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Jimmy Carpenter

Plays the blues

Écrit par

Ce saxophoniste roule sa bosse depuis un quart de siècle. Ses débuts remontent à 1980. A cette époque, il sévit chez Alka-Phonics, un groupe issu de son patelin, à Greensboro, en Caroline du Nord. A cours des nineties, il accompagne d’excellents gratteurs comme Tinsley Ellis ou Jimmy Thackery. En 2004, il s’est établi à la Nouvelle Orléans. Il a publié, fin 2008, "Tolling in obscurity", son premier elpee solo. Depuis, il ne cesse d'être sollicité. Et pour cause, il rallie les backing groups d'Eric Lindell, de Walter Wolfman Washington, et plus récemment, de Mike Zito, en l’occurrence The Wheel. "Plays the blues" constitue son second opus personnel. Il a été enregistré au sein des studios Nola à New Orleans, sous la houlette du son ami Mike Zito. Ce dernier se charge de la guitare et des vocaux qu’il partage auprès de Jimmy ! Le tracklisting réunit essentiellement des reprises signées par des légendes du blues. Et plusieurs amis du souffleur sont venus apporter leur concours lors des sessions.

L’elpee s’ouvre et s’achève dans le r&b. Traité dans un style Memphis, le "You belong to me" de Magic Sam entame les hostilités. Mike Zito brille déjà au chant et aux cordes. Carpenter introduit le "Too late" de Willie Dixon (NDR : le légendaire Little Walker, l’avait traduite en succès, il y a bien longtemps), une piste imprimée sur un tempo enlevé. Jimmy ne tient pas en place et explose son saxophone. Plusieurs plages instrumentales le mettent d’ailleurs en exergue. A l’instar du blues lent "Jimmy plays the blues", du "Surf monkey" de Freddy King, au cours duquel Tinsley Ellis se consacre aux cordes, du "Slow soul" de Sam Cooke et du "Preach" de King Curtis. Lewis Stephens siège derrière le piano tout au long du blues/rock "Kid in my head", un des trois meilleurs morceaux du long playing. La cover du "Blues with a feeling" de Little Walter est également remarquable. Et enfin le classique d'Otis Rush, "All your love", au cours duquel Zito excelle au chant et aux cordes.

 

Jimmy Carpenter

Walk away

Écrit par

Jimmy Carpenter est surtout notoire comme saxophoniste. Pourtant, il est également chanteur, compositeur et arrangeur. Il est né à Greensboro, en Caroline du Nord. Il y a effectué ses premiers pas musicaux. En 1980, au sein des Alka-Phonics. Il émigre ensuite à Charlottesville, en Virginie, pour y rejoindre Charlie Pastorfield and the Believers. Tinsley Ellis (NDR : un chanteur/guitariste de blues issu d'Atlanta) le remarque en 1998 et l'intègre dans son band. L'année suivante, il intègre celui de Jimmy Thackery, The Drivers, au sein duquel il restera cinq ans. En 2004, il se fixe à la Nouvelle Orléans pour poursuivre ses expériences musicales. Il apporte sa collaboration à Eric Lindell, Walter Wolfman Washington et au Honey Island Swamp Band. Son premier opus personnel, "Toiling in obscurity", paraît en décembre 2008. Depuis, il multiplie les prestations ‘live’, que ce soit chez les Roadmasters de Wolfman Washington (surtout) et aussi depuis peu en compagnie de Mike Zito, au sein de The Wheel. Il est également impliqué dans l'organisation du MNOP Festival (Music of New Orleans de Périgueux, en France). On se demande parfois s’il prend encore le temps de dormir.

"Walk away" constitue sa deuxième œuvre personnelle, un long playing pour lequel il a bénéficié du concours de la crème des musiciens de la grande cité louisianaise. "Can let go" ouvre les hostilités. De toute bonne facture cette compo concède des accents pop. Les arrangements sont fouillés. Jimmy a une bonne voix et est épaulé par d’excellents musicos : John Fohl (longtemps membre du Dr John Band) à la guitare et John Gros (le leader de Papa Grows Funk) à l'orgue Hammond. Sans oublier comme ‘guest’, le célèbre Anson Funderburgh, qui nous réserve un solo de guitare. Le titre maître est un solide rhythm & blues roots. Le tempo est balisé par une section rythmique de classe : Casandra Faulconer à la basse et Wayne Maureau à la batterie. Jimmy est parfait aux vocaux et peut enfin mettre son sax ténor sur orbite, une intervention talonnée par l’orgue Hammond. Une superbe plage ! "When you're ready" s’inscrit dans le même registre. Et si Johan Gros est passé aux ivoires, on reconnaît le style de Mike Zito à la six cordes. Le saxophone amorce le tendre "She's not you", une piste lente caractérisée par d’excellents vocaux, des cordes acoustiques subtiles et un orgue majestueux. Instrumental, "7th Street shuffle " met bien en exergue le jeu raffiné de Jimmy sur son saxophone. "No one's ever" est une ballade indolente, décontractée, ‘cool’… Un tempo adopté par "More than meets the eye", un southern soul cuivré au cours duquel les saxophones du leader sont rejoints par la trompette d'Antonio Gambrell. Ainsi que par "Hard to be cool", une plage aux accents jazz, chantée passionnément et caractérisée par les cuivres à l'avant-plan. Plus pop, "Crazy 'bout you" accroche pas sa mélodie, et nous réserve des envols magiques sur l'instrument à vent. Longue épopée instrumentale, "C King blues" rend hommage à son véritable maître, le grand King Curtis, malheureusement assassiné alors qu'il n'avait que 37 ans. Ses interventions sont ici enflammées et lumineuses. Autre perle, "Favorite muse" emprunte le rythme d’une rumba. Fohl est à la guitare pur accentuer l’aspect blues de la compo. Michael Skinkus se charge des percus et Gros de l’orgue. Un orgue qu’on retrouve sur "On the outside", une piste plus rock, découpée par de solides riffs de guitare, que chante divinement Jimmy. D’excellente facture, cet LP s’achève par une ballade country dépouillée, au cours de laquelle Jimmy et la Texane Reba Russell se partagent les vocaux…