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Guillaume Ledent

Fancy Fair

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Son dernier elpee, « Mot dit », remonte à 2018. Entretemps, Guillaume Ledent s’est produit, pendant plus de 10 ans, en compagnie de son groupe Dérange ta Chambre pour un spectacle destiné aux enfants (plus de 200 concerts quand même). Il nous propose donc son nouvel essai, « Fancy Fair ».

S’il assure l’essentiel de l’instrumentation, outre le chant, il a quand même reçu le concours de quelques collaborateurs et collaboratrices dont sa fille Jeanne, aux vocaux et Bastien Wibaut à la basse sur « Le chanteur solo », un morceau qui évoque la solitude de ces artistes qui s’accrochent (NDR : serait-ce autobiographique ?), Stéphane Letot au cajon sur « Prends », mais surtout Emma Duret à la trompette sur six plages, interventions qui communiquent un aspect feutré aux compos.

Bossa nova, « La tanière » exhale un petit parfum Everything But The Girl. Guillaume se met à siffloter sur deux pistes. Tout d’abord le titre maître, dont les arrangements symphoniques semblent émaner d’un mellotron. Puis l’allègre « Balek », au cours duquel il clame son détachement à l’égard des entreprises de vente en ligne.

On retrouve ses intonations à la Richard Gotainer tout au long de « Tas d’idées », un titre au cours duquel il double au saxophone et au ukulélé.

Il chante les couplets à la manière de Jean-Louis Aubert (en solo !) « La fille du milieu, une chanson qui bénéficie d’une jolie mélodie.

Vous cherchez un slow du style ‘La Boum’, « Tu dénoues » en est un exemple parfait.

Le disque s’achève par « Chiche », une composition qui démarre nonchalamment, avant qu’elle ne vire au jazz/lounge, Guillaume en profitant pour souffler dans son saxophone.

Le digipack du cd est superbe. Il contient un livret avec les textes des chansons (NDR : poétiques, mais ésotériques) et puis des photos pour chacune d’entre elles, immortalisées au fond de la carrière de la CCB, à Antoing (NDR : c’est près de Tournai).

Un album soigné auquel il manque probablement deux ou trois titres plus punchy pour satisfaire pleinement le chroniqueur…

En concert

 8 Avr SAINT-GHISLAIN – SEPTEM (Foyer Culturel)

20 Avr MOUSCRON – Centre Culturel Marius Staquet

27 Mai TEMPLOUX – Templerie des Hiboux

 

Guillaume Ledent

Chanson vide (single)

Écrit par

« Chanson vide » est une chanson plutôt bien remplie, certainement pas banale, ni à deux balles.

La manière de chanter et la mélodie vocale de cet auteur-compositeur-interprète tournaisien talentueux, évoque d’abord un ménestrel du Moyen-Age qui nous raconte une histoire transmise de génération en génération.

Légèrement perchée, la voix virevolte et nous emmène ensuite où l’on ne pensait pas aller.

Une déclaration d’amour poétique qui sent l’hiver nous emporte dans l’Ariège pour un cœur en jachère.

Hormis la voix et la trompette d’Emma Duret ainsi que la basse de Bastien Wibaut, les paroles, l’instrumentation et la musique sont signées par Guillaume Ledent.

L’instrument à vent, les percussions et les chœurs incitent à danser et faire la fête en compagnie de Guillaume et Emma.

Le mixage et le mastering ont été réalisés par Géraldine Capart.

Guillaume Ledent se produira en concert le 16 mars 2023 à ‘La Petite Fabriek’ de Tournai. Pour commander son nouvel album ou réserver votre place, c’est ici

Méthode chanson

 

Guillaume Ledent

Mot Dit

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Deux chansons du nouvel album de Guillaume Ledent se penchent sur le sort des réfugiés. D’abord celui d’une enfant (« Malaïka »), scolarisée chez nous, mais renvoyée au Mali, son pays d’origine. Puis du drame vécu par les migrants qui tentent de franchir la Méditerranée (le très beau « Si c’était nous »). En fait, il pose un regard d’enfant (ou d’un adulte qui aurait conservé cet esprit) sur le monde d’aujourd’hui. Notamment. Et si « Le 81 » traverse la capitale européenne, c’est en rappelant qu’on y croise une population multiculturelle. Une compo interprétée d’un ton pourtant insouciant. Guillaume chante une nouvelle fois à la manière de Richard Gotainier sur deux pistes. Tout d’abord « Emilie parfaite ». Elle est amorcée sous un angle vocal celtique, avant d’épouser des boucles électro, presque new wave et des chœurs. Des chœurs qu’on retrouve sur le versatile « Meskekon t’a fait », même s’ils s’autorisent des envolées à la Blur, une compo qui remémore les départs en vacances, au Sud de la France, dont le trajet en voiture est plombé par les embouteillages. « Maman s’affole » s’intéresse à l’inéluctable temps qui passe et, bien sûr, à la vieillesse. Ballade, « Dimanche flanche » traduit le hantise de la veille du lundi, quand on sait qu’il faudra bosser ou retourner sur les bancs de l’école. Dispensable. Caractérisé par sa jolie mélodie et ses cordes limpides, « Obago » lorgne vers Laurent Voulzy. Le titre maître est dominé par l’élégance du piano jazzyfiant, mais ponctué par des interventions free au saxophone, accordées en fin de parcours. Subtilement dynamisé par ses rythmes africains, « Ecureuil » est à la fois ensoleillé et dansant. Dansant comme l’hypnotique « Machine ». Enfin, après l’intro truffée de bruitages électro. Et en peu de mots. Car des mots, il en est pourtant question tout au long de cet opus. Des jeux de mots et de la poésie pleine de fraîcheur… Et si vous ne partagez pas cet avis, libre à vous de le modifier, après avoir écouté cet essai… avant de le transformer…

Guillemot – Guillaume Ledent

Histoires d’écailles et de plumes

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Ce projet commun réunit deux amis, prénommés Guillaume. Ledent et Duthoit. Le premier est surtout connu pour son répertoire destiné aux enfants. Le second, alias Guillemot, c’est le chanteur de Thibor et de Coïncidence, formation au sein de laquelle militait Yves Barbieux, avant qu’il ne fonde Urban Trad. Il a également décidé de tenter une aventure en solitaire. Les deux artistes ont donc réuni leurs efforts sous un même (superbe) coffret en l’intitulant « Histoire d’écailles et de plumes ». Et en baptisant leur disque, respectivement « Marcher sur les murets » et « Je vole sous l’eau ». Mais le plus intéressant procède de la participation des deux artistes aux sessions d’enregistrement respectives. Tout en y impliquant les mêmes collaborateurs. Si l’album du premier est plus concret, il est plus difficile à cerner, car puisant au sein d’une multitude de références. Quant à celui du second, s’il est davantage porté vers l’imaginaire, son fil conducteur est paradoxalement plus palpable.

Découpé en 8 plages, l’opus de Guillaume Ledent s’ouvre par le titre maître, une compo allègre, imprimée sur un tempo new wave et s’achève par « Un escroc », un morceau qui colle davantage au répertoire destiné au jeune public, pour lequel l’artiste recueille, en Wallonie, un franc succès. Deux pistes sont construites sous la forme de ritournelles. Tout d’abord, « Nous », au sein de laquelle on retrouve un peu de prog, du rock et aussi du funk. Puis « Où est passé ma chanson », caractérisée par des interventions de guitare gémissantes. Rhodes et mélodica épicent « L’homme caméléon », un titre imprimé sur un tempo syncopé. Plus intimiste voire minimaliste, « Maddy in June » bénéficie d’une jolie mélodie, une compo champêtre, acoustique, traversée imperceptiblement par une flûte. Hymnique, balisé par des accords de piano élégants, « Adèle » semble plutôt hanté par Jean-Louis Aubert. Mais le meilleur titre de l’elpee est certainement, « Lulu bibulle ». Enrobé de chœurs soignés, éthérés, il met en exergue une prose récréative, volontairement badine, que ne renierait pas Richard Gotainer. Un moment précis au cours duquel il adopte même les inflexions du chanteur-humoriste français. Et dans cet exercice de style, il est particulièrement convaincant.

L’album de Guillaume Duthoit comporte 9 pistes. Au cours duquel on constate qu’il adore jouer sur les mots tout en nous plongeant dans le monde du fantastique. Mais abordons l’aspect musical. Première constatation, le rythme et le ton peuvent changer au cours d’un même morceau, sans que cela puisse nuire à l’homogénéité de l’opus. Certaines plages sont même assez complexes. A l’instar de « Charpie » ou de « Histoires de fapille », plage dont il partage un duo en compagnie de l’autre Guillaume. Un morceau au climat médiéval, caractérisé par des cordes de guitare ou de mandoline. Tout comme sur « Sam ». Des cordes très souvent pincées, en picking si vous préférez, qu’on retrouve tout au long de l’œuvre. Le disque s’ouvre par « Je vole sous l’eau », soit le titre maître. Une compo filmique, soulignée de choeurs angéliques, abordée dans l’esprit d’Ennio Morricone. Il règne d’ailleurs parfois une ambiance cinématographique et même énigmatique sur certaines chansons. Comme sur « Blanc comme neige », réverbérant des sonorités de xylophone, un peu comme dans un épisode de « Harry Potter », malgré ses éclats de saxophone. « Isodore » constitue probablement le meilleur titre de l’opus. Une ritournelle balisée par un banjo et enrichie de chœurs, et à nouveau parcourue d’interventions de mellotron. Le long playing s’achève par « Solitude », titre bien choisi, puisqu’il se résume à l’artiste, sa sèche, quelques chœurs et un sansula (NDR : piano à pouces). Guillemot a, en outre, une superbe voix, qui régulièrement évoque William Sheller, tant dans le timbre qu’au niveau des inflexions. Ce qui colle vraiment bien à son style de troubadour de l’imaginaire…

 

Guillaume Ledent

Dérange ta chambre

Écrit par

Le quatrième album de Guillaume Ledent est présenté sous la forme d’un livre cd absolument superbe. C’et Mathieu Vandermolen qui s’est chargé des illustrations et du graphisme de la pochette. A l’intérieur, on y retrouve toutes les chansons écrites par  Guillaume, mais également des poèmes de Jacques Mercier (NDR : oui, oui, celui qui a notamment présenté, à la RTBF, l’émission ‘Forts en tête’, mais aussi le ‘Jeu des dictionnaires’), qui porte un regard de papy sur chaque compo issue de la plume du Tournaisien.

Sur une musique pop, parfois carrément rock, Guillaume est retourné en enfance. La sienne. Mais aussi et sans doute celle de ses propres enfants. En posant des questions sur notre société et la famille, mais en les replaçant dans le contexte de cette enfance. « Quand je serai grand », je serai un enfant. Est-on suffisamment à leur écoute (« Ecoute-moi », sur un air de rumba) ? Comment chasser les angoisses (« Super Victor », « Doudou ») ? La contestation (le plus punchy « Ma crise », imprimé sur un mid tempo, et « Je ne danserai pas ») ; mais également l’alimentation (« Deux fois par mois »), le regret (« La petite sœur »), la tendresse (en abordant la maladie d’Alzheimer, dans « Bonne-maman ») et l’imagination au pouvoir (« Le petit génie). Le tout saupoudré d’impertinence et de tendresse, à l’instar du titre de cet album, « Dérange ta chambre ».

En concert dans le cadre de la Fête de la Musique

Ce 23/06/2012 – Grand Place à Chimay

 

Guillaume Ledent

La récréation

Écrit par

« La récréation » constitue le troisième album du Tournaisien Guillaume Ledent. Après avoir accompli des débuts ‘traditionnels’ au conservatoire de Tournai (formation de musique classique), il tente l’aventure en groupe. Tout d’abord chez Whose Garden, au sein duquel le folk rock est privilégié, puis Con Amores, un combo davantage orienté vers un style baroque et ancestral. Et avant d’embrasser une carrière solo, Guillaume tente encore un dernier essai en compagnie de Dîne à Quatre, une aventure ponctuée d’un maxi, en 2001. Mais à partir de 2005, il décide de quitter le nid pour voler de ses propres ailes…

Le premier elpee de Guillaume est éponyme. Il s’en suit une tournée qui passe notamment par les Francofolies de Spa (2005), le Rallye Chantons Français (2005) et Mars en Chansons (2007). « Ton océan », son second opus, paraît en 2008. Il est mieux accueilli que le précédent ; ce qui lui permet d’ouvrir quelques portes au sein de l’Hexagone, et notamment à Lille et Paris.

Non seulement Guillaume publie deux disques en trois ans, mais il décide également de faire appel à son ami Benoît Chantry, compositeur et chef d’orchestre. Collaboration qui débouche sur la création d’un spectacle musical baptisé « Un petit orchestre dans un grand ».

Douze gros mois nous séparent de ce dernier projet, et le Hennuyer se fend déjà d’un troisième essai. Intitulé « La récréation », il a entièrement été écrit et composé par Guillaume. Onze plages qui alternent le bon et le moins bon. Les meilleures bénéficient de textes solides et bien charpentés, soutenus par des mélodies accrocheuses ou tout simplement agréables à écouter (« Silence », « Pas sûr », « Fils de personne », « Princesse », « J’veux pas »). Les dispensables nous incitent à zapper rapidement, par manque d’intérêt. On épinglera quand même la présence de quelques collaboratrices. Trois voix féminines, très exactement. Claire Jau sur « Pas sûr », Sophie Galet pour « Mélancolie Amélie » et Anoo tout au long de « Silence ». L’elpee est enrichi d’un bonus track : « C’était pas moi ». Un texte écrit collectivement par les internautes. On s’en serait bien passé ! Désolé pour les collaborateurs… 

Inégal, cet elpee m’a laissé sur ma faim. La conséquence d’une surcharge de travail ? Car côté production, difficile de taxer Guillaume Ledent de flemmard. Il est même plutôt prolixe… Ceci explique sans doute cela !

 

Guillaume Ledent

Ton océan

Écrit par

Les deux premiers titres de « Ton Océan » évoquent un certain Saule. Même timbre, mêmes mélodies légères, mêmes jeux de mots et même humour. Pas étonnant donc que le Montois vienne partager « L’Amour fou » en compagnie de Guillaume Ledent, un sympathique duo pour un des morceaux les plus réussis de l’opus. De l’amour, il y en a beaucoup sur ce cd, comme quand l’artiste parle avec tendresse de la joie d’être parents (« Ma Noceuse » et « 25 à 35 ans »). Mais l’acidité (« Tout va bien », « Pipeau ») et la dérision (« Mac Gyver ») sont aussi au rendez-vous. Si les mélodies oscillent entre airs orientaux, musique des îles, gimmicks rock et rythmes reggae, c’est lorsqu’elles sont les plus dépouillées qu’elles sont les plus charmantes. En effet, la voix douce de Guillaume Ledent, soutenue uniquement du piano (« Paradis ») ou de la guitare sèche (« Roses d’avant ») est l’atout séduction de l’œuvre. Une œuvre qui lorgne manifestement vers des artistes comme M ou Pierre Rapsat. Plutôt plaisant…