Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Joakim

Milky Ways

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Qui est Joakim Bouaziz ? En 2007, il gravait « Monsters & Silly Songs », un disque mêlant habilement disco, post-punk et pop. C’est également un ingénieur du son notoire. Il a ainsi opéré des remixes, entre autres, pour Cut Copy, Simian Mobile Disco, Annie et Poni Hoax. Et puis il est également le fondateur du label electro mythique Tigersushi.

Le nouvel elpee du Parisien est très surprenant. Parce que sa musique ne correspond en rien à la description formulée dans le premier paragraphe. Les 8 minutes du titre d’ouverture, « Back To Wilderness », donnent le ton. Imaginez Black Sabbath passé au post-rock ! Original. Malheureusement, le morceau ne décolle jamais réellement. Trop brouillon, pas assez d’âme et trop peu de passion. Si le modèle de Joakim était Sunn O))), c’est raté. Et la majorité des plages de « Milky Ways » tentent différentes approches du métal. C’est audacieux, mais le sens mélodique est cruellement absent. Pire encore, « Fly Like An Apple » est tellement dissonant qu’il en devient désagréable à l’oreille. Le sommet de l’horreur ! Même le morceau disco, « Love & Romance & A Special Person », est poussif. Il faut attendre « Spiders », caractérisé par ses chœurs féminins (NDR : le premier single officiel), pour enfin entendre quelque chose de convenable et un semblant d’harmonie. Et après écoute attentive, il faut reconnaître que cette compo électro pop est manifestement réussie. Tout comme « Travel In Vain », par ailleurs. Une chanson du même style. Un style qui semble beaucoup mieux correspondre au Français. C’est d’ailleurs cette direction qu’il aurait tout intérêt à emprunter…

« Milky Ways » constitue donc une mauvaise surprise. Cette odyssée dans la voix lactée est éprouvante et dérive sans le moindre but. Joakim y expérimente (NDR : ou pastiche ?) une multitude de styles : psyché, krautrock, blues, new wave, etc. ; que certains illuminés ont déjà baptisé ‘psyché-disco’. Mais il s’y révèle rarement convaincant. Même les fans irréductibles du Français risquent de déchanter. Joakim a beaucoup d’imagination, il faut lui concéder ; cependant, il aurait tout intérêt à la canaliser afin de rendre sa solution sonore, au moins cohérente. Une grosse déception. N’est pas Can qui veut.

 

Joakim

Monsters & Silly Songs

Écrit par

Bienvenue dans l’antre électronique des ‘monstres et des chansons idiotes’. Aussi inquiétante et sombre qu’elle soit, il n’est pas question de fuir. Au contraire, on aurait tendance à s’y précipiter tête la première, sans se soucier de ce qu’il pourrait arriver. Et on s’y enfonce avec délectation jusqu’à destination. Attendus de pied ferme par Joakim et son orchestre de créatures nocturnes inquiétantes, on se laisse soudain envahir par un sentiment d’insécurité tandis qu’un sombre « Sleep In Hollow Tree » se dégage du fond de cet antre.

A-t-on fait le bon choix en y pénétrant ? La confirmation ne tarde pas. En voyant débarquer des visiteurs impromptus, le maître des lieux et ses musiciens insolites enchaînent sur des « I Wish You Were Gone », « Three Legged Lantern » et autres « Peter Pan Over The Bronx » déconcertants. Nous aurait-on menti ? Les ‘chansons idiotes’ dont il est question n’étaient-elles qu’une vilaine légende ? Pas de doute. « Drumtrax », « Love-Me-2 » et « The Devil With No Tails » constituent à eux seuls la raison pour laquelle tous ceux qui se sont aventurés dans l'angoissante propriété de Joakim n’ont jamais été revus. Hypnotisé par l’ensemble, il devient impossible de ne pas se proposer en offrande à sa horde de monstres qui s’en délecte d’avance…

 

 

Joakim

Fantômes

Après avoir commis un premier album assez proche des délires free jazz de Sun Ra, Joakim (alors Joakim Lone Octet) aurait pu passer pour un drôle de zigue, à l'instar d'un Arnaud Rebotini ou d'un Sébastien Tellier… A l'heure qu'il est, le Français semble avoir retrouvé la raison. Moins casse-tête, plus accueillant, ce disque sympa en est la preuve. Pourtant, en intro (" Into "), le boss de Tigersushi voudrait encore démontrer son savoir-faire : ces xylophones hypnotiques, on dirait presque Steve Reich ! Mais dès les premières notes d'" Are You Vegetarian ", on remise nos critiques au placard : c'est bien sur le dance-floor, et pas en classe de l'IRCAM, que Joakim veut nous emmener. Cette basse, ces " claps " en cadence, ces bleeps de laser : depuis Metro Area, on n'avait plus entendu pareille house, intelligente et entraînante, qui s'adresse aussi bien au cerveau qu'à nos guiboles. La suite ressemble à un film noir. Katerine, en acteur inquiet, se demande quelle mouche a piqué " John " : une sombre histoire à la Melville qui met en scène François de Roubaix aux claviers et Alan Vega dans l'ombre. Egrenant doucement ses notes de piano sur des nappes bruitistes à la Pole, " L'amour c'est pas pour les caniches " n'est pas moins cinématographique. Mais la piste nous rappelle, avec " Cotton Gun " et son beat à la Carl Craig (Innerzone Orchestra ?) : c'est le quart d'heure américain, avant la pause punk funk et ses vocodeurs eighties (" The Minimum of Life "). Sur " Resistance on an Island ", Joakim nous refait une démonstration de musique répétitive, mais passée au filtre house : 8'30'' de bonheur. " Come Into My Kitchen " frise l'exercice elektroklash tendance Playgroup, comme si le Français voulait montrer à tout prix son éclectisme… Pour conclure, deux morceaux calmes, à l'hébétude reposante. A l'arrivée, tout le monde est content : on en a eu pour notre argent.