Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (13 Items)

Green Day

Saviors

Écrit par

Pour enregistre « Saviors », son quatorzième elpee, Green Day a enregistré le retour de Rob Cavallo, à la production. Et hormis sur deux morceaux plus pop (« Corvette summer » et « Susie Chapstick »), Green Day a fait du Green Day, ce qui n’est, sans doute, pas pour déplaire aux nombreux aficionados du groupe.

Des chansons hymniques de 3 minutes (NDR : seul le titre final, « Fancy Sauce » dépasse d’un fifrelin les 4’), découpées dans des riffs de guitare cinglants et imprimées sur un tempo enlevé que chante Joe Armstrong de sa voix si caractéristique. Il y déverse des textes sociaux caustiques qui ciblent notamment, Donald Trump, les partisans de la conspiration électorale aux Etats-Unis, les fusillades de masse, la brutalité policière, la toxicomanie, Elon Musk, les influenceurs, etc.

Un hit potentiel : « Bobby sox », une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Weezer…

Green Day

Father of all motherfuckers

Écrit par

Le mois de mars devait sonner le départ d’une nouvelle tournée pour Green Day. Hélas le sort en a décidé autrement… Le début de l’année s’annonçait pourtant sous de bons auspices pour le groupe, qui voyait paraître son dernier album.

Si le titre retentit comme une énième provocation, dont seul le groupe semble avoir le secret, il n’en demeure pas moins surprenant. Et semble s’inscrire, à premier abord, dans l’esprit du très évocateur « God hate us all », un LP de Slayer, gravé en 2001. 

« Father of All Motherfuckers » nous entraîne au sein d’un univers aux sonorités hétéroclites, très éloignées de celles que nous avions rencontrées à travers leurs long playings précédents.

Le voyage se veut plutôt court, puisque les 10 titres qui le composent ne dépassent pas 26 minutes.

Les orfèvres du rock parviennent pourtant à nous captiver dès les premières notes de l’abrasif « Father of All… », une plage qui donne le ton à la suite de l’opus. Les riffs de Mik Dirnt se mêlent aux effets radiophoniques de la voix de Billie Joe. Et elle s’enflamme pour attaquer l’incandescent « Fire, Ready, Aim » ponctué de ‘handsclaps’. A noter que ce morceau a été révélé au public lors d’un match des New Jersey Devils, et en est même devenu l’hymne officiel de la National Hockey League…

Si certains ont déploré l’absence de paroles très engagées politiquement, philosophie qui était ancrée dans leur esprit, « Oh Yeah ! » prouve que les musicos n’ont pas, pour autant, renié leurs convictions. Aussi, les oreilles attentives reconnaîtront la reprise du sample de Joan Jet dans « Do you wanna touch me », coécrit avec le sulfureux Garry Glitter. Billie Joe avait alors révélé, au cours d’une interview, que les fonds récoltés pour ce titre seraient reversés à des associations venant en aide aux victimes d’abus sexuels.

La transition s’opère sur le très pop/rock à coloration sixties « Meet me on the Roof », une piste adoucie par les interventions du piano ; ce qui lui confère une impression de légèreté.

Une certaine effervescence adolescente envahit le mélomane à l’écoute de « I was a Teenage Teenager ». Outre le fait que ce soit un des morceaux les plus entêtants de cet LP, il est également un des plus travaillés. Le groupe souffle également un vent de nostalgie tout au long de « Stab you in the heart » en s’inspirant du riff de « Jailhouse Rock » lors du refrain, alors que la mélodie lorgne carrément vers les Fab Four…

Green Day, prompt à expérimenter de nouvelles sonorités atypiques, ne renie pas pour autant ses origines. A l’instar du morceau punk « Sugar Youth » et de l’épatant « Take the money and crawl », deux compos qui réverbèrent des accents empruntés à « She’s a rebel », titre qui figure sur l’excellent album « American Idiot ».

« Graffitia » referme la plaque sur une note frénétique autant audacieuse que festive réminiscente d’« I fought the law » du Clash. Les paroles de Billie Joe semblent véhiculer une certaine forme d’insouciance. A ce sujet, lorsqu’il avait été interrogé sur la nature de ce message, il avait répondu : ‘Il célèbre le rythme de vie de ceux qui n’ont rien à foutre’.

Ce n’est pas le meilleur album de Green Day, mais le combo a le mérite d’expérimenter. Avec panache ! Et si le chiffre 13 est frappé du sceau de mysticisme, « Father of All Motherfuckers » lui fait bel et bien honneur.

Green Day

¡Uno!

Écrit par

Green Day se réserve de plus en plus d’escapades. Parfois à la limite du prog. Parfois pharaoniques, telles que des comédies musicales punk ; le très bon « American Idiot » et le beaucoup moins réussi « 21st Century Breakdown », en sont les plus belles illustrations… Mais les Californiens ont décidé de changer une nouvelle fois de fusil d’épaule en publiant trois albums en quelques mois. « ¡Uno! » constitue le premier volet de cette trilogie punk. Les suivants –étonnant, n’est-ce-pas ?– seront baptisés « ¡Dos! » et « ¡Tré! ». Pourquoi pas ! De quoi nous rendre circonspect à l’écoute de cet « ¡Uno! »’

Le trio de la Bay Area aurait-il eu les yeux plus grands que le ventre ? Dès l’inaugural « Nuclear Family », on est rassuré. Le trio continue de pratiquer un punk-pop avec la même rage toute adolescente. Et la formule souvent gagnante (« Angel Blue », « Let Yourself Go »), parfois perdante (« Troublemaker »), devrait ravir les fans des Américains : mélodie ultra-catchy (« Kill the DJ »), section rythmique impeccable, power guitares acérées, le tout au service de brûlots oscillant autour des 3 minutes comme à la bonne époque de « Dookie »… ‘One, two, three’ ou ‘Uno, Dos, Tré’… ‘Let’s Go !’ Les 3 idiots de Green Day ne vieilliront probablement jamais.

 

Green Day

Awesome as Fuck (Cd + Dvd)

Écrit par

Green Day est devenu un véritable groupe de stade, depuis la sortie de l’album « American Idiot », un disque caractérisé par son ambitieuse comédie musicale punk-rock. Pas surprenant, dès lors, de voir publier un nouvel opus immortalisé ‘live’, 5 ans après avoir commis « Bullet in a Bible », dans les mêmes conditions, lors d’une tournée mondiale dont la plupart des dates se sont avérées sold out. Vu leur efficacité sur les planches, les Californiens disposent, aujourd’hui, de suffisamment de matière pour alimenter un ‘best of’ enregistré en public. Mais on se demandait quand même comment les vétérans de Berkeley allaient se débrouiller pour traduire sur scène les compos décevantes, de leur dernier elpee, « 21st Century Breakdown » ?

« Awesome as Fuck » s’ouvre par trois plages issues de leur huitième opus studio (le titre maître, « Know Your Enemy » et « East Jesus Nowhere »). Une mise en route particulièrement soporifique. Certains me reprocheront un manque d’objectivité. Possible. Mais même si je suis demeuré fan du trio, mon esprit critique me dicte un constat flagrant : des œuvres comme « Dookie », « Insomniac » voire même « American Idiot » recelaient des hits imparables (NDR : pensez à « When I Come Around ») et reflétaient une forme d’insouciance que nous partagions à l’époque. Heureusement, la suite est bien plus efficace  lorsque Mike Drint, Tré Cool et Billy Joe Armstrong s’attaquent à leur back catalogue. Les néophytes risquent même d’être surpris à l’écoute de véritables oldies comme « Going to Pasalacqua » (issu de « 1,039/Smoothed Out Slappy Hours », publié en 1991) et « Who Wrote Holden Claufield » (extrait de « Kerplunk », gravé en 1992). Le son est clean et puissant et manifestement, le groupe est devenu une véritable machine de guerre –un peu mécanique– comme l’illustre le Dvd. 

Dispensable pour les véritables aficionados, « Awesome as Fuck » constitue une belle porte d’entrée pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas ou alors très mal, l’univers sonore de ce combo yankee. Maintenant, une question me traverse l’esprit Que vaut un ‘best of’ de Green Day, si « Basket Case » n’y figure pas ? Un peu comme si les Eagles omettaient d’y inclure « Hotel California » !

 

Green Day

21st century breakdown

Écrit par

On aura tout vu : Green Day vient d’enregistrer un concept album. Soit l’antithèse de l’esprit punk ! En trois chapitres et dix-huit plages, ce « 21st Century Breakdown » nous raconte l’histoire d’un couple confronté aux joies et aux épreuves de l’existence. On se croirait revenu à l’époque de « Tommy » du Who et du « S.F. Sorrow » des Pretty Things. D’ailleurs si les textes sont engagés (NDR : à travers ce récit, ils dénoncent les dégâts causés par notre société de consommation, la manipulation politique, les conflits religieux, la pollution ainsi que les méfaits causés par l’alcool et les drogues), ils ne traduisent plus le nihilisme de leurs débuts. Il leur aura cependant trois ans pour terminer cet elpee sous la houlette de Butch Vig (NDR : le drummer de Garbage jouit d’une énorme réputation dans l’univers de la production ; et s’il a notamment bossé pour Sonic Youth et Smashing Pumpkins, on lui doit surtout la mise en en forme du « Nevermind » de Nirvana).

« 21st century breakdown » est donc un opus ambitieux. L’emballage sonore est plus que parfait et les arrangements particulièrement soignés (NDR : en engageant Butch, c’était prévisible). Les chansons sont très mélodiques, même lorsqu’elles s’énervent. Elles sont aussi souvent hymniques, contagieuses, dans l’esprit de Green Day, of course. Les harmonies vocales impeccables. Parmi les points forts de cet elpee, on épinglera le single « Know your enemy », une plage qui lorgne manifestement vers le Clash, « Christian’s inferno » et « Horseshoes and handgrenades » deux morceaux qui trahissent des relents Sex Pistols très prononcés (NDR : ce timbre à la John Lydon !), malgré son final tramé en forme de clin d’œil au « Gloria » de Them, « Before the lobotomy », ballade qui se mue en compo bien pêchue à mi-parcours, le décapant « East Jesus nowhere » et le final « See the light », probablement inspiré du Who. L’elpee recèle deux ballades ‘beatlenesques’, « Last night on earth » et « Restless heart syndrome », deux plages dont la sonorité des accords de piano peut rappeler « Let it be ». Le reste ressemble à du Green Day bien propre, très agréable à l’écoute et qui pourrait même être diffusé en journée sur la bande FM…

 

Green Day

Transmissions

Écrit par

Au début des années 90, les fantômes du punk font grise mine. Des géants comme les Sex Pistols ou les Clash ont tellement balayé la pierre, qu’il ne reste plus grand chose à se mettre sous la ‘ranger’. L’époque est triste pour le style, et on se demande bien s’il va survivre. Au même moment, en France, c’est le gros boum du rock alternatif et ça pogote sec dans les hangars. C’est alors que surgissent, du pays de l’Oncle Sam, des groupes comme Green Day. Tatoués et forts en gueule, ces mauvais garçons deviennent le moteur d’un nouveau style frémissant : le punk rock juvénile. Quoique fondée en 1989, la maison Green Day devra cependant attendre cinq ans avant d’obtenir la reconnaissance auprès du grand public. 1994, « Dookie » fait son entrée dans les charts, et offre son interprétation démantibulée du punk US. Depuis, le combo n’a de cesse de se produire tous azimuts en live, afin de rassasier les oreilles de ses ouailles. Une apparition remarquée et remarquable à Woodstock, au cours de la même année finira de confirmer la notoriété des Californiens.

« Transmissions », est une énième compilation des meilleurs morceaux du trio. Elle réunit quelques titres des trois premiers albums (« Smooth » de 1990, « Kerplunk » de 1991, « Dookie » de 1994), des bonus live et extraits videos en tout genre. Présenté sous un format collector, la pièce est belle. Habillée d’un booklet généreux qui retrace la carrière et l’esprit général du groupe, elle ravira le collectionneur qui voit s’empiler les multiples compiles que le combo balance chaque année. Rien de bien neuf donc, à l’horizon, mais il est toujours agréable de se remettre entre les portugaises, les morceaux issus de la meilleure période du groupe. Un cadeau à s’offrir, et que l’on pourra partager avec quelques vieux potes,… comme au bon vieux temps.

 

Green Day

Bullet in a Bible

Écrit par

Après sept albums, le trio de Berkeley s’offre un live : « Bullet in a Bible », enregistré devant quelque 65 000 fans sur la verte prairie anglaise de Milton Keynes. Suite à leur opéra rock engagé, signé le point levé contre l’establishment de l’Oncle Sam, Tré Cool, Billie Joe et Mike Dirnt se sont lancés dans une tournée contre la guerre, les décisions alambiquées d’un gouvernement redouté et surtout, contre la neurasthénie ambiante qui, chaque jour, menace plusieurs milliers d’adolescents à travers le monde. Green Day, par un beau jour de 1988 voyait le jour. Plus de 15 années se sont écoulées et le trio balance toujours son mélange de punk, de pop et de rock sautillant. A l’époque, les mauvaises langues avaient perçu chez Green Day une énième resucée des Clash, Ramones et autres Pistols. Certains se souviendront même de les avoir ballottés dans le même sac puant qu’une horde de ploucs pseudo-punks innommables. Mesdames, messieurs, en 2006, reconnaissez votre erreur, interrogez jeunes et moins jeunes. Green Day est là, fringuant, assoiffé d’activité et de riffs aux relents sociaux. Depuis l’inusable « Dookie » (1994), les albums se sont enchaînés. Dans les salles de concerts, l’audience n’est jamais retombée. La clef du succès de la bande de Billie Joe est également à chercher de ce côté. Ces types sont de véritables bêtes de scène, toujours animés par la même nervosité juvénile qu’à leur début. Le DVD, accompagnant gracieusement le disque, le démontre ; reprenant toutes les chansons jouées ce soir-là. La performance est agrémentée d’interviews intéressantes et d’interventions cocasses de nos protagonistes. On y découvre un Billie Joe soucieux de son public et de l’importance sociale de ses chansons. Pitre de service, Tré Cool se présente en définitive comme un excellent batteur, fidèle serviteur de ses deux amis et grand amateur de substances psychotiques. Pour sa part, Mike Dirnt révèle sa peur permanente de monter sur les planches. « Bullet in a Bible » est donc une source intarissable d’informations et d’anecdotes. Aussi, ce double objet (album et DVD) dépasse-t-il largement l’image et le son, se voulant riche d’enseignements. Aujourd’hui, Green Day est un truc immense, une machine à tubes (« American Idiot », « Holiday », « Brain Stew », « Basket Case », « Minority », « Longview », etc.), certes. Mais conscience éveillée de son succès, le groupe prend soin d’un auditoire, sans cesse renouvelé. Oubliés les petites clubs et espaces enfumés d’antan, Green Day a grandi, prenant exemple sur ses plus illustres prédécesseurs, pionniers d’un punk politisé, The Clash en tête. Joe Strummer aimerait-il discuter politique en compagnie de Billie Joe Armstrong ? Aucun Américain ne le saura un jour. Idiot ou pas. Mais dans son for intérieur, le fan tente de se convaincre qu’une rencontre entre les deux personnages aurait esquissé les périphéries d’une musique pour laquelle mélodie et société n’auraient plus aucun secret.

 

Green Day

American Idiot

Il est temps, à l’heure des tops de fin d’année et des cadeaux sous la cheminée, de marteler ce constat : Green Day n’est pas ce groupe de punk-rock mainstream prépubère, qui parade sur MTV en faisant des grimaces. Non : la bande à Billie Joe fait partie de ces groupes populaires qui savent trousser de bonnes mélodies pour les « kids », sans tomber dans l’entertainment putassier ; cette entreprise de décervelage marketé, qui brasse beaucoup d’argent mais surtout beaucoup de vide. La preuve par ce septième album, un petit chef-d’œuvre de chansons power pop à écouter en regardant les films de Michael Moore, et sans doute le meilleur disque du trio californien. Le meilleur, parce que le plus ambitieux, le plus éclectique, le plus mélodique, et le plus épique. En avril dernier le magazine Mojo proposait son top 100 des titres les plus épiques de l’histoire du rock : avec « « Jesus of Suburbia » et « Homecoming », 5 mouvements et 9 minutes chacune au compteur, Green Day aurait pu très bien y faire une entrée fracassante, entre le « Paranoid Android » de Radiohead et le « Child in Time » de Deep Purple (cité d’ailleurs pendant « Homecoming », lors d’un fameux roulement de batterie). Deux titres d’une incroyable complexité, cathédrales punk-rock bâties à mains nues sur les cendres d’un Ground Zero socio-politique : l’Amérique de Bush, cette idiote. Parce que ce disque, en plus d’être une arme de destruction massive pour nos tympans et nos a priori à la ‘Basket Case’, se révèle un brûlot anti-Bush des plus intelligents, que n’auraient sans doute pas renié les RATM… En somme une sorte d’opéra-punk (selon les propres dires du groupe) dont l’objectif serait de faire voler en éclats les petites certitudes évangélistes de monsieur le président du monde. Quant aux autres morceaux, ils valent aussi leur lot de saines louanges : des super ballades « Bld of Broken Dreams » et « Wake Me Up When September Ends » aux tubesques « Holiday » et « St. Jimmy » (plus punk, comme avant), « American Idiot » n’en finira pas de surprendre le quidam encore persuadé que Green Day, c’est de la daube de petits cons boutonneux. Un grand disque, qui ébauche plusieurs pistes quant à l’avenir du punk FM de qualité, plus mature et moins poli, bref un peu plus sophistiqué.

Green Day

International superhits !

Écrit par

Bien que fondé en 1989, ce trio californien (NDR: de Bekerley, très exactement), a dû attendre la sortie de " Dookie " pour décrocher la timbale. Et l'année suivante, il récidivait en commettant " Insomniac ". Depuis, l'étoile de Green Day a fortement pâli. Une impression corroborée par la sortie de ses deux derniers opus. Leur hardcore juvénile, fougueux et enthousiaste, qui naviguait à la croisée des chemins des Ramones, de Jam et de Hüsker Dü n'est plus dans l'air du temps. Et les nouvelles perspectives musicales qui hésitent entre la ballade et les orchestrations cuivrées font un peu tâche d'huile dans l'ensemble. Bref, il ne nous reste plus qu'à réécouter leurs hits. Qu'on retrouve sur cette compile. Vingt et un fragments dont les inévitables " Basketcase ", " Brain stew ", " Time of your life ", " Minority ", " Hitchin' a ride " ou encore " Geek stink breath ", répertoriés par ordre chronologique, ainsi que deux inédits, " Maria " et " Poprocks and coke ". Dommage que la période antérieure à 1994 n'ait pas été revisitée. On aurait ainsi pu hériter d'un double album ; et en même temps se rendre compte qu'à contrario de leur période post " Insomniac ", la formation a connu une évolution plus qu'intéressante, au cours de ses cinq premières années d'existence…

 

Green Day

Warning

Écrit par

Sans faire de bruit, Green Dayen est déjà à son quatrième album. Et le moins que l'on puisse dire c'est que Billie Joe et sa bande sont des petits malins. Bien sûr personne ne sera dupe : Green Day est à mille lieues de pouvoir revendiquer, à l'heure actuelle, un statut ‘punk’. Je ne m'avancerais pas trop non plus pour celui de ‘rock’. Mais de là à nous servir un ersatz de… Weezer, il n'y a qu'un pas que le trio a franchi allégrement. Attention, cet album débute bien par un " Warning " de la meilleure veine ; même si finalement il demeure assez conventionnel. Un titre suivi par ce qui devrait être un des prochains singles " Blood, sex and booze ". Entraînant en diable, ce début de plaque laisse espérer un regain d'attention pour ce groupe qui, se dit-on, est parvenu à maîtriser ses penchants mélodiques tout en gardant une énergie communicative. Las ! Passées ces 5 grosses minutes c'est le désintérêt qui pointe le bout de son nez. Malgré l'enrichissement de sa musique par un harmonica, une mandoline, un saxophone, un accordéon ou une section à cordes, il faut se rendre à l'évidence : les mélodies se sont appauvries (NDR : heu…désolé pour les fans de Weezer). Je ne souhaiterais pas voir Mister Joe vieillard : il devrait avoir beaucoup de mal à se défaire d'un mouvement du bras hérité de l'époque où il faisait partie d'un groupe... Par contre, au fil des albums, Green Day se concocte un petit " best of " qui ne sera pas piqué des vers…

 

Green Day

Nimrod

Evidemment, après avoir défendu la cause du punkcore pendant quatre albums, il devient de plus en plus difficile de changer de style. Surtout que la formule marche plutôt bien ; le trio de Bekerley récoltant aujourd'hui les dividendes d'un patrimoine hérité en ligne droite du mythique Hüsker Dü. Dans ces conditions, vous vous imaginez certainement que pour " Nimrod ", Green Day a décidé de maintenir le cap. Ne concédant qu'un tempo psychobilly à " Hitchin' a ride ", un zeste d'harmonica à " Walking alone ", une chanson de pure pop, circa Teenage FanClub, chez " Redundant ", un dérapage dans le grunge avec " Prosthetic head " et, surprise, un instrumental surf pour " Last ride in ", fragment qui aurait pu, quatre décennies plus tôt, servir de bande sonore à " Interlude "...

 

Green Day

Bowling bowling bowling parking parking

Non, "Bowling bowling bowling parking parking" n'est pas le nouvel elpee de Green Day, mais simplement un mini album ‘live’, épinglant sept extraits de concerts différents, effectués respectivement à St Petersbourg, Tokyo et Prague ; et qui devraient certainement séduire les nombreux aficionados du groupe. Un morceau de plastique très agréable à écouter, mais qui comme tous les " live " n'arrive pas à reproduire parfaitement l'ambiance et la musique exprimée sur scène. En conclusion, tout cela n'est parvenu qu'à nous donner l'eau à la bouche en vue de quelque chose de bien neuf…

 

 

Green Day

Dookie

Billie Joe et Mike Dirnt se connaissent depuis l'âge de onze ans. Ils partagent une même passion pour la guitare électrique et se lient d'amitié. Quatre ans plus tard, ils engagent un ‘drummer’, fondent Sweet Children et commencent à écumer les clubs. Ce ne sera que deux ans plus tard, soit en 1989, que les deux compagnons décident de transformer le patronyme de leur groupe en Green Day. Depuis, la formation californienne a enregistré trois albums, et puis changé de batteur. Mais pas de style musical ! "Dookie" dispense quatorze fragments taillés dans le punkcore juvénile. Quatorze compositions qui dégoulinent d'intensité et de pureté électrique. Exactement comme chez Hüsker Dü et Buffalo Tom. Les cordes de guitare bourdonnent, crépitent, la section rythmique impressionne d'efficacité alors que les harmonies vocales sucrées épanchent des lyrics post-adolescents, cyniques, tourmentés. Un opus qui aurait pu être brillant, s'il avait fait preuve d'un peu plus d'originalité...