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Joe Hill Louis

Boogie in the park

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De son véritable nom Leslie Hill, Louis était né en 1921. A Raines dans le Tennessee, au Sud de Memphis. Très jeune, il a appris l'harmonica, la guitare et la batterie de pied. Et à l'instar de Dr Ross et de Juke Boy Bonner, il deviendra l'un des hommes-orchestres mythiques du blues. A ses débuts, il se faisait appeler Joe Hill Louis, the Be-Bop Guy and his One man Band. Pas difficile de comprendre pourquoi, puisqu'il se produisait en solitaire.

Cet album réunit principalement les enregistrements commis pour le label Modern, sous la direction de Sam Phillips. Ils datent de juillet 1950 à février 1953. Sam allait devenir le légendaire patron du label Sun, vecteur principal du rock'n'roll de l'époque. Joe Hill Louis nous a quittés il y a très longtemps, victime d'une infection due au tétanos. C'était en 1957!

L'œuvre s'ouvre par " Heartache baby ", une composition qui transpire la sérénité. Elle remonte à 1951 ; et c'est bien Joe Hill qui assure le tout. " I feel like a million " nous pousse dans le monde véritable du one man band. Il y règne une ambiance authentique conduite par la frénésie du rythme et caractérisée par l'attaque de l'harmonica. Un monde en soi ! L'homme dégage un feeling à fleur de peau dans son travail sur l'émouvant " Cold Chills ". Un titre composé par John Lee " Sonny Boy " Williamson. Il a très certainement été largement inspiré par ce dernier puisqu'il reprend encore " Early in the morning ", " Western union man " et " Good morning little schoolgirl ". Il s'acquitte également d'une reprise saignante d' " Eyesight tot the blind ", de Rice Miller, Sonny Boy II Williamson. Lorsqu'il aborde des thèmes lents, l'atmosphère des swamps louisianais et leurs expressions lascives me traversent l'esprit. Et c'est out à fait évident sur " Come back baby " et " Mistreat me woman ". Mais je préfère l'énergie dégagée au cœur des plages les plus rythmées, les boogies ; même si la technique instrumentale est parfois rudimentaire. Je ne me lasse d'ailleurs pas d'écouter " Boogie in the park ", " Big legged woman ", " Broke and hundry ", " Backslide boogie " et bien sûr le " Joe Hill Boogie ". Parfois, il s'inspire du jeu de guitare de John Lee Hooker qui était très populaire à l'époque (" Gotta go baby "), ou encore de Muddy Waters (" Street walkin' woman " et " The way you treat me "). Félicitons une nouvelle fois la maison Ace pour la richesse des notes de pochette. Et puis, si on tient compte que ce disque aligne 28 plages pour un total de 78', nous en avons pour notre argent. Une merveilleuse collection!