a changé de piste.

Puissance, énergie et originalité, c’est ce qui caractérise l’œuvre d’Erazer. Mais « Pourquoi l’océan des âmes ? », me direz-vous ? Parce qu’Erazer s’assume aussi au niveau vocal. Si les thèmes restent les classiques de la détresse, de la peine, des regrets et des souffrances de l’âme, les variations de chant sont aussi au registre. Erazer nous distille un growl polyglotte anglais-français-démon accompagné de voix claires et graves. Sur plusieurs titres, on se demande d’ailleurs si Nick Holmes de Paradise Lost n’a pas été invité au chant.

En 10 titres et un peu moins de 45 minutes, Erazer parvient à satisfaire les amateurs avertis du genre et à convertir certains allergiques au Death. D’autres ne s’y sont pas trompés puisqu’ils ont déjà été draftés par Lofofora, Mass Hysteria ou encore No Return pour assurer certaines de leurs premières parties.

On chausse son scaphandre et on s’y plonge !