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Infinite Horizon

Dominion

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Un petit grain de sable peut sérieusement perturber le fonctionnement d’une mécanique bien huilée. Et « Dominion », le quatrième album d’Infinite Horizon, en est une belle illustration. Pourtant, il a tout pour plaire aux aficionados de power métal mélodique. Fondé en 1997, ce combo teuton n’a pas grand-chose à envier aux pointures du genre. Des compos inventives et plutôt originales pour ce style cloisonné. De solides mélodies appuyées par un clavier, parcimonieux, mais du plus bel effet. Des riffs et des soli de guitare alliant le heavy classique au prog métal moderne, évoquant tour à tour Iced Earth, Savatage, Masterplan ou encore Grave Digger. Des lignes vocales fortes et mémorisables. Marc M. Lemler, le frontman est d’ailleurs le clone vocal de Zak Stevens (Savatage, Circle II Circle). Tout pourrait être parfait sur ce long playing. Mais il y a quelque chose qui coince. Un détail, un grain de sable, qui gâche grandement le plaisir d’écoute. Le son de la batterie est atroce. On a beau essayer de l’oublier et de se concentrer sur le reste des instruments, peine perdue, il est là, envahissant et disgracieux comme le son d’une boîte a rythme bon marché. Quel gâchis ! Ces compositions méritaient beaucoup mieux que la production maigrelette assignée à leur section rythmique. Dommage !