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Femi Kuti

Femi n’a toujours pas viré sa Kuti…

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C’est le dernier jour du festival. L’afrobeat (NDR : cocktail explosif de jazz, de funk et de musique africaine traditionnelle) a toujours reçu une place de choix au Festival des Libertés. Et c’est à nouveau le cas pour cette édition. Femi Kuti est devenu le porte-parole contemporain de ce style musical. Il est d’ailleurs aussi engagé que son père, Fela, dont il a repris le flambeau. A travers sa musique, il dénonce les injustices, la tyrannie et les oppressions des pouvoirs politiques sur les peuples. Tout comme son paternel, il critique virulemment la corruption et de l'incompétence de l'ancien régime militaire nigérian. Son combat, il le mène pour davantage de justice et de liberté. Et il n’est pas prêt à virer sa cuti. C’est la deuxième fois qu’il se produit dans le cadre de cette manifestation. Au sein d’un Théâtre National comble.

Sur scène, Femi Kuti est soutenu par The Positive Force, un baking group réunissant un guitariste, un bassiste, un drummer (perché sur une estrade), un percussionniste, un préposé aux synthés et quatre cuivres, dont deux saxophonistes (baryton et alto), un trompettiste (à coulisses) et un joueur de bugle. Soit 9 musicos habillés de costumes traditionnels nigérians de couleur jaune chamarrés de formes géométriques symboliques et de pantalons en toile de teinte bleue. Sans oublier les trois choristes/danseuses en petites tenues ethniques (jupettes, bustiers et rubans sur les jambes de couleur rouge et jaune, maquillage tribal). Femi Kuti a enfilé un deux pièces africain de teinte noire, tapissé de signes indigènes de couleur blanche, sur la face de sa chemise. Il va se consacrer au sax et aux synthés, suivant les morceaux. Bref, ils sont treize sur les planches.  

De grande taille, Femi n’est ni un chanteur extraordinaire (NDR : sa voix passe quand même bien la rampe, quand elle devient autoritaire) ni un saxophoniste génial (NDR : ce qui ne va pas l’empêcher d’accorder un solo de plus de 10’ sur son instrument). Mais c’est un fameux showman et un chef d’orchestre hors pair, qui sautille ou gesticule continuellement, la plupart du temps, dos au public. Il demande de lever les bras, de danser, de jumper et de reprendre des couplets de manière incantatoire. Cependant, pour mettre l’ambiance, il peut également compter sur sa section de cuivres. Ainsi que les choristes/danseuses qui, frénétiquement et sensuellement, remuent le popotin.

Pendant une bonne demi-heure, il va revisiter ses classiques, et notamment, le titre maître de l’album « Africa For Africa », une compo qui monte progressivement en intensité, mais également  le puissant « Politics Na Big Business », une piste qui figure sur l’elpee « No Place For My Dream ». Avant de passer aux titres du dernier opus, « One People One World », son dernier LP, paru en février dernier, dont les versions sont davantage développées que sur disque.  

A l’instar de Youssou N'Dour ce leader de revue (NDR : à l’américaine ou à l’africaine, selon) nous a réservé un spectacle plus grand que nature… un peu dans l’esprit de feu James Brown. La grande salle du Théâtre National s’est ainsi transformée en ‘Shrine’ (NDR : une boîte mythique ouverte par son père, mais qu’il a relancée à l’aide de sa sœur), le temps d’une soirée…

Au Nigeria, on se bat pour la justice et la liberté une guitare à la main (un saxo dans le cas de Femi) et on fait de la musique, comme on fait la révolution…

Femi Kuti and The Positive Force

(Organisation : Festival Des Libertés)

Femi Kuti

Africa Shrine

Écrit par
L’‘Africa Shrine’ est une salle de concert à Lagos (Nigeria) construite par Femi Kuti grâce aux profits engrangés par ses albums et ses tournées à l’étranger. Inaugurée en octobre 2000, elle concrétisait un projet longtemps espéré par Fela Kuti ; mais qu’il n’a pas eu l’occasion de voir, puisqu’il est mort en 1997. Gageons qu’il serait fier de son intransigeant et intègre fiston qui garde hautes les flammes de l’afro-beat et de l’engagement social. Ce disque salue donc la naissance de la salle, par l’enregistrement d’un concert de Femi et de son groupe à l’Africa Shrine. L’ami Kuti ne se contente pas de proposer un florilège de ses meilleurs morceaux, mais bien dix nouvelles compos ainsi qu’une reprise de Fela, le classique « Water No Get Enemy » et ses imparables cuivres. Des chansons de haute tenue (parmi lesquelles l’excellent « I wanna be free ») conduites par un groupe ultra efficace. Evidemment, le disque ne rend pas tout à fait la fougue du combo en pleine action (Dour 2003), mais les aficionados du genre y trouveront leur compte. A noter aussi que l’opus recèle un docu DVD consacré à la genèse du projet.