La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Etienne Daho

Le minimum syndical...

Si on peut être déçu par « Réévolution », le dernier album d’Etienne Daho, le voir en concert reste un authentique plaisir. Dans un Forest National presque plein, le Français n’aura eu aucun mal à mettre le public dans sa poche, grâce avant tout à ses innombrables tubes eighties : de « Tombé Pour La France » à « Saudade »… Le show, cette fois, était cependant moins spectaculaire : moins de visuels, mais un jeu de lumières quand même bien foutu, bref élégant sans être tape-à-l’œil… Comme sa musique, en somme. Dommage que Daho, sans doute un peu fatigué par d’innombrables concerts donnés dans toute la France, ait choisi l’option karaoké pour bon nombre de ses classiques. Une fois c’est drôle, cinq fois beaucoup moins : le public chante tout seul, devant un groupe qui se tourne les pouces en attendant le signal du boss… Qui essaie quant à lui de jouer le jeu mais se plante à chaque couplet. Etienne Daho est un grand timide, c’est un fait : qu’il essaie ce genre d’exercice foireux pour communier avec ses fans, c’est une erreur. A la demande du public, il entonne « Le Premier Jour » mais abandonne après quelques vers. Rires. Gêne. Un téléprompteur, quelqu’un ? On se souviendra quand même d’un enflammé « Bleu Comme Toi », et d’un très beau « Ouverture », « sa chanson préférée » (c’est lui qui le dit). Mais on en attendait davantage d’Etienne Daho, qui pour la circonstance s’est contenté du minimum syndical (surtout dans la deuxième partie). Et ce n’est pas « Réévolution », son nouveau single, qui lui aura sauvé la mise : joué quatre fois (! ! !) en 1h30 (au début et en toute fin), ‘pour le clip’, on aura frôlé l’overdose. ‘Vous êtes trop gentils !’, clame-t-il, l’air embarrassé… Y a intérêt qu’on nous voie tous dans le clip sur MCM, sinon ça va barder. Notre patience a des limites, même si c’est pour la bonne cause.

Etienne Daho

Les chansons de l’innocence retrouvée

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Inutile de tourner autour du pot.

Pour concocter son dernier album (NDR : qui a bien failli être son dernier tout court, vu ses problèmes de santé), l’icône d’un certain dandysme Pop made in France a frappé fort… Et juste.

Comme souvent serait-on tenté d’ajouter.

Relevant le pari fou d’être encore plus audacieux et de prendre certains risques, là où d’autres se contenteraient de l’évidence, le fringuant cinquantenaire s’entoure à nouveau de partenaires de charme et de choc pour un opus qui se révèle en clair et en obscur.

Un subtil équilibre entre les contrastes de l’existence qui joue de la lumière comme des ombres.

Le résultat est à la fois sobre et maniéré, flirtant dangereusement mais habilement avec la gravité, sans sombrer dans l’excès alors qu’à tout moment il lui fait les yeux doux.

En ouverture, “Le Baiser Du Destin” marie d’emblée groove sensuel et cordes fiévreuses, tandis que la voix immuable de Daho glisse comme une larme sur une peau de chagrin, se moquant du temps, apprivoisant le passé et se faufilant dans l’avenir.

Le ton est donné. Détachez vos ceintures, tombez le veston.

Et laissez vous embarquer sur un air de Disco, qui tout au long de ce superbe cru, cuvée deux mille treize, va imprimer sa patte (d’éph’)...

À pas de velours sur les traces d’un clavecin, “L’Homme Qui Marche” emboîte le pas. Dans son sillage, tout en circonvolutions érotiques, se dessinent l’ombre de John Barry et les volutes de fumées âcres des cendres abandonnées par Serge Gainsbourg.

L’opus entier semble imprégné de ses ambiances cinématographiques dessinées à grands coups d’éclats baroques par le recours aux cordes.

Les titres sont tour à tour clins d’oeil à la somme d’une vie, tantôt appels du pied à l’ivresse de l’abandon.

L’artiste affiche donc une belle santé sur ce treizième long playing, sans doute l’un des plus réussis de sa carrière.

L’écriture est soignée, élégante et colle parfaitement à une musique composée par un réel complice déniché en la personne de Jean-Louis Piérot.

Des ambiances de film tout droit sortis des sixties mais dépoussiérées et ornées de feuilles d’or.

Et quand Etienne se fait plaisir, comme tout bon hédoniste, il nous convie à partager son bonheur.

Les invités triés sur le volet ne sont pas ici pour faire de la figuration.

Outre l’opportunité de côtoyer la muse Debbie Harry et l’illustre Nile Rogers (Chic alors!), Daho a également reçu le concours d’Yan Wagner et Au Revoir Simone (“Les Chansons De l’innocence Retrouvée”), mais encore de Dominique A (“En Surface”).

Daho s’amuse comme il l’a toujours fait, ignore les suiveurs révérencieux et va de l’avant avec la simplicité qui le caractérise depuis les années quatre-vingt qui l’ont vu éclore sur la scène française.

Oui, encore une fois, Daho fait de la Pop.

Ou plutôt se sert de la Pop comme d’une fleur à son fusil.

Parce que la Pop est le vecteur de son langage, parce qu’il en maîtrise les codes et sait user de ses artifices pour illustrer son univers comme personne d’autre n’est capable de le faire.

Et comme lui, sa musique ne prend pas une ride.

 

Etienne Daho

L’Invitation / Be My Guest Tonight

Écrit par

En nous adressant « L’Invitation », Daho, le vieux routard de la pop (Etieeeeeeeenne, pour les intimes) dresse, une fois de plus en hôte attentif, la table pour ses convives. Après envoi du bristol de circonstance, l’homme se démène pour servir à ses invités, tout l’arôme de son flegme et la pertinence de ses arrangements musicaux. Pour des hommes de mon âge, dont la carte d’identité affiche froidement le début des années septante, Daho est ce Morrissey dont on comprendrait les paroles. Il est ce dandy posé qui enflamme au premier son de sa voix. Daho est le souvenir d’une époque lointaine et le fil d’Ariane entre le labyrinthe de la pop actuelle. On a tout dit sur lui, une éventuelle homosexualité, une maladie incurable aux prémices de sa mort foudroyante, un dernier album avant la fin complète de sa discographie. L’Homme en rit. Il joue sur cette ambiguïté et parvient même à s’en servir comme fond de commerce. Il trouble quoi qu’on en pense. Derrière lui, traîne une réputation de bête de travail capricieuse et intransigeante. Ce n’est, semblerait-il, que pour mieux mettre en place les idées qui pullulent dans sa tête.

Les dix plages de ce neuvième album, possèdent chacune le copyright indécrottable de l’auteur. Dès l’ouverture de la première partie de l’elpee, on reconnaît la griffe de Daho. Pour les fans de la première heure, ils se sentent en terrain connu. Pour les nouveaux avides d’un revirement, ils doivent bien se demander ce qu’il y a de nouveau dans le chef de « L’Invitation ». Coutumier de la classe, et du bon goût, Daho enfile une fois de plus, le même costume d’apparat, et vient flirter avec nos émotions. Il pousse nos esprits, comme à son habitude, à la réflexion. Il touche aux endroits stratégiques qu’il a pourtant ciblés maintes et maintes fois. Mais ça marche ! On s’emballe vite sur les mélodies, où la voix si discrète mais parfaitement présente du Rennais vient se poser. Et même si il n’y a rien de fulgurant dans l’album, la qualité des arrangements et le travail d’ambiance est remarquable. Après les 45 minutes de cette première invitation, vient s’ajouter une deuxième galette, il s’agit là de Daho qui s’invite lui même sur des covers connues. « Be My Guest Tonight » est le recueil en 5 titres de vieux standards du blues ou du rock. Trahissant un accent ‘frenchy’ à couper au couteau, ses adaptations de morceaux signés Fred Neil, Hank Williams, Billie Holliday ou Smokey Robinson ne sont disponibles qu’en édition ‘de luxe’, et ne s’adressent qu’aux inconditionnels de l’auteur.

 

Pour voir le clip de « La Vie Continuera » 

http://www.wat.tv/video/etienne-daho-vie-continuera-motj_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYVAh.html
http://fr.youtube.com/watch?v=xfoqbOV8Gpw

Pour voir le clip d’« Obsession »

http://www.youtube.com/watch?v=LKRW2gBLIgA
http://www.wat.tv/video/etienne-daho-obsession-ixip_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftOOE.html

Pour voir le clip de « L’invitation »

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/691623/attitude-etienne-daho-invitation.html
http://www.youtube.com/watch?v=IjWmWYgssXY

 

 

 

 

Etienne Daho

Les Cygnes de Daho…

Écrit par

Il y a déjà quelques mois que le concert d’Etienne Daho, prévu à la Maison de la Culture de Tournai, était sold out. Et la majorité du public présent ce samedi soir, était constitué de fans. Juste avant d’entrer dans la salle on me signifie que les photos sont interdites, même à l’aide d’un GSM. Sachant que l’intéressé n’accorde pas d’interviews aux websites et que son dernier album (« L’invitation ») est plutôt mou du coude, mon esprit critique est soudainement entré en effervescence. Dehors, la température est estivale. A l’intérieur de la salle, plutôt tropicale. Une frange du public commence à battre des mains…

20h45, toute la troupe entre en scène, et entame son intro basée sur le single « L’invitation ». Au bout d’une trentaine de secondes, la musique s’arrête et Daho, combinaison en cuir noir, largement échancrée au niveau du cou (NDR : pour exhiber le haut de son torse), prend la parole. Il remercie les nombreux aficionados venus l’applaudir ce soir, et caresse quelque peu le public tournaisien, dans le sens du poil, en le qualifiant de chaud comme la braise. Rien de tel pour faire monter la température de quelques degrés supplémentaires.

Sept musiciens accompagnent l’artiste. Ceux situés à l’arrière-plan, sont divisés en trois sections. Et disposés sur des socles. Le drummer à gauche. Trois demoiselles à droite en tenue de soirée : deux violonistes et une contrebassiste. Et le bassiste au centre, qui redescend circonstanciellement sur les planches, tout en fixant bien son espace dévolu. D’ailleurs, bien que se dandinant constamment, ses pieds semblent enracinés au sol. A gauche de Daho, Jean-Paul Rouve se charge des parties de guitare, alors qu’à sa droite, le claviériste passe régulièrement à la six cordes. Entre la plupart des morceaux, l’artiste présente ses chansons. En toute simplicité et humilité. Il nous parle de ses débuts accomplis sur la scène musicale rennaise, de Marianne Faithfull en compagnie de laquelle il avait bossé, de sa jeunesse dissipée, de difficultés à trouver parfois ses textes. Et n’oublie pas de présenter ses musiciens. En fait, Daho est un véritable autobiographe ; et c’est souvent son vécu qui transparaît à travers ses poésies.

Le tracklisting alterne compos issues de son dernier opus et ses inévitables tubes. Et surprise, ce sont ses compos les plus mélancoliques qui passent le mieux la rampe. « Cet air étrange », « Les fleurs de l’interdit », « Un merveilleux été », « Sur mon cou » (en n’oubliant pas de rappeler qu’il s’agit d’une mise en musique opérée par Hélène Martin, d’un poème de Genet sur la condamnation à mort) ou encore « Boulevard des Capucines ». On est d’autant plus étonné, que ce type de compo manque singulièrement de relief sur son dernier opus. En fait, c’est le trio de cordes qui leur donne une nouvelle dimension. Il les booste même aussi majestueusement qu’efficacement. Tout en plaçant régulièrement la cerise sur le gâteau en fin de parcours. Et pour en remettre une couche, lorsque Daho colore ses compos de r&b de type ‘stax’ ou ‘tamla motown’ (NDR : notamment « L’enfer enfin » et « Obsession » caractérisés par ses jeux de lumières incandescents), c’est encore le trio qui parachève les morceaux. A cause de leurs interventions redoutables, effilées, incisives et vertigineuses, qu’elles dispensent tout en manifestant, par leurs déhanchements, une sensualité d’un grand esthétisme (NDR : comparable à des cygnes !) On relèvera encore deux superbes versions de « Des heures indoues » et « Le premier jour (du reste de ta vie) », au cours desquelles les deux guitaristes sont passés à l’acoustique, ainsi que l’inévitable single « L’invitation » – achevant le corps du concert– et ses handclaps hispaniques, auxquels la foule participe allègrement. Un tracklisting, entrecoupé des inévitables tubes : « Des attractions désastres », « Saudade », « Rendez-vous à Vedra » et autre « Epaule Tatto », etc. invitant le public à se lever pour frapper des mains ou pour reprendre en chœur les refrains. A mon humble avis, les moments du set les moins intéressants (NDR : quoique ceux qui recueilleront le plus de succès), d’autant qu’imprimés sur un tempo binaire, tout bêtement disco. Mais on retiendra également le superbe light show dominé par les lumières blanches. En particulier des lasers pivotants. Ainsi que de hautes colonnes de spots pilotées par un chenillard. Sans oublier un écran placé derrière la formation, sur lequel seront projetées des images d’une grande sobriété, parfois simplement celles des musiciens, le plus souvent en noir et blanc.

Deux rappels seront accordés. Daho y interprétera notamment « Promesses », la reprise du « Mon manège à moi » d’Edith Piaf, « Week end à Rome », au cours duquel le public va se substituer à l’artiste au chant et un remarquable « Cap Falcon », achevant la prestation dans le charme du romantisme et de la mélancolie. Remerciements chaleureux de l’équipe ; nouvelle salve d’applaudissements pour solliciter un nouvel encore, qui ne viendra plus. Mais après plus de deux heures de spectacle, il n’y avait manifestement pas de motif de se plaindre…

Organisation : Maison de la Culture de Tournai

 

 

Etienne Daho

Réévolution

‘Ennemi de soi-même, comment aimer les autres ?’, chante Etienne Daho dès les premières notes de ce nouvel album : une introduction d'une impudeur téméraire, qui nous rappelle avec véhémence que le Français s'est toujours plu à tout remettre en question, aussi bien lui-même que sa musique. Une " réévolution ", comme l'impose le titre. Une confidence, murmurée à nos oreilles comme l'on dévoile ses plus grandes faiblesses. Un témoignage étonnant, presque intimidant, dévoilant les obsessions et les peurs d'un grand songwriter au cœur tendre mais fragile. Le doute, donc, est semé… Mais déjà la mélodie s'envole, les violons s'élancent, et Daho nous rassure : " Quand demain se lèvera/Je serai libre ". " Retour à toi ", à l'amour sans cesse évalué, à ces nobles sentiments qui font de belles chansons. Retour à la normale. Daho, " debout et les poings levés " (" Réévolution "), se bat vaillament face à ces démons qui le hantent. Le son, plus rock, plus live, traduit cette assurance. " Pourquoi sentir l'orage en soi " (" L'orage ") puisqu'il reste de l'espoir, d'être un jour aimé, compris, choyé ? C'est le souhait d'Etienne Daho, dont chaque album ressasse les mêmes lubies : la peur de vieillir, d'être oublié, " d'in-voluer ". Depuis " Corps et Armes ", on sent pourtant poindre un sentiment de quiétude chez l'homme d'Oran, ne serait-ce que dans le chant, si juste, si clair, si apaisé. Les mélodies, elles aussi, distillent cette envie d'être en paix, avec soi-même et les autres. A la première écoute, ça paraît trop mou, un peu vague. Mais le temps donne vite raison à ces chansons sans morgue, au charme insidieux. Si " If " (déjà présent sur l'album de Ginger Ale) agace par ses rimes du Jeu des Dictionnaires, des titres comme " L'inconstant " (et ces riffs orageux) et " Talisman " (son " Heroes " à lui ?) subjuguent par leur évidence. Daho, l'éternel adolescent, à la fois charismatique et fragile, délicat et viril : une image qu'il cultive avec honneur et sincérité. " Peu importe si le flacon est éphémère, pourvu que le charme opère ", clame-t-il à la fin de l'album (" Les Liens d'Eros ", en duo avec Marianne Faithfull)… Pour nous, cette pop n'a rien de périssable, puisqu'elle distille ses charmes depuis plus de 15 ans. Une ré(é)volution, encore et toujours…

 

Etienne Daho

Corps et armes

Écrit par

Je n'ai jamais très bien compris tout ce raffut autour d'Etienne Daho, tout le crédit qu'on lui accorde. Evidemment, quand on allume la radio, c'est mieux, beaucoup mieux même, de tomber sur Daho que sur Obispo. Mais, à ce train là, beaucoup d'artistes devraient entrer dans nos faveurs. J'ai essayé de comprendre avec ce "Corps et armes". J'ai eu envie de tomber sous le charme du "Brasier", de sombrer dans la subtile mélodie de "La baie", de fredonner le tonique "Rendez-vous à Vedra". J'ai presque réussi. Presque. Trop de miel, trop de sirop et pas assez de surprises, dans ces chansons du sympathique Etienne. Et ce n'est pas les trois notes atones qui lui servent de voix qui rattrapent l'affaire. Daho roule sur une belle ligne droite. Fluide et agréable. Mais moi, je veux des bosses, des virages, un peu de tension. Il y a moyen de donner du coffre à la guimauve. Si vous ne me croyez pas, écoutez Bashung chanter "Les mots bleus".