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Hamilton Leithauser

La parfaite maîtrise d’un artiste charismatique…

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Malgré un talent indéniable à torcher des chansons qui frisent souvent la perfection, Hamilton Leithauser n’est toujours pas parvenu à sortir de la zone crépusculaire de l’underground. Que ce soit au sein de son groupe, The Walkmen, qu’il a mis provisoirement entre parenthèses ou en solo. Pourtant le New-yorkais n'a jamais été aussi proche du sacre. A cause de son dernier elpee, qu’il a composé en compagnie de l’ex-Vampire Weekend, Rostam Batmanglij. D’ailleurs, un des morceaux de cet opus ("In a Blackout") a été choisi comme B.O. d’un spot publicitaire, pour une certaine marque à la pomme. Ce qui aurait pu remplir une salle comme la Rotonde, dont la capacité ne dépasse pas les 300 places. Ce ne sera pas le cas. Une nouvelle démonstration que le génie n’ouvre pas nécessairement la voie à la consécration. N’empêche, le public qui s’est déplacé de soir, ne regrettera pas son déplacement. Il est d’ailleurs bien excité avant que l’artiste en monte sur les planches. Faut dire qu’on avait hâte de voir si ce songwriter était capable de reproduire en ‘live’, la magie qui émane de son elpee solo, "I Have a Dream That You Were Mine".

Il est un peu plus de 21 heures, quand Hamilton Leithauser grimpe sur l’estrade. Il a emporté deux grattes : une à douze cordes et une sèche. Il est flanqué de trois musiciens : un batteur, un bassiste ainsi qu’un multi-instrumentiste (synthé, guitare, harmonica). Néanmoins, Rostam, la tête pensante de Vampire Weekend et co-compositeur du dernier LP de Leithauser, n’est pas du voyage. Le physique du New-yorkais a de quoi impressionner. Il est bourru et de grande taille…

Le set s’ouvre par « Sick as a Dog ». Et dès qu’Hamilton ouvre la bouche, on tombe littéralement sous le charme de sa voix. En outre, Leithauser contrôle totalement son sujet. Il est même capable de prolonger le tremolo de son timbre ou une note qu’on croirait devenue interminable. Et pour le plus grand plaisir de l’auditoire. En outre, ses musicos exécutent impeccablement leurs partitions, n’en faisant ni trop, ni trop peu. Les titres du dernier opus s’enchaînent. Au cœur d’ambiances et sur des rythmes qui se suivent sans jamais se ressembler. Ainsi, si le spectre de Leonard Cohen plane tout au long de "In a Blackout", « Rough Goning » nous invite presque… au bal musette. Il n’en oublie pas pour autant le single « A 1000 Times », ainsi que l’une ou l’autre plage issue de son premier long playing ; à l’instar de l’excellent « Alexandra ». Après une bonne heure de concert, la troupe vide les lieux. Puis revient en rappel pour interpréter l’épatant « 1959 ». Ce soir, la parfaite maîtrise de cet artiste charismatique a littéralement subjugué son public…

(Organisation : Botanique)

Hamilton Leithauser

Black Hours

Écrit par

Incarnation même de l’esprit ‘sombre’ reflété par son band The Walkmen, Hamilton Leithauser s’offre une parenthèse solo, afin que ses aspirations de crooner puissent s’affranchir de manière plus douce qu’au sein de l’univers chargé d’électricité de sa troupe new-yorkaise. Issu du groupe probablement le plus sous-estimé des années 2000, l’Américain possède une voix d’une rare intensité capable de transformer la moindre mélodie en pic émotionnel. Vu son titre, « Black Hours » ne devrait pas se démarquer d’une ligne de conduite ténébreuse… Pourtant Leithauser a décidé de varier les plaisirs et, dès l’inaugural « 5 AM », on découvre une nouvelle facette de l’artiste, plus apaisée, quoique toujours aussi majestueuse. Le leader des Walkmen est ainsi capable de passer d’un format quasi pop, à l’instar d’« Alexandra », une compo coécrite par Rostam Batmanglij de Vampire Weekend (NDR : également responsable de la production), à des rythmes marimba (« The Silent Orchestra ») en passant par de la soul hymnique (« I Retired ») et une évocation de sa propre  formation (« I Don’t Need Anyone »). « Black Hours » aurait pu constituer un recueil de flip sides (NDR : faces B) légèrement alternatives réservé par Leithauser à ses fans…