Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Great Lake Swimmers

L’americana dans toute sa splendeur…

Écrit par

Soirée canadienne ce lundi soir à l’Orangerie du Botanique puisque s’y produisaient Barzin et les très talentueux Great Lake Swimmers, responsables il y a quelques semaines d’une 5ème livraison intitulée « New Wild Everywhere ».

C’est une salle sold-out –en configuration assise– (NDR : petite doléance adressée aux organisateurs : laissez-nous pénétrer à l’intérieur avec nos bières, ce n’est qu’un concert !) qui accueille Barzin, projet de Barzin Hosseini, qu’il mène en solitaire depuis 2003. Pour la circonstance l’artiste est accompagné d’une guitariste/vocaliste. Et elle a une belle voix ! Le public est attentif et presque recueilli à l’écoute de la prestation de ce duo qui sculpte délicatement son folk atmosphérique, mélancolique, dans des guitares électro-acoustiques. Un sacré talent à suivre de très près…

Après une demi-heure de pause, place à ses compatriotes et amis : les magnifiques Great Lake Swimmers. Emmenée par leur charismatique leader Tony Dekker, la formation nous vient du froid. De l’Ontario, très exactement. Le line up est complété par Erik Arnesen (guitare et banjo), Greg Millson (batterie), Miranda Mulholland (quel joli nom pour une choriste/violoniste) et Bret Higgins (à la contrebasse). Le set débute par quelques morceaux issus de leur dernier opus (« Think That You Might Be Wrong », « The Knife », « Changes with the Wind »). La voix de Tony Dekker est profonde. Forgées dans un americana pur jus, les chansons sont d’une rare pureté. Et on ne peut s’empêcher de penser à un autre Canadien, une légende vivante : Neil Young. Encore qu’intemporelle, leur musique lorgne aussi parfois vers un Sufjan Stevens plus country et plus roots ou un Bonnie Price Billy débarrassé de sa indissociable austérité… L’ambiance est moins évangélique que sur disque et le public se laisse emporter par l’enthousiasme de la bande torontoise. Le groupe enchaîne par les ‘hits’ de ses premiers albums tels que les incontournables « To Leave it Behind », « Your Rocky Spine » et « Bodies and Minds ». Les musiciens laissent ensuite leur leader seul sur scène pour deux sublimes ballades (dont le très émouvant « Moving Pictures Silent Film » datant de 2003) avant de revenir pour un final endiablé ! Après 1h30 de concert, Tony Dekker et ses potes vident les lieux.

Mais le public en veut encore et réclame un rappel. Ce que Great Lake Swimmers va lui accorder. D’abord à travers une cover de Gram Parsons et puis un bouquet final assez rock. Les spectateurs sont conquis, ils ont vécu ce soit un excellent moment, ce lundi, à l’Orangerie !

(Organisation Botanique)

 

Great Lake Swimmers

Lost Channels

Écrit par

« Lost Channels », le quatrième recueil de Great Lake Swimmers, nous parvient un peu moins de deux ans après « Ongiara », l’œuvre qui aura définitivement permis aux Canadiens d’entrer dans la cour des grands. Sans efforts, le combo originaire de Toronto, et mené d’une main de maître par Tony Dekker, parvient une nouvelle fois à pondre une série de onze petites perles. « Lost Channels » s’ouvre sur un « Palmistry » plongeant instantanément l’auditeur dans une torpeur exquise dont il s’extirpera uniquement pour fredonner les engageants « The Chorus In The Underground », « Pulling On A Line » ou « She Comes To Me In Dreams ».

Dekker se livre ici dans un exercice encore plus personnel qu’auparavant, dévoilant un large pan d’une personnalité à fleur de peau. Une sensibilité avenante immergée en plein cœur de morceaux mémorables tels que « Still » et « Everything Is Moving So Fast », un titre parcouru de chœurs féminins et sublimement orchestré. Un nouveau carton plein pour Great Lake Swimmers.

Great Lake Swimmers

Great lake swimmers

Écrit par
Great Lake Swimmers est avant tout le projet d’un seul homme: Tony Dekker. Un chanteur/compositeur/multi-instrumentiste canadien (NDR : de Toronto, très exactement), dont le premier elpee, éponyme, a été enregistré dans un silo abandonné, près de Port Colborne. Un disque pour lequel il a quand même reçu le concours de l’ingénieur du son Victor Szabo. A l’écoute des chansons de cet opus, on a souvent l’impression d’être couché à la belle étoile, dans un sac de couchage, à contempler les astres. Parce que légèrement teintée par quelques accents de piano, d’accordéon, de lap steel, et même fréquentée par des grillons, la musique de G.L.S. opère une symbiose parfaite entre la voix veloutée, délicate, gémissante, légèrement reverb de Tony, et sa six cordes acoustique, tellement fragile et vulnérable. Quelque part entre folk dépouillé et country alternative, ses chansons exhalent une beauté pure. Une beauté poétique, esthétique, lo fi, hantée par les spectres de Wil Oldham, Gordon Lightfoot, Cowboy Junkies (NDR : les deux premiers albums), un Neil Young ‘unplugged’ ou encore feu Nick Drake...