Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Denver ou DNVR ?

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Flying Lotus

Until the quiet comes

Quand on évoque la musique électronique atypique, on ne peut faire abstraction de Flying Lotus. Steven Ellison, alias Flying Lotus, aka FlyLo, est étasunien. Prénommée Alice, sa grand-tante était pianiste de jazz, mais surtout l’épouse de John Coltrane. Producteur de hip hop et Dj, c’est surtout un fameux bidouilleur en matière d’électronique. Une électro qu’il n’hésite pas à fusionner au classique, au hip hop, au dubstep, au jazz (of course !) et à la dance. On compare d’ailleurs volontiers ses expérimentations underground à celles d’Aphex Twin, de Squarpusher, de Venetian Snares voire de Mouse On Mars. Ce qui est un fameux compliment.

Cinématique, le nouvel elpee ressemble à un trip visionnaire opéré au sein d’un univers angoissant, une bande sonore pour film imaginaire à laquelle ont participé de multiples invités. Aux vocaux. Des featurings tels que Thom Yorke, Niki Randa, Erykah Badu, Thundercat ou Laura Darlington qui se fondent dans l’ensemble. En se contentant uniquement d’alléger le climat, sans jamais le marquer de leur empreinte.  

Un 4ème opus plus accessible, extrêmement bien produit, mais qui manque parfois d’audace. On devrait y voir plus clair lors de la sortie du prochain long playing…

 

Flying Lotus

Cosmogramma

Écrit par

Steven Ellison, alias Flying Lotus, est âgé de 26 printemps. Vu son âge, il est donc de la génération Nintendo. Donc les beats, il connaît. Mais sa culture musicale ne s’arrête pas en si bon chemin. Sa grand-mère, Marilyn McLeod, a écrit pour des artistes signés chez la Motown (NDR : Diana Ross, notamment). Donc la soul, il connaît. Sa grand-tante (pianiste/harpiste) n’est autre qu’Alice Coltrane, la femme du célèbre saxophoniste, John. Donc le jazz, il connaît. Alors Steven Ellison n’est pas un garçon comme les autres (NDR : suffit de consulter l’arbre généalogique de sa famille pour s’en convaincre !) Producteur et bidouilleur, il affiche déjà un background impressionnant et possède donc une grosse longueur d’avance sur bien d’autres électroniciens.

« Cosmogramma » constitue déjà son troisième elpee. Peut-être moins complexe que son précédent essai, « Los Angeles », il varie les styles sans jamais briser le rythme. Au cœur de son électro atypique, on recèle toutes les influences qui ont marqué ce jeune ébène. La soul, le dubstep, le jazz ou encore le hip hop, notamment. Il les traduit dans son expression sonore, avec une facilité déconcertante. Pour en faire jaillir des sonorités complexes. Ce Ricain est un prophète. Un guide spirituel. Car cet héritage, il le projette dans le futur. Une philosophie particulièrement difficile à comprendre pour le mélomane lambda. Ellison la maîtrise naturellement.

Lors des sessions d’enregistrement, Steven a reçu le concours de quelques invités de marque. Thom Yorke, tout d’abord. Et puis Ravi Coltrane. C’est son cousin. Il est saxophoniste (NDR : faut croire que c’est dans les gènes !)

« Cosmogramma » c’est peut-être déjà la biographie de Flying Lotus. Un Flying Lotus qui fait désormais les beaux jours de Warp (NDR : comme si Warp avait un jour galéré). Pourtant, on oublie vite qu’il n’a que 26 ans…

 

Flying Lotus

Los Angeles

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Fin 2007, Flying Lotus nous gratifiait de « Reset », un EP dubstep irrésistible qui a réussi à se faufiler dans les hautes sphères de quelques classements de fin d’année. Bien heureux de nous avoir efficacement mis l’eau à la bouche, le Californien déballe « Los Angeles », un deuxième ouvrage incontestablement supérieur à son prédécesseur, « 1983 », paru en 2006.

Flying Lotus, qui nous avait lâchement largués au milieu de la route, est donc finalement revenu sur ses pas, comme on l’espérait il y a quelques mois (cfr. review « Reset EP »). La portière s’ouvre sur des « Brainfeeder », « Breathe. Something/Stellar Star » et, surtout, « Beginners Falafel » annonçant un road trip des plus planants. La route va être longue et exquise. On le ressent déjà. A travers la vitrine, le panorama semble se métamorphoser. L’interminable rangée d’arbres se met à secouer ses branches. Les troncs ondulent lascivement au son des « Camel » et autres « Melt! ». Avant même de pouvoir prendre exemple sur ces derniers, le véhicule quitte le sol pour poursuivre sa route aux abords de la stratosphère sous les beats monstrueux de « Comet Course » et « Orbit 405 ».

A moins qu’il ne s’agisse uniquement du fruit de notre subconscient, intoxiqué par les dangereusement hallucinatoires « Riot », « RobertaFlack », « Testament » ou l’intense « Auntie’s Lock/Infintum », titre marquant la fin de la virée. On s’extirpe alors du véhicule, complètement déphasés et suants à grosses gouttes. Flying Lotus s’est encore une fois joué de notre état mental. En nous refourguant sa meilleure marchandise jusqu’à présent, le DJ vient de s’assurer une clientèle fidèle qui en redemandera encore et encore, jusqu’à l’arrêt complet de toute activité cérébrale.

 

Flying Lotus

Reset (EP)

Écrit par

Hypnotique et intriguant, le dernier EP de Flying Lotus n’est malheureusement qu’une mise en bouche d’une durée plus que frustrante. En six morceaux distillés sur moins de 20 minutes, le Californien réussit à nous pendre à son cou, tandis qu’il balance machiavéliquement ses délicieuses pépites d’Abstract Hip Hop et d’Ambient au compte-goutte. Proche des premiers travaux de DJ Shadow, « Reset » surpasse indéniablement les récentes compositions de ce dernier. Flying Lotus, abrité depuis peu chez Warp Records, a bien calculé son coup. Quoi de plus cruel que de nous rendre accros avant de nous abandonner lâchement en bordure d’autoroute ? Le pire étant qu’en notre âme et conscience, on restera planté sur place, attendant impatiemment que l’homme revienne nous chercher, histoire de nous maltraiter davantage. On est maso ou on ne l’est pas.