La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Joseph Arthur

Les desseins artistiques de Joseph Arhtur...

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Singer/songwriter découvert au milieu des années 90 par Peter Gabriel, Joseph Arthur était de passage dans la capitale pour un concert dominical. Depuis son premier album (« Big City Secrets » -1997), l'artiste vit en autarcie artistique, isolé dans un univers décoratif où la peinture et la musique dépeignent son univers : indépendant et introspectif. Un monde à part, à des circonvolutions lumières des pratiques traditionnelles de l'industrie musicale.

Vêtu d'un costume bleu ciel, un peu cheap mais plutôt classe, l'homme demeure seul sur scène, le regard caché par une frange capillaire rebelle. Dès les premiers accords, Joseph Arthur prend le spectateur par la main, guide son auditeur dans les tréfonds de son cerveau et l'invite à entrer en communion avec cette étrange expérience sensorielle. Nous sommes donc en sa compagnie pour Dieu sait quelle raison (« Our Shadows Will Remain », son dernier disque est sorti en 2004) mais cette visite semble ravir l'audience du bonhomme. Et puis, ce garçon possède une aura intrigante. Comme ses toiles, placées dans son dos, qui représentent des figures humaines déshumanisées dans un style déstructuré proche de celui de Miro. Joseph le musicien et Arthur le peintre sont donc les deux entités de l'homme qui nous fait face. L'entame du set laisse entrevoir la mélancolie de « She Paints Me Gold », avant de repasser du côté obscur de la pop par l'entremise de « Can't Exist » et de poursuivre au son de « Speed of Light ». En trois titres, Joseph Arthur revisite ses trois derniers enregistrements. Au fil des compositions, l'œuvre Arthurienne se dessine. Au sol, fusains, pinceaux, bombes de couleurs et autres peintures aident l'artiste dans son dessein artistique. Le concert prend une tournure globale, adopte les traits d'une œuvre complexe où Joseph Arthur est l'artiste, le point de liaison de formes artistiques éparses. La première partie du concert s'achève sur « In The Sun », belle et longue complainte dramatique logée sur « Come to Where I'm From » (2000).

Son retour sur scène marque l'avènement de son dernier album et teinte sa prestation d'une jovialité bienvenue. Derrière lui, la toile se complète au gré de ses envies, de ses extravagances, de ses chansons. Le concert s'étale, inégal mais prenant comme sur « There Is A Light That Never Goes Out », reprise improbable des Smiths. Les dernières enlevées de « Good About Me » diffusent dans l'air un parfum d'incompréhension. Et parfois, cependant, c'est bon de ne pas comprendre…

 

Joseph Arthur

Temporary People

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Joseph Arthur court tellement vite, que son « Temporary People », concocté en 2008 à l’aide de ses Lonely Astronauts, est resté, pour nous, dans les starting-blocks. C’est que l’animal Arthur a de quoi troubler les esprits. Véritable ogre de la composition, il propulse tout ce qui sort de son studio, à grandes brassées. S’il comptabilise déjà 6 albums en 10 ans, on en oublie presque les multiples Eps, maxis et remixes que l’Américain collectionne dans sa discographie. S’il a fallu un petit coup de pouce de Lou Reed et Peter Gabriel en 1996 pour sortir son premier opus ; aujourd’hui, Joseph Arthur aide les autres, et cet altruisme pourrait finalement lui rapporter gros.

Pour cette septième galette il a de nouveau fait appel aux Lonely Astronauts, groupe qui avait participé à la confection de « Let’s Just Be », en 2007. Et une fois de plus, le travail est remarquable. On serait tenté de dire, plus précis. Même si l’ambiance générale reste toujours très folk-blues, Arthur et ses potes délaissent quelque peu leur terrain de jeu préféré pour nous balancer un son un peu plus rock, un peu plus revivaliste, très 70’s si vous préférez, mais surtout d’assez bonne facture. Reconnaissable entre mille, la voix de Joseph Arthur vient, comme à son accoutumée, déposer sur l’échine, cette petite brise vivifiante. « Temporary People » n’est pas vraiment novateur au sein du courant musical contemporain, mais il a le mérite de préserver ce cachet spontané et sincère qui manque à beaucoup dans le milieu. Nous n’aurions que des louanges à formuler sur ce disque s’il n’y avait cette irrésistible envie de ne plus en entendre parler quelque temps. Certes tout est toujours aussi bien millimétré. Certes tout à l’air parfaitement en place comme dans le mécanisme d’une horloge suisse ; mais à force de voir tous les 6 mois une nouvelle galette débarquer, on finit par se lasser. J’essaierai de sauter un album sur deux pour les prochains, j’y retrouverai peut-être du plaisir.

Joseph Arthur

Come to where I´m from

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Bien que signé sur le label de Peter Gabriel, Joseph Arthur n'est pas un nouveau disciple de la ‘world’, mais un chanteur/compositeur américain responsable d'un folk/pop/rock terriblement contemporain. C'est-à-dire susceptible d'intégrer des influences aussi diverses que le punk, le hip hop, le métal, la lo-fi ainsi que la prog. Sans oublier de tirer parti au maximum de la technologie moderne. D'ailleurs, au détour d'une chanson, votre esprit est hanté par de multiples spectres. Entre autres, Tom Waits, Kurt Cobain, Dylan, Violent Femmes, Lou Reed, Léonard Cohen, Led Zeppelin, Elvis Costello, Beck, les Beach Boys, The Verve, Patti Smith et même Jeff Buckley, auquel on avait eu un peu trop tendance à le comparer sur son premier elpee. Mais ils sont tellement fugaces qu'ils disparaissent aussi rapidement qu'ils n'étaient apparus… On a parfois l'impression qu'Arthur est en perpétuelle recherche d'identité. Une impression confirmée par son deuxième opus, " Come to where I'm from ". Ce qui explique sans doute pourquoi il est capable, d'une composition à l'autre, de changer de style, d'épouser tour à tour un profil tendre, mordant, douloureux, profond, éthéré, intimiste, recherché, féroce ou torturé. Des compositions emballées dans des mélodies simples, qui au contact de la production (NDR : impeccable, auquel a collaboré T-Bone Burnett), deviennent complexes et uniques. Des compositions ravagées par son timbre vocal graveleux, acide, gémissant, qui véhiculent des lyrics malsains, introspectifs, bohêmes, sur lesquels les mots grincent, les angoisses fleurissent et la magie opère. Vaudou probablement. A l'instar de la superbe illustration de la pochette de ce disque, qu'Arthur a dessiné en personne. Un must !