La manille pour bébé de Panic Shack

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Garner

Bas les armes

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Après avoir publié un premier Ep intitulé « La fin du monde », Arnaud Garner nous propose son premier album baptisé « Bas les Armes ».

Pour ce premier long format, ce jeune artiste s’est entouré d’une belle brochette de collaborateurs issue du monde professionnel de la musique.

A commencer par Philippe Balzé à la réalisation, l’enregistrement et mixage (Miossec, Saez, Kaolin). Ensuite, par des musiciens chevronnés ; parmi lesquels figurent Christophe Doremus (bassiste), Benoît Simon (guitariste), Tangi Miossec (clavier), Vincent Taeger (batteur) et Ludovic Bruni (guitariste, bassiste).

A travers treize titres, le gaillard s’attaque à un florilège de thématiques riches et variées qui oscillent des questions existentielles relatives à l’humanité (« Tous les jours que », « La fin du monde ») aux plaisirs charnels (« Madame ») en passant par une vision assez sombre du tissu urbain (« Des grues ») ou encore des propos plus terre à terre (« La mer est belle »).

Et de tels thèmes devraient booster l’expression sonore. Ce n’est pas le cas ! D’abord ils véhiculent une prose à l’eau de rose, hors contexte voire même malsaine. N’est pas Biolay ou Dominique A qui veut. Une prose qui se nourrit essentiellement de synthé pop ! Un ersatz de new wave bas de gamme balisé par un instrument Bontempi probablement acheté aux puces, dont la palette de sonorités minimaliste et automatique (boîte à rythmes, accords sur un doigt ?!?) est bien trop prévisible, et entraîne, au bout de quelques minutes seulement, un profond ennui chez le mélomane…

Une exception qui confirme la règle, le duo échangé avec Véronique Presle, le temps de quelques minutes.

Tout ça pour ça …

 

Larry Garner

Once upon the blues

Écrit par

Larry est un des bluesmen contemporains les plus populaires. Un vrai songwriter qui écrit, avec aisance, de petites perles issues de sa Louisiane paresseuse. L'atmosphère est en effet très détendue, avec l'orgue qui entoure le refrain pour ouvrir "Where blues turn black". Larry hausse le ton et fait parler sa guitare dans une superbe "Slower traffic keeps right". Lui, l'homme de Baton Rouge, s'envole alors vers le South Side de Chicago, avec le très Muddy Waters "A real gambling woman". Le Japonais Seiji Yugushi est à l'harmo et le brillant Ernest Williamson, au piano. Même recette, mais sur un tempo enlevé pour " Won't tell your mama ". Plus funk, le vibrant " Tant was her dance " est une invitation à se remuer sur la piste de danse. Tout au long du lent et majestueux "I ain't the one", il explique à sa copine sadomasochiste, qu'il n'est pas de ce bord, mais tout simplement un bluesman de passage. Un grand classique du blues ! C'est avec une certaine colère, manifestée à travers les cordes, qu'il affronte "Virus blues", ces mêmes virus qui s'attaquent à son ordinateur. Un blues très an 2000. Le blues pur, lent, électrique, intense et dramatique, revient une nouvelle fois avec "If she tells you no", une chanson qui traite, encore et toujours, de ces relations sentimentales tendues qui font le blues. Typiquement Garner, "The muddy river" est ce type de petite ballade qui marque la différence. Sa voix nasillarde fait merveille face au piano de Williamson. Il referme cet album au cœur du Delta, pour y interpréter "Nothing but life", en duo avec Yugushi. Bon album!

Sue Garner

To run more smoothly

Pour enregistrer son premier album solo, la chanteuse/violoniste de Run On a bénéficié de la collaboration de ses meilleurs amis. En particulier Rick Brown et Katie Gentile (à qui elle a cédé son archet), partenaires au sein du groupe new-yorkais, Georgie Hubley, drummer de Yo La Tengo, et surtout l’ex db’s Chris Stamey ; ce dernier se chargeant, en outre, du mixing et de la production. " To run more smoothly " alterne compositions climatiques, sombres, expérimentales dans l’esprit de Laurie Anderson voire de Nico, et chansons plus pop, intimistes, minimalistes, compositions où Sue peut mettre en évidence l’étendue de son registre vocal, registre capable d’atteindre la hauteur du timbre de Kristin Hersh, mais également la profondeur de celui de Patti Smith. Déconcertant !