Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Jah Mason

Life is just a journey

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A l’instar de la plupart des artistes jamaïcains, le singjay Jah Mason aligne des disques à un rythme diabolique. Plus ou moins deux par an. Bénéficiant du concours de musiciens notoires, parmi lesquels figurent Sly&Robbie, Mafia&Fluxy et Bobby Digital, « Life is just a journey » a été concocté sous la houlette du producteur Frenchie (NTM, Raggasonic, Anthony B). Une œuvre d’honnête facture, mais un peu trop classique pour totalement convaincre. D’une part la mise en forme abuse des nappes de synthé un peu trop kitsch. Un péché qu’on serait prêt à pardonner si les chansons sortaient du lot. Mais les compos sont moyennes et Jah Mason abuse de gimmicks qu’il répète à l’envi tout au long des titres. Comme d’habitude, on passe, dans un même titre, de passages vocaux les plus doux aux élucubrations hallucinées, élucubrations balancées d’une voix aiguë et rauque. Ce style foufou initié par Sizzla et Capleton confirme bien que l’abus de ganja peut provoquer des états proches de la schizophrénie… Néanmoins, Natural Black a réalisé, il y a peu de temps, un « Cool Nuh Black » proche des mêmes thématiques ; mais développées de manière bien plus créative et convaincante que sur ce « Life is just a journey ».

Jah Mason

Rise

Écrit par

Appartenant à la confrérie des bobos ashanti, fraction fondamentaliste du rastafarisme, Jah Mason compte parmi ses coreligionnaires des pointures comme Sizzla et Capelton. Baptisé Mason pour sa capacité à régler les conflits (en hommage au héros de série télé Perry Mason), notre homme possède un chouette flow, souvent bien plus digeste que ces illustres collègues. On possède très peu d’infos sur cette plaque, largement constituée de ‘riddims’ déjà entendus ailleurs (Studio One, Taxi, King Jammy). Comme Sizzla et Capelton (qui s’invitent sur « Rise this Morning »), Jah Mason pratique un curieux style qui hésite entre un chant très mélodique (« Black Princess ») et des moments plus agressifs et exaltés (« No More We Slave », « Gess & Spell ») où le ‘singjay’ vitupère contre les turpitudes Babylone. « Rise » recèle des passages plus doux, comme sur ce « I’ll Never Brake Your Heart » qui rappelle Chaka Demus & Pliers. Mais le minimalisme des beats et le flow schizophrène de Mason peuvent également faire la loi. A l’instar des éprouvants « Nwa Gwaan » ou « Them Girls Want Bling ». Même si il y a souvent de bonnes périodes, on regrettera le manque de finition du produit (la voix souvent surmixée) et des titres. Jah Mason se contente souvent d’une idée par chanson, répétée inlassablement sur les trois minutes que durent la plupart des titres. Résultat des courses on finit quelque peu par s’ennuyer.