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Joe Henry

Reverie

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Première difficulté, répertorier correctement cet artiste. Rock/Pop ? Folk ? Blues ? Jazz? Country ?

Difficile à dire! En tous cas sa musique n’a ni l’odeur ni le goût de la pop music, encore moins les parfums d’un bon vieux rock. Et qwé alors ? Joe Henry est compliqué à cerner. J’aurais bien inventé une nouvelle catégorie rien que pour lui mais là, on va me corriger vite fait. La section blues/jazz/country n’existe pas. Ok gardons jazz alors. Bien qu’accolé à ‘classique’, ce qui n’est, il est vrai guère ‘sexy’ mais les ordres étant les ordres (NDLR : c’est la db, mon cher Luc, c’est la db…)

Mais qui peut bien être ce Joe Henry ?

Il est né 1960. En Caroline du Nord. Il a grandi dans le Michigan avant de déménager à New York, pour finalement s’établir à Los Angeles, dès 1990. Marié à la sœur de Madonna, il apporte sa collaboration sur deux de ses albums. Il est même à l’origine d’un des hits de la reine de la pop, « Don’t Tell Me ».

Quant à sa carrière personnelle, Joe en est déjà à son douzième long playing. Le premier est paru en 1986 ; et 25 ans plus tard, « Reverie » clôt une fameuse série toujours en cours…

Sur cette dernière production, Joe se veut plus authentique, plus proche des racines musicales qu’il défend. Totalement acoustique, Joe n’utilise aucun instrument électrifié. Faisant confiance à Keefus Cianda au piano, Davis Piltch à la contrebasse et Jimmy Bellerose à la batterie, il s’adjoint également de manière pus épisodique les services de Marc Rinot à la guitare acoustique et au ukulélé ainsi que Patrick Warren, préposé à l’orgue à soufflets. De son côté, outre la guitare, il consent à partager le micro avec Jean McClain pour les chœurs et a invité Lisa Hannigan dont il avait produit le dernier elpee, « Piano Furnace ».

Responsable d’un mélange de jazz et de folk, Joe Henry a les idées bien claires, tout comme sa musique. Reposant sur des bases épurées, elle est découpée en accords nets. Les mélodies sont touchantes et élégantes.

Les arrangements, axés sur les guitares sont efficaces de simplicité et donnent une impression de ‘Ligne Claire’ tout comme celle qu’Hergé avait inventée dans le monde de la bande dessinée.

« Reverie » est un opus émouvant, simple et beau à la fois ; d’un autre monde, d’une autre époque.

A écouter un soir d’hiver au coin du feu, en sirotant un tout bon vieux whisky…

 

Joe Henry

Fuse

Pour enregistrer son septième album, Joe Henry a reçu le concours d’une multitude de collaborateurs, parmi lesquels on retrouve des musiciens particulièrement huppés, tels que Jamie Muhoberac (Seal), le guitariste de jazz Anthony Wilson, le Dirty Dozen Brass Band, « Ready » Freddie Washington (Will Smith, Michaël Jackson), Chris Whitley, Randy Jacobs (Was (Not was), David Byrne et les trois quart de Wallflowers, en l’occurrence Ramie Jafee, Greg Richling et Jakob Dylan. Et la liste est loin d’être exhaustive. En outre, si Joe a assumé la production, il a bénéficié d’un fameux coup de pouce d’ingénieurs du son aussi efficaces que T-bone Burnett, Rich Will et surtout Daniel Lanois. Et en général, lorsque Daniel Lanois met les doigts sur l’enregistrement d’un album, il y a comme une fusion ( ?) magique qui se produit. Et c’est encore le cas sur ce « Fuse », œuvre impressionniste, urbaine, composée d’une palette de petites touches de sonorités technologiques et basiques, tantôt jazzyfiantes, funkysantes, hip hop, avant-rock, soul, folk ou pop, pour atteindre un produit fini franchement étonnant, accessible et contemporain, mais aussi unique et rafraîchissant, au climat nightclubbien, dont l’intimisme et la sensualité sont accentués par les confessions vocales cinématiques, fiévreuses et hantées de Joe…

 

Joe Henry

Trampoline

Pour enregistrer son sixième album, Joe Henry a reçu le concours de quelques grosses pointures, parmi lesquelles nous avons relevé la présence de Page Hamilton, guitariste d'Helmet, Carla Azar et Tim O' Reagan, drummers et percussionnistes chez Jayhawks, ainsi que de Bucky Baxter, membre du backing group de Robert Zimmerman, préposé pour la circonstance au sitar et à la guitare ‘steel’. Alors que le chanteur/compositeur/multi-instrumentiste s'était contenté, dans le passé, de raffiner tranquillement son country rock, ce "Trampoline" marque un profond changement dans le style de Joe. Basiquement country, c'est vrai. Mais impliquant une foultitude d'instruments inhabituels dans cet univers traditionnel. Guitares multi-texturées, percussions reverb, trombone gospel ou orgue à soufflets participant activement à l'élargissement de ses nouvelles perspectives sonores. Pas de changement cependant dans sa manière de chanter, son timbre croustillant, languissant, dylanesque, chuchotant ses histoires de rêves brisés avec une ironie réaliste.