Galatasaray serait le meilleur club de foot d’Istanbul? C’est aussi le nom choisi par cet orchestre issu de Courtrai. Un ensemble réunissant une dizaine de musiciens qui se partagent incongrûment saxo, trompette, trombone, clarinette, guitare (NDR : le plus souvent torturée) sur un rythme frénétique. Hormis « Rock star », compo au cours de laquelle deux voix dialoguent (NDR : en jouant en quelque sorte à question/ réponse) et dont le refrain évoque le générique d’une vieille série télévisée américaine (NDR : « Drôles de dames », pour ne pas la citer), avant de s’achever dans l’univers du noise rock (Sonic Youth, Mogwai), l’elpee privilégie la formule instrumentale. « Minimalist » cultive une certaine autodérision. La trompette annonce l’entrée du matador et s’achève par la mise à mort du taureau (de la guitare ?). La plupart des autres plages pourraient relever d’une ‘B.O.’ à suspense (Tarantino, Lynch) voire d’un western spaghetti. Loin du créneau rock belge actuel (Ghinzu, Girls In Hawaï) et sans jamais lasser, ce big banb ose et manifeste une certaine originalité en nous livrant son second opus abouti. Tout a été fait à la maison : studio, label ; et par des musiciens issus de la patrie d’Ozark Henry ! Le moment fort de cet opus est sans aucun doute « Snack heads on empty part 1&2 ». C’est également le premier titre ; et il résume l’atmosphère qui plane tout au long de ce « Boxing camp for blues oriented snack heads ». A découvrir absolument !