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Julia Drouot a coupé court…

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Fuck Buttons

Slow Focus

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Attention grand album ! Voilà, c’est fait, j’avais toujours voulu débuter une chronique par cette déclaration laconique… Mais, dans le cas de « Slow Focus », c’est tout à fait justifié, car bien que leur appellation puisse probablement rebuter quelques auditeurs, l’expression sonore de Fuck Buttons est bien plus subtile que ne pourrait le laisser croire leur patronyme… Ce duo anglais issu de Bristol et fondé en 2004 par Andrew Hung et John Power atteint en effet des sommets de perversité électronique sur « Slow Focus », leur 3ème elpee. Mes oreilles, qui pourtant ne demandaient rien, n’avaient plus entendu de musique aussi noire mais excitante depuis ce cher Aphex Twin, c’est dire. Suffit d’écouter les dix minutes menaçantes de l’incroyable « Stalker » pour vous en rendre compte… Une claque malsaine et décadente qui agit sur les tempes et donnerait envie de se révolter contre la terre entière. Les deux olibrius de Fuck Buttons dézinguent les boutons de leurs claviers pour pondre 7 morceaux à écouter fort et sans modération ! De la musique électro pas pour danser, mais éructer.

 

Fuck Buttons

Tarot Sport

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Il y a moins d’un an, le duo anglais Fuck Buttons flinguait tout son monde en commettant l’excellent « Street Horrrsing », un premier opus qui allait lancer la paire sur la voie du succès. Le second elpee constitue souvent une épreuve périlleuse. Et elle se solde souvent par une grosse déception. Comment diable Andrew Hung et Benjamin John Power allaient-ils se débrouiller nous surmonter cet obstacle ? Tout simplement en s’appuyant sur leur propre talent. Et puis en bénéficiant des conseils précieux d’Andrew Weatherall (NDR : figure majeure de l’électro anglaise, sa carte de visite mentionne notamment la mise en forme de disques de Primal Scream, Beth Orton et le mixing de ceux de My Bloody Valentine, Björk ou encore New Order).

Les deux trublions originaires de Worcester viennent donc d’accoucher d’une nouvelle merveille. A contrario de leur premier essai, « Tarot Sport » propose un cours d’éducation physique intensif. Et gare aux mollusques qui tenteraient de faire ralentir la moyenne de BPM ; car les beats dispensés par les deux Britons sont nettement plus dansants et virevoltants. D’ailleurs « Surf Solar », le titre d’ouverture, en est un très bel exemple. S’étalant sur 10 bonnes minutes, il va bien au-delà de la mise en jambes. Et les interventions du séquencer ainsi que du clavier au bord de l’hystérie finissent, en bout de course, par vous mettre littéralement sur les rotules. La suite s’apparente à un tourbillon de sonorités en folie. Elles gravitent, se croisent, s’entrechoquent, se fracassent, le tout à la vitesse VV’, avant d’achever leur ballet hallucinant lors d’un morceau magistral intitulé « Flight Of The Feathered Serpent », une compo exaltante, vibrante, cosmique, dont le final explosif évoque inévitablement le célèbre Big Bang ! A vous couper le souffle !

Fuck Buttons a donc passé haut la main le test du second opus. Epoustouflant, « Tarot Sport » figure déjà parmi mes albums de l’année. Et secrètement, j’aspire déjà à la sortie de leur troisième opus. Quand on aime, on ne compte pas…

 

Fuck Buttons

Street Horrrsing

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Il ne faut que quelques secondes d’écoute pour émettre un avis favorable vis-à-vis de cet elpee de Fuck Buttons. Et pourtant leur musique n’est pas facile à assimiler. Difficile, dès lors d’expliquer, pourquoi on y accroche aussi rapidement. Peut-être parce que le duo originaire de Bristol possède ce petit je ne sais quoi pour séduire instantanément. Et « Street Horrrsing », premier opus d’Andrew Hung et de Benjamin John Power, libère un florilège de sonorités expérimentales susceptible d’émerveiller. 50 minutes alliant puissance et intensité rappelant les travaux d’Autechre ou encore de Black Dice. Même le concept de la pochette est fort proche. Deux grandes références musicales qui semblent avoir fortement marqué les deux Britons.

Leur premier opus a été enregistré au sein des studios londoniens de Tim Cedar (Part Chimp) ; il a en outre reçu le précieux concours de John Cummings, un des guitaristes de Mogwai, à la production. Mais Fuck Buttons ne s’est pas contenté de tirer la quintessence de tout cet environnement. Il a fait fonctionner sa matière grise. Langoureux, visionnaire et apaisant, « Sweet Love For Planet Earth » est une invitation à la méditation. « Bright Tomorrow » plane sur des beats deep techno novateurs tout en créant de vives sensations. Agité de rythmes tribaux, « Colours Move » nous plonge dans un univers inexploré. Manifestement, Fuck Buttons possède un gros bagage technique en matière d’innovation technologique. Mais ce potentiel est auréolé d’une certaine forme de mysticisme. Et la somme de toutes ces énergies permet d’apprécier les six longues plages, sans jamais susciter la lassitude. Enfin, cette intensité est tellement contagieuse, qu’on finit par en réclamer davantage. Le duo est probablement à l’aube d’une grande carrière. Une chose est sûre, il est à suivre de très près.