Incarnation même de l’esprit ‘sombre’ reflété par son band The Walkmen, Hamilton Leithauser s’offre une parenthèse solo, afin que ses aspirations de crooner puissent s’affranchir de manière plus douce qu’au sein de l’univers chargé d’électricité de sa troupe new-yorkaise. Issu du groupe probablement le plus sous-estimé des années 2000, l’Américain possède une voix d’une rare intensité capable de transformer la moindre mélodie en pic émotionnel. Vu son titre, « Black Hours » ne devrait pas se démarquer d’une ligne de conduite ténébreuse… Pourtant Leithauser a décidé de varier les plaisirs et, dès l’inaugural « 5 AM », on découvre une nouvelle facette de l’artiste, plus apaisée, quoique toujours aussi majestueuse. Le leader des Walkmen est ainsi capable de passer d’un format quasi pop, à l’instar d’« Alexandra », une compo coécrite par Rostam Batmanglij de Vampire Weekend (NDR : également responsable de la production), à des rythmes marimba (« The Silent Orchestra ») en passant par de la soul hymnique (« I Retired ») et une évocation de sa propre formation (« I Don’t Need Anyone »). « Black Hours » aurait pu constituer un recueil de flip sides (NDR : faces B) légèrement alternatives réservé par Leithauser à ses fans…

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