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Hildur Gudnadottir

Mount A

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‘The perfect soundtrack pour se perdre en forêt la nuit’ disait on en 2006 quand la première mouture de cet album est sortie. A l'écoute de cette version remasterisée, de prime abord, il semble que la demoiselle active au sein du Nix Noltes Big Band et officiant régulièrement chez Mum ou Pan Sonic n'a toujours pas retrouvé le sentier de la clairière. Et ce même si le titre d'ouverture s’intitule « Light », on est en droit de se demander de quel type de lumière ténébreuse il est bien question.

Dans ces bois obscurs, il fait froid ; les pas crissent dans la neige, le vent glace les ossatures et les stalactites qui pendent des arbres carillonnent tristement. La folie comme seule compagne d'infortune, et la lune qui nargue par dessus les branches.

Errant de plages en plages à la recherche d'une éclaircie dans ces paysages désolés et sombres comme l'intérieur d'une tombe, l'imagination dessine bientôt des images palpables d'un film inexistant. Fantômes, spectres, et autres créatures fantasmagoriques venant peu à peu peupler les visions de ce conte en noir et blanc. Les cordes pleurent et se fondent en longues complaintes, conférant à l'ensemble de ce disque une aura pesante comme une tenture de velours dressée dans la neige durcie d'un froid hiver islandais. Mais à mi chemin, « Self » et son cortège de notes dissonantes (mais qui du zither ou du gamelan est cet instrument fascinant d'où émanent de si ensorcelantes vibrations?) empruntent une voie sous le couvert des branchages lourds de secrets jalousement gardés. En une gracieuse procession, se dressent alors les premiers feux dansants de souvenirs figés.

Beau, mais terriblement sinistre, froid, mais superbement brodé, ce disque continue sa progression virevoltante et le contraste saisissant entre les instruments graves et cristallins accentue le sentiment d'hébétude face à tant de subtilité. S’achevant dans un scintillement suggérant subtilement l'espoir et l'issue à emprunter pour sortir de cette forêt oppressante. Pris par la main d'Hidur Ingveldardóttir Gudnadottir, passants, trouvez votre chemin.