Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Indian Jewelry

We Are The Wild Beast

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« We Are The Wild Beast » c’est comme une blessure. Il y a d’abord le cri, représenté ici par la danse lancinante du saxophone. Aux confins de la douleur s’échappent des appels gutturaux, émaillés de chocs froids et tranchants. Vient ensuite le calme tout relatif, secrété par des beats calculés et répétitifs. S’approche alors, la révolte, l’orgueil de s’être bêtement blessé, traduit par des cordes grinçantes et hypnotiques. Indian Jewelry est une métaphore à lui tout seul. Il dispense son univers à grande brassée, se moquant bien des blessés collatéraux qui en seront affectés. Poussant au plus saturé ses effets, il découpe au scalpel nos peaux tendues et sensibles. Proposant une electro/pop expérimentale, il en devient aérien et menaçant, tout en déversant son acide sur la tête des curieux, le nez pointé vers le ciel. Pas moins de 32 musiciens ou collaborateurs participent au projet. Ils se définissent comme une troupe armée, une légion déterminée à encercler les ennemis potentiels. Force est de constater qu’ils parviennent à nous émouvoir ; si pas par la douceur, du moins par une sensation effroyable, telle une chute terrible sur le sol froid d’une arrière cour sordide. Après la douleur, pointe le réconfort. Le besoin d’être soigné se fait violence et se bat avec le mal qui tente de prendre possession de tout notre corps. Indian Jewerly est là aussi pour soigner, et nous coucher afin de reprendre des forces. Par le biais de mélodie enveloppantes et imaginaires parsemées ça et là sur l’album, il nous offre un répit, mais jusqu’à la prochaine attaque seulement.

Indian Jewelry

Free Gold!

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Indian Jewerly est une formation issue de Houston dont la musique puise à la fois dans la noisy, le psychédélisme, la drone, le space rock, l’expérimental, le shoegazing, le post rock et l’ambient. Et la liste est loin d’être exhaustive. Instrumentation conventionnelle et technologie moderne font ici bon ménage au sein d’un univers sonore hanté par les spectres de Coil, Amp, Flying Saucer Attack, les Warlocks, Suicide, My Bloody Valentine, Velvet Underground, Jesus & Mary Chain, Can et les ‘Frippertronics’ de… Robert Fripp. Il doit y en avoir d’autres, mais je vous laisse le soin de les découvrir. « We are free ! » constitue leur second opus. Tout au long des quatorze fragments aventureux et visionnaires de cet elpee, Indian Jewelry crée son propre langage sonique, surréaliste, capricieux, excentrique, viscéral et ma foi particulièrement ample. Des compos comme « Walking on the water » et « Nonetheless » évoquent ainsi un Joy Division bruitiste alors que la mélodie sinusoïdale d’« Everyday » aurait pu naître d’une jam session acoustique entre les Mamas & Papas et Syd Barrett. Dans un autre registre, « Hello Africa » nous replonge dans l’univers tribal, hypnotique, funèbre et à la limite du vaudou de David Byrne ; même si les boîtes à rythmes ainsi que l’électronique jouent un rôle majeur tout au long de cette plage. Plus pop, « Pompeii » est tramé dans les cordes de guitare chatoyantes, réminiscentes de Galaxie 500, alors qu’imprimé sur un tempo technologiquement viscéral, « Too much honkytonking » palpite comme à la plus belle époque de Public Image Limited. Probablement le meilleur titre de l’elpee. Qu’il partage avec l’hypnotique, obsessionnel, « Bird is broke (won’t sing), plus krautrock que nature. Une œuvre riche, expérimentale, difficile à assimiler, mais terriblement créative.