La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Jan James

Justify

Écrit par

Originaire du Michigan, Jan James est une chanteuse de blues rock qui jouit d’une solide réputation. Elle rencontre à l'université celui qui deviendra, jusqu'à ce jour, son partenaire : le chanteur et compositeur Craig Calvert. Le duo émigre vers Chicago. Il se produit dans les meilleurs clubs de la grande cité du blues, et tout particulièrement au Buddy Guy's Legends ainsi qu’au House of Blues. Son premier LP, "Last train", sort en 1994 chez Provogue, écurie sur laquelle, elle va graver plusieurs elpees. En 2005, le couple a fondé son propre label, Blue Palace. La prise de son a été réalisée à Chicago. Onze des douze plages sont signées par le duo ; et bien sûr, Craig est chargé de la mise en forme. 

Funky blues, "I'm always coming back" ouvre la plaque, une compo mélodieuse dont le refrain est repris en chœur… par les chœurs féminins. Face à l’orgue Hammond de Bob Long, Craig brille déjà sur ses cordes. Il semble hanté par Jimi Hendrix tout au long du titre maître. Il écrase frénétiquement sa pédale wahwah, alors que la voix de Jan emprunte un tour subtilement tragique. A cet instant, elle est vraiment dans son élément. C’est d’ailleurs sur les ballades indolentes qu’elle est au sommet de son art. Et elle peut ainsi étaler toute la puissance de sa voix. "Try", "Where you gonna run to" et "Never in the game" en sont certainement les meilleures illustrations. Calvert est intenable tout au long du rock'n'roll sémillant "Lucky U R ". Le reste du long playing est partagé entre plages de blues/rock sans grande surprise et une reprise du "Honky Tonk woman" des Rolling Stones quelconque.

Jan James

Calling all saints

Écrit par

Originaire du Michigan, Jan James est chanteuse de blues/rock. Elle apprend à chanter au sein d’une chorale, à l’église. Son voisin, Craig Calvert, devient son partenaire musical, un guitariste/compositeur qui militait alors dans un groupe punk. Le duo part alors à Chicago, la cité du blues. Il se produit en club, et notamment au Buddy Guy's Legend ainsi qu’au House of Blues. Le tandem publie un premier elpee, "Last Train", chez le label batave, Provogue. Puis tourne en Europe, où il acquiert une popularité certaine. Ce qui va lui permettre de graver de nouveaux albums. Jan et Calvert continuent leur chemin ensemble ; ce dernier est d’ailleurs toujours son guitariste, mais est devenu son producteur.

Et c'est ce dernier qui lance rapidement la machine sur les rails, dès "I'm a gambler", un blues imprimé sur un mid tempo tout au long duquel la voix puissante de Jan se distingue, alors qu’offensive et limpide, la gratte se détache de l’ensemble. "Heart of the blues" bénéficie d’une excellente intro, chargée d’un maximum de feeling, sur les cordes. Sans équivoque, Calvert tire sur toutes les ficelles du guitariste de blues rock! Le long playing recèle quelques blues lents, dont le superbe "Losing man", une plage saturée d’émotion, et abordée dans le respect du Chicago blues side, si cher autrefois à Muddy Waters. Sans oublier la finale "Black Orchid blues" et "Bucky blues, une piste colorée par l’harmonica. Country/blues, "Battle of Jesse" est un morceau acoustique attaqué à la manière de JJ Cale, mais que chante Jan, d’une voix tellement féminine. Excellent come-back !

 

Jan James

Limousine blues

Écrit par

Jan James est originaire de Detroit. Sa voix est chargée de vécu. Pas pour rien que le timbre de cette chanteuse est souvent comparé à celui de Janis Joplin, de Tina Turner ou encore d'Aretha Franklin. Mais elle met cette voix au service d'un style différent. Qui n'emprunte pas la route conventionnelle du blues, mais bien plus souvent celle du hard rock. Elle avait fondé les Flying Tigers en compagnie du guitariste Craig Calvert, un musicien issu d'un groupe punk. Ensemble, ils se sont alors mis à écrire des chansons, en mêlant rock, soul, gospel et blues. Lorsque le duo émigre à Chicago, il décide de se produire sous le patronyme de la chanteuse. Son premier album "Last train", est paru 1995 (NDR : sur le label hollandais Provogue). Depuis, elle a commis "The color of the rose" en 1996, "Rebel desire" l'année suivante (toujours chez le même label), et récemment "Promise me".

" Limousine blues " constitue donc le dernier opus de la chanteuse blonde. Les notes d'ouverture nous transportent dans le Delta ; et très rapidement la puissance électrique entre en action. La voix autoritaire et infectieuse de Jan perce l'écran sonore. Elle se montre très autoritaire sur ce "Build me a man". Son fidèle guitariste, Craig Calvert, opère à la slide. Et c'est dans ce registre que j'apprécie le plus Miss James. Qu'il soit chargé d'intensité électrique ou patiné de rock, ce nouvel album sent bon le blues. La première impression était vraiment la bonne, car tout au long de ce bon blues rythmé, "I got a feelin" maintient le cap. La voix ne force pas. La guitare de Calvert n'en fait pas trop. Blues lent, "Rise above" est trempé dans l'orgue Hammond de Bob Long. Toujours aussi tonique, "Did what I did" accroche par sa ligne mélodieuse. "Montgomery" opère un virage à 180°. Craig empoigne sa guitare acoustique : direction plein sud ! L'atmosphère sent bon les fleurs de coton. Jan emprunte la voix de Janis. Pas trop éraillée, elle laisse éclater, ça et là, sa réserve de puissance. "Young man" reproduit le schéma ; mais pour la circonstance, c'est le piano de Bob Long qui domine le sujet. Pas trop éloigné du style pratiqué par Albert King, le titre maître est un blues plus funky. Une impression renforcée par la plage suivante : "Chain of fools". Signée Don Covay, elle constitue la seule reprise de l'album. Du Memphis R&B, époque Stax garantie ! Et la voix se complait dans ce style. Jan respire ses vocaux tout au long de "Fool of me", une composition légère, parfumée délicatement de jazz et de swing. L'effet est très réussi. L'album s'achève par un instrumental taillé dans le blues rocker : "Pack my suitcase". Nous sommes probablement en présence du meilleur album de Jan James ; et certainement de son opus le plus proche du blues…