L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (6 Items)

Joan of Arc

1984

Écrit par

Intéressant de se plonger dans la musique d'un groupe dont on entend parler depuis des années sans jamais en avoir entendu la moindre note. Et pourtant, il s’agit déjà de son 20ème elpee. Un opus baptisé "1984". Décrié par Pichfork, Joan of Arc l'est surtout pour ses penchants progressistes, ambitieux et expérimentaux qui ont effacé des débuts plutôt 'emo'. Etabli à Chicago, le combo ne compte plus que le seul Tim Kinsella, comme membre originel.  

Mais sur ce nouvel LP, le frontman se cache derrière la voix de la guitariste Melina Ausikaitis, tout au long d’une interprétation osée et… insupportable à la fois. Telle une version rock de Joanna Newsom, elle (sur)joue. Résultat des courses, le ressenti dépendra beaucoup de l’humeur du moment. Sur des morceaux aux instrumentations et structures souvent expérimentales dominées par des synthés abscons, la chanteuse déploie ses histoires aux textes tout aussi difficiles d’accès. Les aficionados pourraient accrocher. Votre serviteur n’aura personnellement pris aucun plaisir à l’écoute de cet album… énervant…

 

Joan of Arc

Boo! Human

Écrit par

Pour le dixième ouvrage de Joan Of Arc, le prolifique Tim Kinsella retrouve son frangin Mike (Owen, American Football), son cousin Nate et leurs camarades habituels. « Boo! Human » révèle un Tim Kinsella plus aigre-doux que de coutume. L’écriture tranchante de ce compositeur/interprète est dissimulée derrière de délicates et insoupçonnables mélodies. Une structure qui n’est pas sans rappeler celle de « So Much Staying Alive And Lovelessness » (2003), l’une des œuvres majeures de la formation originaire de Chicago. Cette fébrilité, l’homme la manifeste sous le masque d’impassibilité que sont « Everywhere I Go Everyone: I Know Laughs and Says/I Told You So », « If There Was A Time #1 & #2», « Just Pack Or Unpack » et « So-And-So », où Kinsella balance sans la moindre révérence une belle vacherie à son ex (‘Your child to me will just be some so-and-so’). Occasionnellement, ce dernier, pourtant souvent en retenue, ne parvient pas à endiguer son animosité et son phrasé peut sembler de temps à autres excessif comme sur l’allégorie foireuse de « 9/11 2 ».

« Boo! Human » ne surprendra probablement pas la plupart des fans de Joan Of Arc, habitués à plus d’expérimentations de la part de la formation mais pourrait, dans une même mesure, éveiller un nouvel intérêt du côté des novices.

 

Joan of Arc

The Intelligent Design of Joan of Arc

Écrit par

Véritable thérapie sonore élaborée dans un laboratoire d’expérimentations vocales, instrumentales et bruitistes, « The Intelligent Design of Joan of Arc », rétrospective incontournable de Joan of Arc, nous rend témoin, acteur et observateur d’une recherche, d’un psychisme atypique, s’étalant sur dix ans de moments forts, d’une histoire décousue, jouée en beauté : Tim Kinsellas dans le rôle principal. Cette compilation, signée sur le nouveau label indépendant Polyvinyl Records, regroupe des raretés (19 morceaux inédits), des chansons en forme de collection définitive. L'ensemble est frappant d’authenticité et chaque écoute marque les bases d'un renouveau perpétuel.

Loin de se freiner dans une continuité et l'anticipation d’un son trop souvent formaté, Kinsellas navigue à contre-courant, à bord d’une machine expérimentale qui allie guitares acoustiques, samples vocaux et subtilités électro-synthétiques. On célèbre ici le mariage d’une musique conceptuelle et atmosphérique. Formant une armada au sein de la scène rock indépendante de Chicago, cette communauté artistique marque les années 90 par l'entremise d'une formation initiale de courte durée baptisée ‘Cap n’Jazz’, mais aussi par les perturbations cycliques de ses membres, la multiplication des projets parallèles de Kinsellas et comparses (Sky Corvair, Owls - dont la collaboration en 2001 avec Steve Albini reste significative - ou encore Make Believe) et la naissance de Joan of Arc en 1996. Depuis, plusieurs albums émergent sporadiquement de cette formation déstructurée, longtemps signée sur le label rock émo Jade Tree Records, tenant, en grande partie, la route grâce aux nombreuses collaborations externes, parmi lesquelles figure, notamment, Bundini Brown (Tortoise, Gastr Del Sol).

Après une reconnaissance acquise sur le tard, Tim Kinsellas s’érige en véritable gourou des ambiances pittoresques. Là où plusieurs histoires se mêlent, jonglant avec les esprits, nous propulsant à différentes altitudes, dans une légèreté et une ubiquité naturelle tout à fait convenable.

Joan of Arc

So much staying alive and lovelessness

Écrit par

En entrant dans la galaxie Joan Of Arc, il ne fait aucun doute que votre portefeuille va en prendre un sérieux coup. En effet, si vous aimez cette formation, il y a de fortes chances que vous tendiez une oreille sur tous les projets parallèles des membres du band ; et par la même occasion à ceux de la quasi-totalité du label. Si vous avez succombé au même principe utilisé par Tortoise en son temps, vous n'êtes pas sortis de l'auberge (certains y sont toujours). Donc Joan Of Arc, c'est un peu Red Red Meat, Owls, Califone, Chicago Underground Duo, Cap n' Jazz, Euphone ou Isotope 217 (constitué - tiens, tiens - par Jeff Parker, Rob Mazurek, Johnny Herdon et Dan Bitney qui jouent avec Tortoise...). Pour rappel, Joan Of Arc a commis une plaque incroyable en 2000, "The Gap" (NDR : que j'avoue avoir encensé, en âme et conscience). Aujourd'hui, ce véritable nouvel album est donc la continuité logique de l'ep "How can anything so little..." (2001). "The Gap" mêlait l'électronique à une certaine forme de folk; "How can..." commençait à dissocier ces 2 éléments, "So much..." enterre visiblement l'électronique pour se concentrer sur une certaine forme de classicisme rock. Ville natale aidant (Chicago), on pourrait facilement classer Joan Of Arc dans le post-rock. Et la tentation est grande ! Pour en revenir à ce qui nous préoccupe, "So much..." s'installe brillamment et facilement sur les platines rendant l'espace de l'appartement tout de suite très aérien et ensoleillé, même si votre ville essuie un terrible orage. Je ne réitérerai malheureusement pas mon enthousiasme de l'année du bug, car aujourd'hui, malgré la qualité du groupe, je ne retrouve plus trop ce qui le rendait si intéressant.

Joan of Arc

How can any thing so little be any more

Écrit par

J'avais eu le loisir, voici quelques semaines, d'encenser l'excellent album "The Gap" au sein de cette rubrique. Joan of Arc nous revient déjà avec une nouvelle plaque. Mais quelles sont les différences notables entre les deux disques ? Tout d'abord, " How can any thing so little be any more " est moins accessible. Des petits délires hometape électronicos/parlés par des enfants parasitent quelques peu la cohésion de l'ensemble. Ensuite cet ep est maigre en bouche (25min). Il ne parvient hélas que trop rarement à se densifier, à prendre véritablement corps. Enfin, les véritables mélodies sont rares, transformant ces 10 titres en un ep fourre-tout et inachevé. Par contre, lorsque le groupe utilise avec beaucoup de bonheur ses principaux atouts : délicatesse et sonorités tarabiscotées, mariage réussi de passéisme et de modernisme, la sauce prend instantanément. Il semblerait également que le chanteur soit un peu plus énervé que par le passé ; sa voix se faisant retenue, tentée de hurler, ou tout au moins déchirée entre colère et quiétude. En attendant réellement une nouvelle pièce de leur discographie, Joan of Arc s'est donc contenté de nous gratifier d'un amuse-gueule. M'enfin, baptiser une chanson "My cause is noble and just" ou "My fight is necessary" pardonne beaucoup.

 

Joan of Arc

The Gap

Écrit par

Nick Drake meet Autechre! Entre recherche bruitiste électronique ou plus traditionnellement rock (batterie, basse, guitare), Joan Of Arc a réussi l'improbable pari de marier, avec beaucoup de bonheur, deux formes d'expression musicale à priori aussi opposées que Dave…et Sepultura. Imaginez une bande de troublions tombés dans la soupe Warp, venus hacker les bandes master d'un type bien tranquille, équipé d'une gratte sèche, entouré de chœurs féminins doucereux, suspendu aux cordes ‘godspediennes’, et responsable de mélodies directement puisées chez The Sea and Cake; d'un trio rock caractérisé par l'utilisation presque gênée de leurs instruments. Car ils ne jouent pas, ils laissent tomber presque par hasard des notes. Et comme si de rien n'était, tout ce monde cohabite, se fond, s'intègre sans qu'aucun soliste ne tire la couverture. De quoi laisser rêveur… Alors là, je dis bravo ! Une perle.