Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Imperial Crowns

The Calling

Écrit par

The Imperial Crowns est une formation établie à Los Angeles. Eponyme, son premier elpee remonte à 2000. Le band embraie alors par "Hymn Book" en 2004, "Preachin’ the blues Live !" en 2005 et "Star of the West" en 2007. Puis, plus rien pendant 10 ans…

Le line up est aujourd’hui réduit à un trio. Il réunit le chanteur/harmoniciste Jimmie Wood, le guitariste J.J Holiday et le drummer Willy Sullivan. Les trois musicos signent toutes les compos et coproduisent le long playing. 

Imprimé sur un tempo rigoureux, "I gotta right" ouvre la plaque. Jamie Wood est déjà aux commandes. Sa voix est agressive, rugueuse et franche. Il est également déjà bien affûté sur son harmo, alors que les interventions de JJ aux cordes sont particulièrement mordantes. Miss Rachel C. Wood accorde la réplique vocale et Benmont Tench (NDR : membre du backing group de Tom Petty, les Heartbreakers) siège derrière le piano. Le rythme est toujours aussi offensif sur "The calling". La voix allie désinvolture et sauvagerie. JJ double à la guitare et au cümbüs, une espèce de luth turc. "Grace under pressure" est plus paisible. Billy Sullivan cumule –sans doute grâce aux vertus du re-recording– la batterie, la basse et les claviers. La composition est assez complexe. Très travaillées, les cordes sont également déjantées ; communiquant une impression étrangement acide à l’ensemble. La slide de JJ crache des flammes face aux percus métronomiques de Billy, tout au long de "Wasn’t love at first sight", un blues funky, au cours duquel la voix se révèle assez autoritaire. Boogie blues spasmodique, "Love n’ the devil" est enrichi d’une section de cuivres. JJ déchire y déchire les sonorités de ses cordes en écrasant ses pédales. La voix de Jimmy devient étonnamment débonnaire sur la ballade "Something of value", alors que la slide progresse en douceur face à l’harmonica. Les claviers de Sullivan et le piano électrique de Benmont Tench produisent des effets spéciaux, pendant le R&B "The mark of Cain". Brûlot, "Mr Aphrodite" adopte à nouveau un tempo nerveux. Les Imperial Crowns se muent en big band, impliquant harmonica, guitare, piano, cuivres et chœur féminin. Toujours cuivré, "Liberate" est une piste indolente bien construite, au cours de laquelle Jimmie et JJ se partagent les guitares. Une plage dont l’originalité est entretenue par les cordes électrifiées. Qui se mêlent aux acoustiques, tout a long de "Papa Lawd", un blues/rock funkysant coloré par les interventions du djembé et de l’harmonica. Autre plage tumultueuse, "Question Mark" clôt cet LP. Un morceau au cours duquel l’harmo et la slide se réservent leurs dernières sorties…

La formation se produira ce 13 novembre 2016 à la Boîte à Musique de Wattrelos.

 

Imperial Crowns

Imperial Crowns

Écrit par

Les Crowns s'inscrivent bien dans le contexte du blues contemporain ; un style adopté par le label Fat Possum, auquel adhère les North Mississippi All Stars. La richesse potentielle insoupçonnée de leur musique leur permet d'occuper une place privilégiée au sein de cet univers. Première étiquette : ‘Psyché Delta’. A cause du style allumé, la voix d'outre-tombe, et les guitares souvent débridées. Seconde étiquette : ‘Sweet'n cruel swamp, stomp, rock'n soul blues’ ! Vous y voyez plus clair? Fondé sous la forme d'un trio à Los Angeles, les Imperial Crowns se composent du chanteur harmoniciste Jimmie Wood, du guitariste J.J Holiday et du batteur Billie Sullivan. Oui, leur blues s'inspire directement du Delta du Mississippi. D'ailleurs J.J n'a-t-il pas collaboré avec Robert Lockwood Jr, Furry Lewis, Sunnyland Slim, Hubert Sumlin et même le français Little Bob ?

Le son n'est pas possible. La rythmique martelée par Sullivan et appuyée par les bassistes Lawrence Lerma et Lynn Davis, y contribue pour beaucoup. L'ouverture "Ramblin' woman blues" est déjà un concentré du son "I.C". La voix est fantomatique, telle un Omar Dykes hyper trafiqué juste avant qu'il ne hurle toute sa douleur. La slide crache le feu! "Hunt you down" évolue à l'envers du décor. La mélodie se faisant presque pop. "Preachin' the blues" est un blues speedé, un peu country, imprimé sur un rythme du chemin de fer et accentué par les saxes de Stephen Allen qui riffent et déferlent dans un style très free. Composition de Bobby Womack, "Love TKO" se traîne langoureusement. La slide impitoyable impose sa sonorité extraterrestre. La voix et l'harmo sont eux bien de ce monde, prouvant les antagonismes exacerbés, dès que se libère la slide. Plus classique, "Big boy", ne peut cependant trahir toute l'étendue sonore de ses composantes. Elles dérangent et impressionnent en même temps. La plupart des plages baignent au sein de cette atmosphère du Delta. Les meilleures sont cependant les plus lentes. A cause de l'intensité dramatique et de la majesté qu'elles dégagent. A l'instar de "Stone righteous". Le travail opéré sur le classique "Since I met you baby" de Ivory Joe Hunter est un grand moment. Traversé par le sax de Stephen Allen, il s'inscrit parfaitement au sein de l'environnement sonore. Le traditionnel "Jack O' diamond blues" nous pousse au cœur du Delta, à l'ombre des mythiques précurseurs qui vacillent à l'arrière. Une finale qui nous ramène plus de 60 ans en arrière. Impressionnant !