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61 Ghosts

… to the Edge

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61 Ghosts est un duo établi dans le Maine (NDR : c’est dans le Nord-Est des USA). Il réunit le chanteur/guitariste Joe Mazzari et le drummer Dixie Deadwood. Mazzari n’est pas né de la dernière pluie. Il a vécu pas mal d’expériences. Un parcours qu’on pourrait qualifier de rock’n’roll. Il a ainsi et notamment tourné et enregistré en compagnie de Johnny Thunders, Walter Lure et Jerry Nolan (Heartbreakers, New York Dolls). Il a également beaucoup sévi sur la scène rock de Boston. De son côté, Dixie a longtemps accompagné Leo ‘Bud’ Welch, un vieux bluesman issu du Mississippi, disparu en décembre 2017, à l’âge de 85 ans.

Ce tandem pratique une musique, née d’un mélange de rock'n'roll (NDR : ben tiens !), punk, garage et delta blues. Pour concocter cet Ep 6 titres, il a reçu le concours du bassiste J.D. Sipe, un disque enregistré à Clarksdale, dans le Mississippi.

Séduisant, "Heartbeat" met la plaque sur orbite. La guitare emprunte des accords au Mississippi blues. La voix est éraillée et râpeuse. Agrégeant punk, garage et blues, cette piste est finalement proche de ce que proposait les White Stripes, à leurs débuts. "No one at your door" est construit sur un mur de cordes aux effets hypnotiques, alors que la voix adopte des inflexions encore plus punkysantes. Imprimé sur un mid tempo, le blues menaçant "World gone crazy" entre en transe, alors qu’hallucinante, la gratte s’embrase face à la basse spectrale. S’ouvrant sur un rythme paisible, "If tears were dirt" change de profil, lorsque les accords puissants de la gratte se muent en notes, à la limite de la dissonance. Une gifle cinglante et le sommet de cet Ep. Les deux dernières pistes émargent au folk. Les cordes acoustiques y enrobent la voix de Mazzari…

 

Dead Ghosts

Back to the roots

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La formation canadienne Dead Ghosts effectuait un petit crochet par la Belgique, jeudi dernier. L'occasion d'aller écouter en live un des très bons groupes de garage du moment. Interprétant intégralement leur deuxième album, l'excellent « Can't Get No », elle nous a replongé dans les atmosphères des sixties pendant une bonne heure pour notre plus grand plaisir.

Une trentaine de fidèles des concerts JauneOrange, ne connaissant pour la plupart pas le groupe de Vancouver, ont fait le déplacement. Ils ne le regretteront pas.

La soirée débute par un set des Bruxellois de Mountain Bike, un ensemble fondé récemment par des membres de Warm Toy Machine et Thee Marvin Gays. Une très bonne surprise ! D'abord parce que peu de combos belges proposent du garage ; ensuite, parce qu'on assiste rarement à des premières parties de cette qualité. La section rythmique assure méchamment, les compos sont efficaces, garage 60's bien-sûr, mais tout en se référant généreusement à l'indie-rock des années 90. Et si le chant paraît moins assuré que les guitares, en écoutant leur démo, on en conclut qu’il ne faudra pas très longtemps avant que cette voix atteigne, en ‘live’, le niveau des instruments, tant elle est agréable sur bande. Ty Segall et la scène de San Francisco ont des petits cousins au pays des moules et c'est tant mieux.

Arrive alors les Dead Ghosts, un peu timides au début devant cette salle à moitié vide. Mais habitués aux bars nord-américains, ils se détendent peu à peu. Surtout au fur et à mesure que l'assistance quitte le zinc, attirée par l'adrénaline qui se libère de la scène. On ferme les yeux et on se retrouve en 1963, au début du phénomène garage quand des adolescents américains, influencés par les groupes anglais émergents osaient se lancer dan un rock'n'roll crasseux à l'énergie débordante. Plus encore que sur le disque, on déduit que le titre de l’elpee n’est pas le seul à évoquer les early-Stones. Mais ce n'est bien-entendu pas la seule référence qui nous vient à l'esprit. On pense aux débuts des Beatles pour la qualité des mélodies, à des Shadows poisseux, aux premiers titres des Clash (la rythmique du batteur, sorte d'Animal des Muppets, tant il s'agite dans tous les sens) et à des formations plus psychédéliques (la guitare fuzz règne fatalement en maître de cérémonie). Les ‘tubes’ de l'album s'enchaînent. "Cold Stare" ouvre les hostilités tout en mélodie puis c'est l'avalanche de décibels déclenchée par "Can't Get No", "Summer with Phil" ou "I Want you Back", sans oublier la pièce maîtresse de "Can't Get No" à mon sens "Roky Said", hommage non voilé à Rocky Erickson, le leader des mythiques 13th Floor Elevators. Et pour l'anecdote, on est heureux de voir le bassiste arborer un magnifique t-shirt Sarah Records. Est-ce la raison pour laquelle, on entend dans certaines de ses notes des réminiscences de la légendaire structure anglaise? Après tout, Dead Ghosts, c'est autant pop que rock, la pop des débuts, la vraie, pas la soupe actuelle.

Jetez vous sur l'album si cet article vous a alléchés. Enregistré comme les pionniers sur un 8 pistes et par conséquent faisant fi de tout ordinateur, il nous ramène aux racines du rock ; de quoi nous ravir de retrouver un son brut, non trafiqué, plein d'humilité et de ferveur comme le sont les Dead Ghosts.

(Organisation l’Escalier)

 

 

Lonely Ghosts

Return from the search party

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Lorsque Help She Can’t Swim splitte, son leader, Tom Denney, décide de se retirer dans son home studio et bosse sur un nouveau projet, qu’il baptise Lonely Ghosts. Après avoir publié un Ep, il nous propose son premier opus. Pour concocter ce disque, il a quand même reçu la participation de quelques collaborateurs, et en particulier l’ex-Help She Can’t Swim, Leesy Francis, ainsi que des membres de My Device et Nullifier.

La musique de Lonely Ghosts puise essentiellement dans la noisy, l’electronica, la pop et le post punk. Mais ces influences sont restituées sous une forme lo-fi. Pourtant, ce qui frappe d’abord au sein des compos, c’est ce contraste entre moments paisibles et accès de fureur. Un sentiment accentué par la voix de Tom, tantôt empreinte d’une grande douceur, responsable de hurlements gutturaux, vindicatifs ou encore susceptible de se muer en falsetto. Parfois, son timbre et ses inflexions me font même penser à Jarvis Cocker. Partagé en 13 plages, cet opus ne manque pas d’allure, même si les lyrics sont un peu trop puérils et si le recours aux synthés n’est pas toujours judicieux. Néanmoins, de ce tracklisting, j’épinglerai les énervés et enlevés « Love projection » et « Statues ». A cet instant Pulp n’est pas très loin. Encore que sur « March ! » et « Predictions for the New Year », c’est plutôt le spectre de Wire qui se met à planer. Deux superbes morceaux, également. L’excellent « Hush up ! », ensuite, mérite également une mention particulière. Tramé sur une ligne de basse réminiscente de The Rapture, pulsant, il brille par son refrain véritablement percutant. Denney a d’ailleurs l’art de ficeler des refrains contagieux. A l’instar d’« As my body explodes » ou encore de « Come down from the mountain” d’ailleurs. Si “Green eyes” aurait pu figurer dans le répertoire de New Order, “Battleships” hésite entre hip hop, hardcore et electro lo-fi. Probablement le morceau le plus indigeste de la plaque. Il y a bien encore la valse post punk, « Taking shape », qui achève le long playing, mais le reste manque de consistance. N’empêche, pour un premier essai, Lonely Ghosts a démontré qu’il disposait d’un fameux potentiel. On attend donc impatiemment la suite…

Ghosts

The world is outside

Écrit par

Dès les premières secondes de « The world is outside », ça sent le ‘fish and chips’ à plein nez ! L’Angleterre dans toute sa banalité s’est dénichée cinq délégués triés sur le volet. Ici, tous les risques sont calculés, les guitares régulées à satiété, les voix filtrées à souhait. On ose à peine évoquer la production boursouflée de cet album sensé raviver les belles heures de la pop britannique. Comment ose-t-on soumettre pareilles escroqueries au public ? Combien d’Air Traffic et de Keane faudra-t-il encore endurer avant de toucher au black-out ? Qu’essaie-t-on encore de nous faire croire ? Que nous tenons les nouveaux Coldplay ? En réalité, même Chris Martin doit aujourd’hui s’en vouloir d’avoir lancé cette surenchère de lyrisme aseptisé. Ghosts, ce sont les ectoplasmes de la Britpop. Même leur nom de scène fait peur ! Demandez à Casper... Seul lot de consolation de cette triste excursion : Ghosts porte bien son nom. Car, comme tous les fantômes, ils brassent du vide !