Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus…

logo_musiczine

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Johnny Dowd

Cemetery Shoes

Cette voix d’outre-tombe qui braille du blues-rock branque et soûlard : y a pas de doute, c’est Johnny Dowd qui rapplique ! Cinquième album du noceur quinquagénaire, et toujours aucune trace d’essoufflement. La carcasse et la voix sont intactes, et les doigts, même calleux, restent assez vivaces pour encore tricoter quelques riffs démoniaques. Johnny Dowd ne mourra jamais, parce qu’il aime trop le blues. Si le contraire arrive, il viendra toujours nous hanter sous la couette, en hurlant comme un damné de sa voix éraillée. Pour l’instant, il continue à dérouiller son blues à coups de guitares qui rouillent et de batterie qui titube. Parfois, un synthé s’ajoute au tableau (noir), et ça fout encore plus les boules, tellement c’est lo-fi. Du blues lo-fi ? En prod’, mais pas en couilles. Johnny Dowd pourrait donner la fessée à Jon Spencer, comme RL Burnside ou les autres vieux briscards de Fat Possum. Il ose même clôturer son album sur un instru surf d’enfer, lui sur la planche, les jambes même pas branlantes, narguant les jeunes rockeurs de ses yeux de vieux fou. Johnny Dowd, mon pote, y a rien à dire : t’es trop balèze.

Johnny Dowd

Wire Flowers : More Songs From The Wrong Side of Memphis

Il y a six ans, un certain Johnny Dowd lâchait un pavé dans la mare country, la polluant et nous éclaboussant avec : " Wrong Side of Memphis ", un album de chansons brinquebalantes enregistrées sur un 4-pistes, pleines d'histoires de meurtres, de voix d'outre-tombe (entre Lou Reed et Johnny Cash, c'est dire…) et d'orgue funèbre. A l'époque, c'était plutôt mal vu : qui était donc cet écorché vif qui foutait le feu à l'americana bien pensante, avec ses brûlots mal attifés (une guitare, une boîte à rythme, du synthé) chantés à l'arraché avec un accent à la Donald Duck ? Depuis, pas mal d'eau sale (Baptists Generals, Bonnie Prince Billy,…) a coulé sous les ponts de la country, et la musique de Johnny Dowd n'est plus si écoutée de travers. Reste que cet album - des chutes de studio du fameux " Wrong Side… " - résonne toujours autant de complaintes écorchées, qui retroussent les babines et donnent la chair de poule. Entre blues apocalyptique et country bruitiste, ce " Wire Flowers " penche encore du " mauvais côté de Memphis "… Comme quoi les mauvaises graines qu'il sème depuis 97 continuent à bien éclore, dévastant le terrain fertile mais trop labouré des countrymen-prêcheurs, suppôts d'une Américaine puritaine qui se croit maître du monde.

Johnny Dowd

The pawnbroker´s wife

Écrit par

Vous appréciez Bill Callahan (Smog), Tom Waits et Nick Cave? Vous ne pouvez passer à côté de Johnny Dowd. Un Yankee qui, à travers ses lyrics, prend un malin plaisir à sonder les entrailles du rêve américain. D'une voix sombre, gémissante, écorchée, plus que limite, parfois soutenue par le timbre délicat de Sherwood Caso, il baragouine ses contes de mort, de décadence et de mort. En général sur une musique country/blues gothique. Mais lorsqu'il parvient à dynamiser sa solution sonore, ses compositions prennent une toute autre dimension. A l'instar du remarquable " Judgment day ", sorte de réplique psychédélique à l'urban blues. Pensez à une rencontre hypothétique entre les Doors et Iron Butterfly. Le rythme effréné (NDR : le drummer est loin d'être un manchot !) et les claviers rognés d'un côté, les riffs de guitare torturés de l'autre. Et si le " beefheartien " " Sweeter than honey " flirte avec le chaos mélodique, " Sweeter than honey " parvient à trouver un excellent compromis entre Jon Spencer Blues Explosion et Creedence Clearwater Revival. L'ombre de Jon Spencer plane même encore sur le redoutable " Woodie Guthrie Blues ".

 

Johnny Dowd

Pictures from life’s other side

Johnny Dowd est né à Forth Worth, dans le Texas, a passé son enfance, successivement à Memphis, dans le Tennesse, puis à Paul Valley, une petite ville de l’Oklahoma. Il quitte la maison à 17 ans, entre à l’armée, se marie, puis divorce… ‘Un mélange habituel de stupidités, de gloire et de mauvaises habitudes’ confesse-t-il. En 20 années d’existence émaillées de hauts et de bas, il occupera ensuite et tour à tour, les jobs de déménageur, compositeur ou leader de groupe. Probablement aigri par le destin, il perd la foi. Sauf celle qu’il voue au rock’n’roll. ‘Si le rock était une religion, je serai sans doute un prêtre qui serait à la recherche d’une église’, ajoute-t-il. A plus de cinquante piges, Dowd semble enfin voir le bout du tunnel. Mais son inspiration est inévitablement forgée par le destin. Pas étonnant, dès lors, que ses lyrics soient aussi torturés que ceux de Nick Cave. Hantés par le meurtre, la destruction, la décadence et la mort, ils alimentent une sorte de lo fi austère, que nous pourrions qualifier de country blues gothique…