La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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The Immortal Lee County Killers II

Love Unbolts The Dark

Avec un nom pareil, sûr que ces types ne font pas dans la dentelle : plutôt que de tricoter de belles harmonies folk ou pop en chantonnant d'idiotes histoires de jeunes puceaux, Chetley Weise (voix, guitare) et J.R.R. The Tokien One (batterie) carburent au blues le plus crade, au rock'n'roll le plus dément. Robert Johnson, John Lee Hooker (" Burning Hell "), Skip James (" Devil Got My Woman "), Leadbelly (" Ain't Going Down To Well No More ") : ces bluesmen tiennent depuis longtemps le crachoir en enfer, mais les voilà qui rappliquent pour mettre encore une fois le bordel sur cette bonne vieille terre. Ce disque, c'est comme " L'exorciste ", sauf qu'ici Linda Blair a deux grosses têtes, comme ces putains de monstres canins qui rodent près du Styx. Et leur regard n'inspire pas la confiance : avec leurs yeux rougis qui roulent dans leur orbite et leur bouche tordue de mépris (la pochette), Weise et Token One montent la garde devant l'autel brûlé du blues mortifère, celui qui n'existe plus depuis des lustres, si ce n'est du côté de Fat Possum. C'est méchant, c'est sale, c'est sexy : 10 morceaux dont 5 en live, parce que le blues se vit et s'écoute mieux sur une scène que dans sa chambre, terrain trop propice au confort, à la sécurité, à la médiocrité. Que ces mecs soient remerciés, même si leur âme est entachée du sceau faustien. L'immortalité, comme celle de leurs ancêtres et de leur musique, est à ce prix.

Immortal

Sons of Northern Darkness

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Septième œuvre du trio norvégien, "Sons of Northern Darkness" est également la première plaque du groupe pour l'écurie Nuclear Blast. Produit par Peter Tatgren, l'album perpétue la tradition du black métal pure souche. Sobre, froid et insidieux, il parvient à transcender un style rendu trop populaire, pour les puristes, par les stars de Cradle Of Filth. Sans sombrer dans le mauvais goût et l'imagerie tape à l'œil de ses frères d'armes, Immortal démontre ici parfaitement à quel point ce style, qui nous est si cher, est bien une musique de passionnés. Inutile de chercher un hit quelconque ou une tentative d'approche pour séduire un public plus large, Immortal demeure le groupe authentique vénéré par ses fans. Pourtant, si certaines plages épousent des rythmes plus lents et des tempos inhabituels, l'identité du trio infernal reste reconnaissable dès le premier riff. Le virage amorcé par "At the heart of the Winter" a assis Immortal dans la cour des grands. "Sons of Northern Darkness" est sans nul doute son album le plus abouti.

 

Immortal

At the heart of winter

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Si un groupe de black métal a su gagner le respect des spécialistes du genre, c'est bien Immortal ! Après trois essais plus ou moins convaincants, les Norvégiens ont enfin réussi leur coup en nous livrant " At the heart of winter ", un album qui deviendra probablement la sensation métal de cette fin de siècle. Pourtant on voyait plutôt d'un mauvais œil la sortie du nouveau Immortal qui déboule sur le marché presque simultanément avec les plaques de Dimmu Borgir, Emperor et autre Marduk, de solides concurrents. Si l'influence de Maiden et Anvil est quasiment palpable en permanence, on notera l'utilisation parcimonieuse d’aériens arpèges de guitares qui, selon le leader du groupe, ‘doivent évoquer la neige, le froid, et les lacs glacés du Grand Nord’. Fresque majestueuse, épique et tranchant, à la gloire de la nuit polaire, " At the heart of winter " libère des émotions jamais atteintes dans le black métal. Soulignons enfin la superbe pochette signée Jean-Pascal Fournier.