Baby Dee et l’enfant de l’amour

Baby Dee est la seule personne que j’ai rencontrée sur Terre qui renferme véritablement une multitude de facettes. Baby Dee a eu plus de vies que le Dalaï-Lama. Elle a été arboriste, artiste de cirque, musicienne de rue et organiste d’église convaincue d’être…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Heliogabale

Mobile home

Heliogabale a vu le jour en 1992. A Paris. Réunissant Vivian Morrisson, Philippe Thiphaine et Sasha Andres, le line up ne prendra sa forme définitive qu'en 1995, avec l'arrivée de Marcel Perrin. Deux ans plus tard, le groupe suscite l'intérêt de Steve Albini qui décide de produire leur album " The full mind is alone the lear ", aux studios Electric Audio de Chicago. Depuis, le combo bénéficie d'un crédit de plus en plus conséquent sur la scène underground. Et en particulier la chanteuse Sasha Andres qui s'est dernièrement illustrée en accompagnant Cornerchop sur la chanson " My dancing days are gone " et lors d'un duo avec Stephen Prina de Red Krayola. Faut dire que le timbre vocal de Sasha possède des inflexions fort proches de Bjork, parfois même aussi énervées, même si son timbre monte beaucoup moins dans les aigus. Quand à la musique, et en particulier tout au long de ce " Mobile home ", elle nous rappelle ni plus ni moins les Sugarcubes, mais sous un aspect plus trip hop, plus technologique, le quatuor privilégiant les ambiances, les mélodies et le travail sur les sons...

 

Heliogabale

The full mind is alone the clear

Très long cet album. Peut-être trop. Sans doute parce que la plupart des chansons de ce groupe français, de La Norville très exactement, près de Paris, sont entrecoupées d’interminables intermèdes instrumentaux que nous pourrions qualifier d’‘ambient’. Quant à l’essentiel du répertoire, il a été enregistré à Chicago. Sous la houlette de l’ingénieur du son Steve Albini. Un disque dont le climat tantôt atmosphérique mais luxuriant (King Crimson ? Mahavishnu Orchestra ?), tantôt filandreux et claustrophobe (Sonic Youth ?) est déchiré par les inflexions vocales menaçantes, courroucées de Sasha Andrès, dont le timbre navigue quelque part entre celui de Björk et de Polley Harvey. Dommage d’ailleurs qu’elle ne chante pas plus souvent !

 

Heliogabale

Yolk

Avec une pochette illustrée par un superbe pétard féminin, prêt à s'asseoir sur un tas de neige décoré par un jaune d'œuf, il fallait s'attendre à un contenu plutôt hard. Peinture et poésie pornographique alimentent d'ailleurs des lyrics aussi subtils que ceux des Nymphs (!). Même que le professeur Cheron devrait apprécier. Musicalement ce "Yolk" navigue quelque part entre le hardcore de Pussy Galore et le noisecore de Sonic Youth. Mais le Sonic Youth de sa période no wave. C'est à dire parfois avec des mélodies génialement bruitistes. Et puis d'autre fois ‘cacophoniquement’ chiantes. Et pas la peine de chercher une quelconque association douteuse. C'est un site musical quoi, pas de cul!