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Essie Jain

The Inbetween

Écrit par

Essie Jain, un mystérieux patronyme pour une songwriter anglaise basée à New-York depuis plusieurs années. « The Inbetween » constitue son second elpee. Il fait suite à « We Made This To Ourselves », paru et unanimement acclamé en 2007. Pas de bouleversement dans son univers folk intimiste ; même si certains morceaux s’envolent, prennent du rythme. Essie Jain est toutefois parvenue à passer un pallier dans la profondeur de ses compositions.

A la fois pianiste et guitariste, sa voix reste néanmoins son plus bel atout. C’est d’ailleurs à travers les multiples variations de cette voix que se transmet une émotion omniprésente, tout au long de l’album. Sa musique est donc principalement basée sur ces trois éléments. Mais l’intervention judicieuse de cordes, d’une trompette, d’une contrebasse ou d’une batterie permet de diversifier sa palette sonore. Elle lui confère même un souffle supplémentaire. Comme cette petite touche jazzy à son folk épuré.

Plusieurs écoutes sont cependant nécessaires pour déceler les nuances de cet opus tout en apesanteur. Si la majorité des titres sont calmes et magnifiquement arrangés, certains se détachent du lot. « Eavesdrop » et son refrain chargé de mélancolie ou « You », petite comptine attachante. Mon coup de cœur ira néanmoins à « The Right ». Ce titre cabaret accrocheur et entraînant est également un single imparable. Mais il risque fort de ne pas rencontrer le succès mérité. Il est pourtant digne des compos proposées par les meilleures folkeuses contemporaines. Patrick Glynn a apporté sa collaboration à la confection de cette œuvre. A la guitare, à la voix (sur « I ask you ») et à la production. Un œuvre dont l’ambiance n’est jamais éloignée de l’univers de Portishead ou Alela Diane. Même si le résultat est moins aventureux et électronique que celui des maîtres de Bristol et plus noir que celui de la chanteuse californienne.

Introspectives, ses chansons vous toucheront au plus profond de votre âme, pour autant que vous vous laissiez le temps de vous en imprégner. A l’approche du printemps, ce disque hivernal vous aidera à oublier la tristesse de la saison. Jamais loin de Fiona Apple qui elle aussi nous avait accompagné lors des précédentes saisons froides. Bien plus qu’une chanteuse à piano de plus, donc…

 

Essie Jain

We made this ourselves

Écrit par

« We made this ourselves » constitue le tout premier album d’Essie Jane Wilkinson. Il date de 2007. Un second est déjà paru, aux States, « The Inbetween » ; mais il n’est disponible chez nous qu’en import. En fait, Essie est de nationalité britannique, mais elle a émigré à New York. Ce qui explique le contretemps des sorties de ses disques. Une dame qui possède une superbe voix. Ethérée, austère, cristalline, elle peut rappeler Vashti Bunyan ou Sandy Denny ; mais si la musique peut être qualifiée de folk, elle ne manifeste jamais l’entrain du Fairport Convention. L’expression sonore est d’un minimalisme extrême : un piano, une guitare sèche, quelques frottements de drums, et circonstanciellement un zeste de cuivres ou un chouia de cordes. Et puis le tempo y est presque inexistant. On a l’impression de flotter au-dessus des nuages en contemplant des paysages qui défilent au ralenti. C’est beau, c’est mélancolique, mais si pour l’instant, vous avez un coup de blues, je vous déconseille vivement de vous immerger dans cette solution sonore, vous pourriez vous noyer dans votre chagrin…