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Hildebrandt

Will

Écrit par

Après avoir gravé « Les Animals » et « îLeL », Wilfried Hildebrandt, aka Hildebrandt, nous propose son troisième elpee « Will », une œuvre au cours de laquelle il allie mélancolie, douceur et ironie.

Au début, depuis son petit studio sis près de sa ville natale, le Rochelais postait, sur les réseaux sociaux, de petites vidéos à voix nue sur instrument brut, des clips reflétant sa simplicité, sa clarté, sa sincérité et sa générosité.

Lescop l’a remarqué le premier et lui a indiqué qu’il pourrait, un jour, produire un de ses albums. Ils sont devenus amis et non seulement Lescop a mis en forme ce « Will », mais il a construit une véritable colonne vertébrale aux douze compos à l’aide du piano, des chansons aux mélodies simples, sans arrangements électroniques ; des airs à fredonner et des paroles faussement désinvoltes.

Wilfred a des choses à raconter. Dès « A Part Ça », il initie une électro/pop hautement relevée, à l’aide de mots sensibles et poétiques. On doit tout repousser, remettre les projets à plus tard pour chérir l’urgence, pour se sentir vivant dans les tripes. Ensuite, il faut relativiser reconnaître que l’on ne va pas si mal en se préservant des angoisses.

« Rater Sa Vie « l’inspire et se sert de petits gimmicks attractifs. Il se passe d’idéal. Son duel vocal, sur le refrain, est vraiment superbe.

Bien en rythme, « On Voit Mieux La Nuit » est à la fois dansant, tendre et classieux.

Sur le plus mélancolique « Pour L’Apparat », il s’interroge sur l’utilité des artistes et leur travail de création tandis qu’il est justement rejoint par Buridane, dans sa recherche de vérité brute pour « Tu Ne Mens Jamais ».

Tout au long de « Méfie-Toi », l’ironie et la détermination mènent la danse. Cette ballade aux allures de fin de bal des années 60 monte en crescendo avant de s’élancer vers des guitares presque noisy.

« La Soif » évoque l’amour charnel qui s’inscrit dans le temps.

Le titre maître va à l’essentiel, l’artiste espérant que chacun y trouve un écho personnel. Pour Wilfried, une musique qui se fredonne est une musique réussie…

 

Hildebrandt

Les Animals

Écrit par

Avant de se lancer en solo, Wilfried Hildebrandt militait chez Coup d'Marron ; un groupe en compagnie duquel il a quand même publié quatre elpees. En embrassant une carrière en solitaire, il a opté pour son nom de famille, comme patronyme. Un prénom germanique qui allie à la fois le combat et l'épée.

Trois ans après avoir gravé un premier Ep, Hildebrandt nous propose donc son premier opus.

Il assure son statut en solitaire et ce de 'A' à 'Z'. Les compositions sont soignées et se marient parfaitement aux sonorités électro, qu’on pourrait qualifier de sucrées/salées. L’écriture est à la fois poétique et chargée de passion.

Cinq plages de cet elpee avaient déjà été composées en compagnie de ses anciens compagnons de route, Nicolas Barbaud et Pierre-Philippe Dangely. Il les a adaptées. Lucas Thiéfaine et Dominique Ledudal ont apporté leur concours à la mise en forme. Mais si les chansons sont exprimées dans la langue de Voltaire, la musique est plutôt pop. Anglo-saxonne, même. Quant à la voix, elle est proche de celle de Mathias Malzieu (Dyonisos). Mais sans jamais déraper dans le délire.

« J'ai Plein De Pas » invite au voyage en bord de mer. Une plage accrocheuse qui sent bon le sable chaud et les embruns salés de la grande bleue. Faut dire que l’artiste est originaire de La Rochelle.

Caractérisé par son rythme entraînant, le contagieux « Les Animals » est un hit en puissance.

Les textes de « Les Ondes » et « Un Peu Lasse » sont particulièrement mélancoliques. Pas les mélodies. Un spleen qu’on retrouve sur le tendre « C’est jamais loin »…

Il vaut parfois la fermer et il le dit : « Vos Gueules », un morceau résolument pop.

« C'Est Jamais Loin » et « Déjà » sont deux titres nostalgiques et empreints d’une grande tendresse.

« L'Essentiel A T'Apprendre » adresse un clin d’œil à Brassens. Les accords de gratte sont paisibles.

« Coup D'Caillou » est certainement la piste la plus électro du long playing. Dans un registre proche, le ténébreux « A quoi tu France » lorgne plutôt vers Noir Désir. C’est également le titre qui achève le disque.