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Idaho

You were a dick

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Fondé en 1991 par Jon Berry et Jeff Martin, Idaho est depuis la mi-nineties, le projet du dernier cité, même s’il lui arrive de solliciter le concours de l’un ou l’autre collaborateur, pour bosser en studio ou partir en tournée. Un musicien dont la particularité est le recours à une guitare qui ne compte que 4 cordes (NDR : Joni Mitchell et Steely Dan se servent également d’un modèle semblable). Si Idaho est notoire pour son slowcore, au fil du temps, sa musique s’est quelque peu libérée de ses principes. Notamment depuis que l’artiste a tenté de se lancer dans la bande sonore pour le cinéma et la TV (NDR : pas une réussite, il faut le reconnaître). On retrouve d’ailleurs un instrumental du style sur son nouvel opus, « The serpent & the shadow ». Et puis bien sûr des compos naturellement lentes. Tramées le plus souvent sur une ligne de piano sonore ou une texture de cordes de sèche. Mais le plus intéressant procède de cet éclectisme, auquel il ne nous avait pas habitués. Elevant même le tempo. A l’instar de  « Up the hill », sorte d’Echo & The Bunnymen sous perfusion electro, de l’excellent « The space between », du versatile “A million reasons” ou encore du final “What was that?”, caractérisé par ses cordes bringuebalantes (Durutti Column ?) Tâtant même de la soul. Sur « Weight is down », plage imprimée sur un mid tempo, parcourue d’accords de piano électrique, au feedback parfaitement maîtrisé et aux arrangements luxuriants. Des arrangements disséminés parcimonieusement, tout au long de l’elpee. Parfois électro. Un coup de cœur ? Le morceau d’ouverture et titre maître. Une compo qui aurait pu figurer au répertoire d’American Music Club. Même la voix de Jeff emprunte le timbre de Mark Eitzel. Et pour que votre info soit complète, sachez que Jeff Martin a enregistré ce huitième opus dans son home studio, à Laurel Canyon (NDR : c’est sur les hauteurs de L.A.) et n’a reçu le concours que d’Eleni Mandell aux backing vocaux. Pour le reste, il a tout assumé en solo. Comme d’hab !

 

Idaho

Alas

Red House Painters en panne d’inspiration et American Music Club dissout il ne reste pratiquement plus aujourd’hui que Mark Eitzel, leader du défunt AMC, et Idaho pour veiller sur la flemme du pop/rock crépusculaire. Issu de Los Angeles, Idaho c’est avant tout Jeff Martin, même si Dan Seta a remplacé John Berry, à la ‘six cordes’, depuis 1996. Sur cet album, Jeff cumule ainsi les fonctions de bassiste, de guitariste, de compositeur, de producteur et de chanteur. Sa voix languide, fatiguée, aspire littéralement votre âme dans une morosité blafarde, alimentée par l’électricité paisible et monochrome des accords symbiotiques de sa guitare. Pour enregistrer cet album, Idaho s’est entouré d’un minimum de collaborateurs. Claudia Parducci donne un petit coup de violon sur " Jump up ", et Ron Jannelli du basson sur " Only in the desert ". Seuls Joey Waronker pour les drums et Melissa Auf der Maur (Hole), aux backing vocaux, sont impliqués sur les neufs titres d’" Alas "…

 

Idaho

Three sheets to the wind

Faute d'American Music Club, il faudra donc consommer du Red House Painters ou de l'Idaho. Trois saveurs finalement fort proches. Tout au moins dans le style contemplatif et mélancolique. Jeff Martin (rien à voir avec le leader de Tea Party) en est le chanteur, compositeur, guitariste et surtout le guide spirituel. Et John Berry son fidèle apôtre. Lors de l'enregistrement des deux premiers albums. "Years after years", et "This way out", le duo s'est d'ailleurs partagé la quasi-totalité du boulot. Pour la confection de "Three sheets to the wind", il s'est cependant décidé à s'entourer d'un véritable groupe, et peut aujourd'hui envisager de partir en tournée. Ce qui ne change cependant pas grand chose au style musical pratiqué par Idaho. Dix titres tourmentés, douloureux, dont la torpeur stimulante émane des sonorités impressionnistes d'un piano, d'une ligne de basse sinistre, de bouffées d'électricité austères, indolentes, fiévreuses, chargées de feedback et surtout de la voix fatiguée, blême de Jeff. Un album possédé à la fois par la vulnérabilité tranquille de Nick Drake et la complexité morbide de Leonard Cohen...

 

Idaho

This way out

Tout comme Red House Painters et American Music Club, Idaho appartient à la vague des nouveaux dépressifs qui secoue aujourd'hui les States ; et en particulier la Californie. Inutile de vous dire (!) que les thèmes abordés sur cet opus ne sont pas particulièrement joyeux. Vide existentialiste. Futilité de la vie. Inéluctabilité de la mort. Des thèmes qui alimentent un climat morose, austère, sombre. Mais cette expérience est purifiée par l'électricité des guitares. Qui filtre lentement, à travers la mélodie, telle une coulée de lave incandescente, crépitant de feedback. Et transcendée par le vocal angoissé, angoissant, ‘’eitzelien’ de Jeff, dont les bouffées languissantes, éplorées, libèrent une mélancolie grise. Excellent, à défaut d'être original!

Pribata Idaho

The Sueroine

Les trois musiciens de ce combo espagnol sont probablement des fervents admirateurs du mythique Byrds. Trop de similitudes nous permettent de le penser. Depuis la country jusqu'au psychédélisme, en passant par les harmonies vocales et la rickenbacker. On a même droit à une composition de la trempe de "High miles high". Le titre maître, en l'occurrence. Une texture qui est, cependant, régulièrement enrichie d'éléments acoustiques et de percussions. De folk song quoi. Mais pas à caractère hispanique. Plutôt britannique. Du début des seventies. A cause des ballades conçues avec le même esprit qu'un Natural Ascoustic Band. A vos encyclopédies!

 

Idaho

Year After Year

Tout comme chez American Music Club et Red House Painters, la musique d’Idaho parcourt des climats sombres, tragiques, tourmentés. John Barry et Jeff Martin en sont pourtant les seuls et uniques concepteurs. Un duo qui se partage équitablement les instruments; le rôle de chanteur étant cependant dévolu à Jeff (pas celui de Brel, bien sûr!). Malgré sept années d'existence, ces Californiens (Los Angeles) n'en sont qu'à leur premier album. Un opus composé de douze fragments vibrants, douloureux, chargés de passion. Les cordes puissantes, distordues de guitare s'écrasent inexorablement sur la mélodie, la basse funéraire (Joy Division, Sisters Of Mercy) cloue littéralement le tempo, alors que la voix de Martin, à l'image de celle d'un Kozelek ou d'un Eitzel, dérive, vacille, puis soudain se relève en hurlant d'intensité. Pourtant, s'il y a de la douleur dans la musique d'Idaho, il y a également de l'espoir. De l'espoir qui renaît, un peu comme après un violent orage ; lorsqu’après avoir subi les foudres du ciel, la nature forme un arc en ciel de mélancolie...